LA MORT DE MARIE-THERESE
Marie-Thérèse eut une mort analogue à sa vie, une mort imposante, majestueuse, énergique, la mort d'une femme d'Etat, d'une souveraine, d'u.ie mère. Jusqu'à la dernière minute de son existence, elle conserva cette dignité, cette force morale, cetie grandeur d'âme qu'on retrouve dans toutes les phases de sa carrière, si longue et si glorieusement remplie. L'impé. atrice n'avait que soixante-trois ans-, mais, régnant depuis quarante années, elle succombait sous le fardeau de la vie et sous le poids des affaires publiques. Elle avait eu seize enfants, dont dix vivaient encore, et les préoccupations de la famille s'étaient toujours jointes pour clic aux so cis du gouvernement. Ses peuples, comme ses enfants, avaient trouvé en clic une mère pleine de sollicitude et dj tendresse. Elle était parvenue à sauver son empire, et avait réussi là