‹ Les beaux messieurs de Bois-DoréChapitre 25 sur 86 · BOIS-DORÉ, ADAMAS · texte numérisé non relu

BOIS-DORÉ, ADAMAS

ADAMÀS.

Asseyez-vous là, monsieur le marquis.

BOIS- DORÉ, tombant essoufflé sur une chaise, près de la table.

Vive Dieu ! monsieur d'Alvimar est réellement un rude adversaire I

A DAM A S, après avoir poussé les verrous des deux portes.

J aurai vilement réparé le petit desordre de voire toilette, (n ouvre

une boite, remet à Bois-Doré un ^miroir à main, et se met à peindre et à farder

son maître.) I,a partie a été chaude, mais il me semble que nous avons gagné la bataille.

BOIS-DOR K

OIi ! non, Adamas, non! monsieur d’Alvimar a eu toujours le dessus. J’aurai de la peine à me faire à sa manière un peu:., comment dirai-je ? -

ADAMAS

Un peu traîtresse.

Disons un peu imprévue. — J’estime, moi, que notre escrime française doit toujours garder la courtoisie qui laisse sa grâce même à la défaite. N'importe! la divine Lauriane a daigné me consoler par un mot qui m’a été au cœur.

ADAMAS

Un mot qui promet à monsieur le marquis une belle revanche!

Hé ! lié I j’espère, Adamas ! j’espère 1 Ali ! le cœur volage de ton maître est à jamais fixé, Adamas. Hylas le frivole sera désormais Céladon le constant, (on frappe « ia porte. Avec alarme.) Mais vois donc, est-ce qu’on ne heurte pas à cette porte ?

ADAMAS

Qui est là ?

MARIO, à travers la porte.

C’est moi, Mario, qui voudrais bien parler à monsieur le marquis.

Ali ! le petit Mario! Dis-lui qu’il attende un moment.

ADAMAS

Attendez un peu, mon bel ami.

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