ACTE QUATRIÈME
s’est fort avancée dans tous ces retards, il est grandement l’heure d’aller prendre quelque repos, et c’est demain, demain matin que Lauriane doit avoir prononcé son arrêt.
LAURIANE
Demain matin !
MARIO
Nous allons donc vous laisser, madame, et il est bien vrai que j’ai devant moi peu de temps. Qui sait cependant si, dans ce court espace, je ne pourrai pas vous donnor quelque témoignage du zèle et du respect dont mon cœur est tout plein pour vous?
D’abord, Mario dispose désormais de tout dans ce château; il est, à ma place, le seul maître ici des biens et des gens, le seul ordonnateur de tout ce qui s’v fera. Nous sommes chez lui, mes amis. Moi j’ai abdiqué. — N’avez-vous pas donné le signal du départ, mon cher comte? Nous vous disons donc adieu, Lauriane.
M A RIO
Adieu, madame ! ( Tous saluent Lauriane.)
D ALVIMARj à part, regardant Mario avec colère.
Le seul maître de tout ce qui se fera dans le château! oh! excepté de ce quo moi j’v veux faire!
Viens, mon fils, que je m’appuie sur toi. Vraiment oui, jo peux être un vieillard à présent : j’ai mon bâton de vieillesse! (tous
sortent. )
n’ AL VI MAR, sortant le dernier et saluant Lauriane.
Adieu, madame. A demain.