AI) AM AS
C’est elle.
CLINDOR
Pour lors, son petit mari lui est apparu pour lui faire défense de se remarier, sous peine qu’elle mourrait le jour de ses secondes noces.
ADAM AS
Nigaud! c’est bien madame Lauriane qui d’elle-méme a refusé tous les prétendants. Mais son beau-père, qui était en môme temps son orcle paternel, ne voulant pas que sa famille s’éteigne avec elle, lui a enjoint par son testament d’avoir à se' remarier dans l’année; sinon tous ses biens passeront à je ne sais quelle communauté, L’année expire ces jours-ci; de sorte que, celte semaine et dans ce château, la reine de beauté du Berry va choisir son mari parmi les trois ou quatre soupirants qu’elle n’a pas tout h fait éconduits.
CLINDOR
Oh ! alors il y aura de quoi ouvrir les yeux ! (son de cor au loin.)
ADAMAS
Tiens, justement, tu vois ces deux cavaliers qui mettent pied à terre à la poterne de la terrasse ?
CLINDOR
lis sont magnifiques!
ADAMAS
Deux des prétendants de madame Lauriane : monsieur Guillaume d’Ars, un cousin de monsieur le marquis, et, je suppose, certain monsieur d’Alvimar, un raffiné de Paris, un grand ami du ministre Concini, qui, par parenthèse, n’est guère le nôtre. Ce sont, comme de juste, deux irrésistibles conquérants ! Ah ! ah ! mes jouvenceaux, espérez, faites des rêves, disputez-vous cette conquête! vous allez trouver un vainqueur que vous n’attendiez pasl
CL1ND0R
Oh ! qui donc? qui donc?
ADASIAS.
Tu verras. (Sort Climlor.)