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— El lui, il ne in reconnaît donc pas?
— Il ne l'a jamais vue, puisqu'elle filait cadrée!
— L'a-t-ollo donc revu quelque part o>puis celte inécli unie affaire?
— Non, Jamais,
— Et, après dix ans passés, allu croit élrosorodo le recoimalii'iiï C'est bien douteux.
— liltb dit qu'elle en est snro, qu'il n'a presque pus vieilli, qu'il an toujours habille île noir; et son vieux domestiqua, elle est bleu snro (iiissi que c'est lo mémo. OUI elle les avait bien rojuirdés. ijuaml, il y atruisjours, nous les avons roncuntrés auprès d'un nuire château qui n'est pas loin d'ici .,
— Ali 1 oui! voyons, dit lo marquis, uoiite-no us comment elle l'a rencontré.
— 11 était avec un beau et bon jeune seigneur quu jo vous al depuis entendu opiwler Guillaume en parlant de lui. Celui-là avait donné beaucoup de monnaie aux bohémiens avec qui noua étions.
s El, tout d'un coup, comme l'Esniynol avait l'air méchant et voulait me frapper, Mercedes m'a dit :
» — Cest luil tiensl c'est luit et l'auire, le vieux valet, c'est lui aussi!
s Et elle a couru après eux pour les voir, jusqu'à ce que M. Guillaume nous ait dit gue ça l'ennuyait.
• Alors Mercedes lui a fait demander son nom et celui ae son ami, afln, disait-elle, de prior pour eux. Mais M. Guillaume s'est moqué de nous, et les bohémiens ont repris leur route d'un autre côté.
a Alors ma Mercedes les a laissés marcher et m'a dit:
s — Nous tenons les assassins de ton père, je t'en réponds. Il nous faut savoir leurs noms.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
DE BOia-DûnÊ m b Al«rs noua sommes revenus sur nos pan, noua avoua élit mnidler nu château >!e la iloita, al, contint) on tin faisait pus grouilla «Mention h nous. MffeM-s m'a dit d'tiotHiter ae quo disaient les domotiques et les palans; el comme eut» nous avons au que l'Espiis'Wl al'iit duaieutnv cliea le marquis, parce que lo uwrtiiti* avait envoyé chercher son carrasse, et commandé que l'on apprêtât clies lui la clianinroil'lLoniiPiir pour un titrartsw
> El puis nous avons cause avec une boryiVi", dans un champ qui est par la, a Elle nous a dit :
ii — Lo marquis est tout a fait bon. Vous ptiuvoï aller dieu lui passer la nuit; U ruuslcra du btott. Voila aott château l!i-bas.
a Nous sommes donc venus lui tout de suite, ol, dès liier malin, nous avons revu l'assassin, los tkm assassins! Kl, moi, j*ai vu tes lettres sur los pistolet» el sur la grande épee que tenait le domestique-, et j'ai dit encore h Morccdcs :
o — Montre-moi te méchant couteau qui a tué mon pauvre papa; il me semble bien que c'est les ntùtnca lettres qui sont dessus, r
— Et lu en os surf dit le marquis.
— J'en suis bien sûr; et vous verrez vous-même si McrcétlÈs veut vous les monlrer!
— Où est-elle maintenant ?
— Avec M. Jovelin, qu'elle aime beaucoup parce qu'il s'est jeté dans l'eau pour moi.
-- Il faut absolument que Jovelin lui arrache son secret, dit te marquis à Adnmaa; va le chercher, que je lui pvle.
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106 tua usaws mkssisuk»
àdnmaa sortit et revint dira que Jovelln allait venir.
li l'avait trouvé dans une conférence fort animée avec la Murisque : elle, parlant arabe; lui, écrivant tout ce qu'elle disait, et lui, faisant beaucoup de gestes qu'elle avait l'air de comprendra.
— 11 m'« Kit signa qu'il ne pouvait s'interrompre, ajoute Adamas; Je crois bien, monsieur, qu'il lui fait avouer la vérité par douceur et persuasion ; no le dérangeons pas. Il écrit vite, mais elle m Ut pas très-bien, même dans sa langue, et c'est tnerveilloux de voir comme, avec ses yeux et ses mains, il se fait entendre. Frênes patience, monsieur; nous allons savoir quoique chose.
On attendit un quart d'heure qui sembla un siècle au marquis.
L'heure s'avançait ; on avait sonné le premier coup du souper. Il fallait peut-être sa retrouver en face do ViUsreal sans avoir rien éclairci.
Uois-Dore" était dans une vive agitation. Il se levait et se ressayait, disant, a part lui, des mots sans suite qui intriguaient fort Adamas.
Mario, le croyant faohé contre lui, se tenait pensif et Interdit dons un coin.
Fleurial, voyant l'anxiété de son maître, le regardait fixement, suivait tous ses pas et gémissait de temps en temps en remuant la queue, comme pour lui dire : ■ Mais qu'est-ce que vous avez donc? ■
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dr aois-nong 197 Enfin Adamas se hasarda a formuler la question.
— Monsieur, s'ëcria-t-H, vous moi on ceci une fdûe une vous cachet à voira serviteur, et, par lîi, vous lui ronde* votre peina encore plus pesante, l'arlez, monsieur, parlez à Adamas commo vous parieriez a voira bonnet; ft ne le redira non plus qu'un bonnet do nuit, ut «la vous soulagera d'autant.
— Adamas, répimrfit ù"ois-l>ord, ja crains bien d'&ra fou ; car il y a, dans cet enfant et dan» l'histoire qu'il nuus raconte, quelque chosa qui me remue plus que île raison. Il faut que tu saches qu'aujourd'hui jo me mis fait dira ma destinée pur des bohémien*, et qu'il y a m lii dedans dea paroles bien obscures, mais qui peuvent tout de même s'expliquer par l'intérêt que je sons pour ce petit malheureux. On m"a dit, entra autres choses étranges, que je serais père avant trois mois, trois semaines ou trois jours. Or, comme jo te jure, Adamas, que je ne puis compter sur aucune paternité* directe dans un aussi court délai, il est évident que jo dois devenir père par adoption. Mais une autre parole de cette prédiction me tourmente davantage : C'est que l'on m'a révélé la mort de mon frère, en la plaçant juste u lu même date que la Morisque donne à celle du père de cet enfant. Comment arranger cela? La magicienne parlait à mots couverts et symboliques, mais elle a dit cette date clairement, en faisant le calcul des années, des mois et des jours qui se sont écoulés depuis. Et moi, en idvenant ici, je faisais le même ca/cul, et je tombais juste sur le quatrième jour après la mort de notre roi Henri. Viens ici, Mario, n'as-tn pas dit quatre jours t
— Mais, monsieur, observa Adamas, n'avez-vous pas dit vous-même, hier, que la dernière lettre de M. Rori-
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