‹ Les beaux jours de Marie-AntoinetteChapitre 28 sur 37 · MARIE-ANTOINETTE ET LA GUERRE D AMERIQUE · texte numérisé non relu

MARIE-ANTOINETTE ET LA GUERRE D AMERIQUE

Toujours sous l'impression du dernier acte de la tragédie , nous nous figurons constamment Louis XVI faible, humilié, sans autorité, sans prestige. Nous sommes trop portés à oublier qu'il eut ses heures de gloire et de puissance; qu'il fut, dans les premières années de son règne, le vengeur de la France et l'arbitre de l'Europe ; que toutes les cours se disputaient son alliance-, que l1Océan tremblait devant ses flottes; que ses succès faisaient mourir de chagrin lord Chatam ; qu'il effaçait les hontes de la guerre de Sept-Ans, et abaissait l'orgueil du peuple anglais, qui alors était l'ennemi héréditaire.

Quand éclata la lutte entre F Amérique et la métropole, un courant irrésistible se produisit en Fiance. La société, qui allait bientôt se diviser d'une manière si terrible, ajourna ses querelles intérieures, pour suspendre son âme aux nouvelles

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