‹ Les beaux messieurs de Bois-DoréChapitre 8 sur 86 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

D’ALVIMAR, GUILLAUME, puis MARIO.

GUILLAUME, riant.

Il n’y a pas à dire, cher comte, vous éprouvez une véritable répugnance à devenir l'hôte de cet excellent marquis!

d’alvimar.

Non certes! mais je me dis que monsieur de Bois-Doré ne me connaît pas même de nom.

GUILLAUME

Oh! pour le comte d’Alvimar voilà une belle raison! Et pourtant avez-vous assez résisté à monsieur de Beuvre quand il' a tenu à vous amener ici! Depuis plus de trois mois, il avait promis et juré à son vieux camarade Bois-Doré que les Bançailles de sa fille ne s’accompliraient pas ailleurs que dans ce château de Briantes; vous avez donc été forcé, bon gré mal gré, de l’y suivre. Mais vive Dieu! pour triompher de vos obstinés refus, il n’a pas fallu moins que la violence de votre amour!

Amour violent, c’est vrai, Guillaume, et qui passera if par-dessus bien d’autres obstacles! D’ailleurs, — je ne l’ai caché ni à vous, mon généreux rival, ni à monsieur de Beuvre lui-même, — cet amour, s’il était accepté, ne serait |>as seulement pour moi le * bonheur, ce serait le salut. J'ai été riche, Guillaume, mais j’ai follement dissipé l’héritage de ma mère; de plus, bien qu’en faveur auprès de la régente, je suis toujours en France un étranger. Une alliance avec la maison de Beuvre relèverait ma fortune, me donnerait des racines...

GUILLAUME

Prenez garde, mon timide rival! elle vous ferait aussi le commensal forcé et presque le parent de Bois-Doré; car on peut dire que, par l’amitié, les deux familles n’en font qu’une.

d’alvima r.

Oh ! je ne suis pas si effrayé de me lier à lui. de le lier à moi !...

{Comme A lui-même, d’un Ion significatif.) 3U Contraire!

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