‹ Les beaux messieurs de Bois-DoréChapitre 6 sur 86 · ADAMAS, D’ALVIMAR, GUILLAUME D'ARS · texte numérisé non relu

ADAMAS, D’ALVIMAR, GUILLAUME D'ARS

I) ’ A L V I M A R , entrant, & Guillaume.

... Allons! c’est un mauvais présage, vous dis-je!

' GUILLAUME

Bah! mon cher d’Alvimar, cet enfant pouvait être tout simplement ébloui par nos beaux habits.

Trop ébloui. Guillaume ! Vous avez vu l’autre mécréant qui s’est tout à coup dressé derrière lui.

GUILLAUME, riant.

Oh! celui-là avait la mine fière d'un prince! — Adamas ! Ah! bonjour, Adamas! Comment se porte mon cher cousin Bois-Doré?

ADAMAS

A merveille, monsieur d'Ars.;. Mais pardon! qu’est-ce que j’entends? Auriez-vous fait en venant quelque fâcheuse rencontre?

GUILLAUME

Non, Adamas. C’était un petit mendiant, je crois, — et cependant, quand j’ai jeté à cet enfant une pièce de monnaie , il ne l’a pas ramassée; mais il s’est mis à courir auprès du cheval de d’Alvimar, en regardant fixement et avidement mon ami, comme s'il eût voulu le reconnaître à jamais.

Et j’avais beau le chasser de la parole et du geste, — car je n’aime pas les enfants et les effrontés, — il s’obstinait à courir jusque sous le poitrail de mon cheval, au risque d’ètre écrasé vingt fois, et ses yeux perçants toujours rivés à mon visage.

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