ACTE DEUXIÈME
MARIO
Tu appelles une supposition mon instinct, ma peur, mon horreur, tout ce qui dans moi crie contre lui !
J O VE LIN
Va, nous nous devinons aussi ennemis, lui et moi. Nous sommes là, tous deux, le regard sur le regard, mystérieux et suspects l’ii'h pour l'autre, lui l’aventurièr, moi le banni, lui l’ami du traître Concini, moi le disciple du grand Galilée, lui triomphant par l’intrigue, moi souffrant pour la vérité, et il me soupçonne persécuté, et je le sens criminel. Mais comme il a pour lui le succès, monsieur d’Ars le patronne, monsieur de Beuvre l’admire, madame Lauriane... non 1 non ! elle ne l’aime pas, mais il la trouble et la domine. Oh ! comme toi et avec toi, je vèux le pénétrer, le démasquer, le combattre !
MARIO
Oui, mais tu ne veux pas me croire! C’est égal! pas plus tard qu’aujourd’hui, je m’en vas tenter une épreuve.
Laquelle?
MARIO
Voilà monsieur de Bois-Doré. Laisse que je lui parle.
jovëlin.
Non, il est avec Adamas, et quand ils soét ensemble ils ne veulent pas qu’on les dérange. Viens, viens, quitte à revenir tout à l’heure. Et prends garde, cher enfant, de commettre quelque imprudence !
MARIO
Tiens, Jovelin, tu n’as pas la foi ! (its sortent J