‹ Les beaux dimanchesChapitre 7 sur 19 · PARTIE DE CAMPAGNE · texte numérisé non relu

PARTIE DE CAMPAGNE

LUCIE. — Moi, j'emporte un gros morceau de sucre pour César.

MADAME BOLEAu. — Décidément, je n'aime pas du tout ce nom.

M. BOLEAU. — £h* bien! on le changera.

Finis de t'habiller.

MADAME BOLEAU. — Et toi aUSSi.

FÉLiGiE, entrant. — Madame, c'est Désiré en bas qui demande si c'est bien tout, s'il peut corder le panier ?

MADAME BOLEAU, à Luck. — Damc... oui...

Voyons, fillette, il me semble qu'on n'a rien oublié?

LUCIE. — Les radis?

MADAME BOLEAU. — Y SOUt.

LUCIE. — La grosse poire?

MADAME BOLEAU. — Y CSt.

LUCIE. — Le vin blanc?

MADAME BOLEAU. — AuSSi.

LUCIE. — La liqueur?

MADAME BOLEAU. — AuSSi, pOUr UOUS, le

restant du marasquin. Pour ton père, j'ai mis du cognac dans une ancienne petite bouteille

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d'eau de Cologne. (A félicie.) Oui, Désiré peut ficeler.

FÉLiCTE, — Bien, madame. (Elle sort.)

LUCIE, à sa mère. — Tu n'as pas oublié les verres ?

MADAME BOLEAo. — lls y sout. Avec ta timbale de pension. Le plus fort est fait. Je commence à souffler.

LUCIE, qui S* est mise à la fenêtre. — Voilà la voiture 1 Papal maman ! venez vite! Oh! qu'elle est belle !

HÀDÂHE BOLEÂU, à la fenêtre. — Oui. (Bob^ à son mari.) Ça m'impressionne,

H. BOLEAU, qui SB pmche également, — N'est-ce pas? Ça fait quelque chose. (H hoche la tête.) V^oilàl A force de travailler et de s'abîmer les mains dans le sirop. Ah! dame, ça en représente du nettoyage à sec, du dégraissage, et des cravateSj et des gants ! Oui t

MADAME BOLEAU. — Et puis^ IcS VOÎS-tU

tous aux fenêtres?

LUCIE, — Ils ouvrent des yeux comme des puits.

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