‹ Les beaux messieurs de Bois-DoréChapitre 80 sur 86 · BOIS-DORÉ, MARIO, D’ALVIMAR, GUILLAUME · texte numérisé non relu

BOIS-DORÉ, MARIO, D’ALVIMAR, GUILLAUME

Ils se saluent avec gravité.

IÛLV1 MAR.

Je ne vois pas ici celui que j’attendais, et je vois quelqu’un que je n’attendais pas.

Jovelin va venir, et Mario se retirera. — Veuillez vous asseoir.

(ils prennent P lare près de ln tnble; Mario reste debout h côté de Bois-I)oré.] NOUS

n’avons pas parlé, Guillaume, du mode de combat. Il va sans dire que l’arme est l’épée ; mais peut-être M. d’Alvimar y voudra joindre la dague, ainsi que c’était l’usage à la cour dans le temps de ma jeunesse... — Vous me semblez préoccupé, monsieur, qu’avezvous?

d’alvimar.

Rien; seulement vous parlez de poignard, et voici là, cerne semble, le mien, que j’ai laissé, je crois, tomber chez madame

Lauriane. (Mario serre & la dérobée ln main de Bois-Doré.)

Vous vous abusez, monsieur; cette dague n’est pas la vôtre. Voyez-la de plus près.

> d’alvimar regarde le poignard, tressaille, et se détourne.

En effet, je vous demande excuse , ce n’est point ce que je croyais, je me suis trompé.

BOIS— DOR É

Pardonnez-moi, mais vous avez paru reconnaître cotte arme, et je dois insister là-dessus. Pourriez-vous me renseigner sur la devise et les initiales qui sont gravées sur la lame? Veuillez la regarder encore.

ye LES BEAUX MESSIEURS DE BOIS-DORÉ.

d’alvim ar.

Inutile, monsieur le marquis, je ne connais pas cette arme. bois- no RÉ.

Éprouveriez-vous de la répugnance à vous en assurer? d’alvim A R.

De la répugnance! que signifie?...

bois- no RÉ.

Oh ! vous pourriez reconnaître ce poignard pour avoir appartenu à quelqu’un dont vous rougissez d’ètre le compatriote, et dont vous me diriez pourtant le nom, si j’invoquais votre loyauté.

GUILLAUME

Au fait, qu’est-ce qu’il vous coûte de l’examiner, d’Alvimar? d’alvim A R.

Allons! Soit! (Il prend le poignard et le considère avec sang froid.) Ceci

est de fabrique espagnole. Arme très-usitée chez nous. I! n’est personne do noble ou séulement de libre condition qui n’en porte une semblable en sa ceinture ou en sa manche. La devise est une des plus banales et des plus répandues : Je sers Dieu , ou : Je sers l’honneur, voilà ce qu’on lit sur la plupart de nos armes, que ce soient rapières, pistolets ou coutelas.

Fort bien; mais ces deux lettres S.-A. semblent un chiffre particulier.

d’alvim a R.

Vous pourriez les trouver sur mes propres armes, aussi bien que

cette devise; ce sont... les marques de la fabrique de Salamanque.

Voyez donc! moi qui soupçonnais que c’était la première et la dernière lettre du nom de Sciarra.

D A L V I M A R , fronçnnt le sourcil.

Vous avez dit Sciarra?

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