LES »K»UX 1RS»1RIMIS
taond Aalt dsMn du seiriema jour de juin et «le la villa rte (îeuesï
— H pst vrai, mon ami; mais on peut un tromper rtn data on écrivant, et mettra iin mois pour un autre ; ce la «t httW h loul In monde 1
— Mais, monsieur, esl-co que In ville do Geïies «Vt pas un Italie, et furl distante du li«u nii cet enfant place In itiuli de son pore t
— Haus douta, mon ami, Jo torture la vraisemblance dos eliuses pour in'i'aiiijfr los paroles do la dorinerosse, ot c'est unu tailaisiii deul je lo ppiniela du me reprendre. Ht cepuudaul, ouvro la crédonco ofi suit enfermées les cliares reliques do mon trero, et cette dernière lettre quo j'ai tant relue sans eu jamais pénétrer io sens I
— Mon Dieu, monsieur, dit Adamas an ouvrant te tiroir et en prfouitanl la Inuro h son maître, tout en qui e*t arrivé et tout ce qui a rtfiarrivor, vous Tmet fart Mon compris et deviné dans le temps; M. Klorimond vous donnait fort pende ses nouvelles, a cause des grandes occupations seerc-tets qu'il avait dans les cours d'Italie, où l'envoyait sou maître leduc do Savoie. II vous parlait de ses voyages sans Yiius en dire le but, parce que cela lui ctait interdit par la politique qu'il servait et qui n'était pas toujours la votre. Celle dernière lettre vous annonce d'autres voyages que ceux dont il était fraîchement revenu, m voici ce qu'il vous diton propres termes: «Si vous n'entendez point parler de moi d'ici a l'automne, n'en prenez point de souci. Ma santé est bonne, et mes affaires personnelles ne sont point en mauvais état. > La dato est bien authentique, puisqu'il commence ai vous disant : * Monsieur et bien-aimé frère, vous avez do race-
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DR U'ilH-lllHlf,
vnir ma iottnr du Janvier dernier 1 depris eus cinq lii"is
~ Ju sais H>ue eula, Adwnns, J« lu h.iis par isu'iir, <*, ™ noiwlislnnl, quand J'ni i;ié ou Julie, i'aiwde 11)11. in'euqui'rlr en personne de vu pauvi c lï.'iv, dont j.t n'entondais plus parler, il m'a élé dil n'était jamais
ivvinm d'imn iiifcsvsii ;i llmei», |n-.iir l;i']iirll ' il t-l.lt pili i|iiiii!!f! muis auparavant. Kl, quand jo fus 'i Hnine, il y avait plus do deux ans qu'on on l'y avail vu. J'ai par- ..tiini luulo l'Ilalii: jusqu'en Hits!, sans Irunv.-r de lui aucun indice et aucun vestige, ii ce qu" je m'ima-
L'iu.ii i|u'il ..iv;iil f;iil i|U''(ijiii: \nya.-r iiiiN 1 1 1 ^ ti ■..
d'Orlont un d ïlefiidenl, fwiur son jirojira n impie, et qm; je l'en verrais revenir quelque pair; in.-iis, ii I,i lin. j'.ii d(l h'iiif pour eeil iii> tri'il nvail r'-lé iiiivlialuiui-nt wvis jiar les brigands dont l'Halie r-Kt iufnsli'e, mii i|ii'il avait <*?ri dan* (unique imupùli! sur mer. Il n'iivilil pas fait gnwso fortune au service du Mavnyai'il, liieu qu'il ne n; soîl jamais plaint, ol je p tua qu'il nïuuit guère ;u»imjiagnû dans ses cOMWes. Kiifin j'ai perdu l'usimir de la retrouver, niais non celui il" dfeaivrir mjii sui t el île I-,' venger, s'il a dlé mis ù mon trait ressentent.
fendant que le marquis et Ailawas divisaient ainsi, Mario, dont on nu sWupail plus, s «tait glissé durriôru le Fauteuil du marquis.
11 ('coulait, il regardait avec .l'ioiiliun kl lettre ijue Huis-IIoré tenait dans ses mains. Il savait Irùs-hicn lire, oitnuic nous l'avons dit, c! tabou lëixiluremanuscritu; mais il était un proie à une grande anxiété, craignant de su tr»mper et d'être enrwrr; accusé de parler au lia-
iwd.
Knfln, il se crulà peu près sûr de son fait, non-seulement d'après l'écriture, mais encore d'après les expres-
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LES BKMJX HKBSIRUKB
sioits de la leitro et la particularité dus circomloncoa.
Il s'écria;
— Atteinte* 1
lit il snrlil plein de résolution el de joie, sans que lo marquis, absorbé dan» ses télleiùons, «n Uni beaucoup île compte.
Mario connaissait déjà la chamhru do maître Jimilln, ni 11 y trouva sa mfcre, qui ko retirait sans avoir voulu montrer lus objets dont elle était la gardienne jalouse et méfiante.
I.ucilio avait été aussi frappe que le marquis de la CutncidtttKe de la date fixeo dans la mémoire do l'enfant par i'abbo Anjorront, avec colle attribuée par la petite liolic mienne a la mon de Florimo&d.
Il ne croyait nullement a la magie; mais, comme il avait été également frappé du nom de Mario prononcé par La Flèche, Il craignait que le uiarquis ue fat la dupi de quelque Jonglerie.
Il commençait à soupçonner la Morisque elle-même, et son premier soin, en rentrant au manoir, availété de l'appeler pour la questionner par écrit, avec beaucoup de précision et de sévérité. Il exigeait qu'elle montrât la bague et la lettre de M. Aujorrant dont elle avait parlé ; et, bien que celte femme éprouvât beaucoup do respect eldesympatbio pour lui, cette insistance lui faisant craindre l'intervention indirecte de PAlvhnar dans l'interrogatoire qu'elle subissait, elle s'était renfermée dans un silence plein d'angoisse.
Des qu'elle vil Mario, sou cœur froissé exhala la plainte qu'il n'osait adresser diitctcmeiil a Lucilin.
— Viens, mon pauvre enfant, lui dit-elle ; on nous chasse d'ici, car on nous accuse de vouloir tromper et d'avoir raconte une LisUlre qui ne serait pas traie.
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oe mus- non I! 3DI Viens, parlons bfrn vilo, afin que l'oit connaisse fjne nous ne demandons secours uu'fc Pieu et à nousmêmes.
Mais Mario l'arrêïa.
— Ccst assex iiuus méfier, lui dit-il; mÎTC, il faut faire ce qu'on noua demande. Donne-moi la lettre, donne-moi la bague ! elles sont a mui, je les veu\ tout île suite!
Lucillo Ait frappe' de l'énergie do l'oufant, et la Morlsque, stupéfaite, canin quelques instants lu silence.
Jamais Mario nu lui avait parlé ainsi, jamais elle n'avait senti en lui la moindre velléité d'indépendance, cl voila qu'il lui commandait avec autorité !
Elle eut peur, elle crut a quelque prodige; toute la force de aon caractère tomba devant une Idée fataliste; elle ota de sa ceinture l'escarcelle de peau d'agneau ou elle avait cousu les précieux objets.
— Ce n'est pas tout, more, lui dit encore Mario : il me faut aussi le couteau.
— Tu n'oseras pas y louclior, enfant ! c'est le couteau qui a tué...
— Je sais, je l'ai déjà regardé. Je veux le regarder encore, n faut que J'y louche, et j'y toucherai. Donne !
Mercedes remit le couteau et dit on joignant les
— Si c'est l'esprit contraire qui fait agir et parler mon fils, nous sommes perdus, Mario I
Il ne l'écoula pas, et appuyant le petit sac de peau sur la table de Lucilio, il le décousît lestement avec te poignard; il en lira la bague, qu'il passa dans son pouce, et la lettre do l'abbé Anjorrant à H. de Sully, dont il fit sauter le scel et la soie, à la grande consternation de Mercedes.
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902 LBK RB»I!!( MRSSlBUna
Coin fuit, H ouvrit In inissivo, on tim un papier tadiii et niiwiilit, lu hf'm, lu ii'jtni'ih avril: ntioiiiiou ; pula, a'dcriant ; h Viens, uum! vtnwr.. mimsinir tuvtiltn! n il s'iiliiiuja dans l'nscalinr, nmtm tlntm la dinniliiu du marquis, saisit un|Mi(Ucuwui«iil, dnus lus lundis du «elui-d, la lotira qu'il uomuxiilnil uiimiv, uompara los écritures, «i, ittisuut huit eu i|iiïl Kfimil lions bu mailla dMtlama», lulivos. Iiiijiiiu ci poignant, il sauta sur les uimmix du marquis, lui jota ses heu* mi ci m M sn mit h l'omtonssar si fiirt mm lu Ikhi uiuusionr un fm cuimno élranu.lé pnikuil un iuuuiniii.
— VuyiuiH, vfiy.msl dltunliu Unis- Nord, un puu fitelni du cette fiuiiiliiiriti'i !i laquidln il ne s'attendait (ma, et qui avail (iravuiiiiMit cmiipt'iniiis sa frisimi, en uVst point l'heure de juuurniusi, «uni !m I ami, ni vous pnmat lit dus libertés,.. yu'usl-W! quo vous mms apportes Y et pourquoi?...
Mais In marquis s'arrûta en voyant Mark» fondra un larmes.
U'eufeirt mit obéi \ me inspiration, il avait ou la foi; main, l'esprit dos autres n'allant pas si vito et si droit que lu sion, lu dmito, In pour ut la houle lui revenaient. 11 avait désobéi n Mercedes, qui pleurait ot tremblait.
Lucilio io regardait d'un air auorilif, dont il ne sentait intimidé; le marquis repoussait sou étreinte passionnée, et Adamas, stupéfait, n'avait pas l'air de constater sans hésitation U simiiiiudu des écritures.
— Voyous, ne pleurez pas, mon enfant, dit le marquis agité, en prenant des malus d'Aoamas la lotira do son Mrs et le papier froissé et usé que Mario avait apporté. Qu'its-tu, Adamas, nt pourquoi Iremblns-iu de la aorte? (Ju'est-ce donc quo ce papier laclié de noirT Vrai Dieu 1 ce sont des traces do sang I Rapproche U bougie.
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OK NOIK-BQRfi m
Kùavm, voyons)... Khi mm mM eM mmisci^unir Dieu qui (Vii'.-: m i ciel ! Juvi'liul Ai lu ii m s ! voyou- cri! j,>
III! Mlis Jmillt ll.lllll.'.illl'ï O'ril IVi'l'ilUt'It, i;Vll| ),< Vr.'ll l\l-
raflèin du nii'ii frère diiiri? Hr ce siw^... Mil mu.* :u,i^ cela est liicn ilnr a regardnr... Unis... Mario, nfl us-m |>ris cHat
— l.îsia, Iiwï, monsieur, s"ùcria Adamas, aHumvi-
vous hfaqi...
— In m puis, dit lit marquis, i|iii iluvint pille; lu omur iim) tinii ! n'oii vient im |wjiinrf
— t«i l'ii trouvé sur mon iiiirn, dit Miiriu reprenant courage; veye* si co uYst pra une lettre puur vous, qu'il voulait vous tmvoyor, M. Aujurroiil me l'y luit Iim hmi ili* Ciis; mai» il n'y avilit pas voliv nom dessus, H nous n'avoua jntimis wi îi qui la fuira l'iiir.
-Ton (Mo! répéta l.i marquis ;.orl;ml connue it'im revu; ton perul...
— Usez donc, monsieur I s'écria Manu*; ontun«-
— Non! pus encore, dit lo marquis. Si c'est un
snriKi) que Je fais, j ; souhaite pas en Aire drimmin-.
I.aisseï-inoi ni'imaginer que ire licl cmant... Viens ici, iwlit, dans mes bras... El toi, Atlnmns, lis si tu peux! moi, je ne Murais I
— Jo lirui, moi, dit Mario ; suite* avec vus yeux. lit il lui:
o Monsieur ut bion-aimé frère, » N'ayez point égard à la lettre qui- vous recevrez de moi après celle-ci cl que je vous ni écrite do fieucs, il lu uuuï lia soinifime jour du mois prochain, an prévision d'une longue et dangereuse absence, durant laquelle, redoutant vos inquiétudes sur mon compte, j'ai souliaiui de vous tranquilliser par une lettre anucinéc, et aussi
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ïll', I.RS ItRMIX HKSSIKUUS
vmis tHMpAcber »« vous enquérir dn moi on eu part», Wl Jn désirais t|ti«< cotte absnnw «n lïii point roniarqui'u,
p Cuwa, oriiio ii Dirai, mu tuki, pins vilo al plus liitiirt'iiaenwrit <|ut' jn ne IVprtrals, liera Ai ueliio ut do danger, Ju vous ma, des co jour, informer ilu mus awiilnros, lesipiolles Ja put» uidln vous dire wiiih disstniuMi.m itl rdsi'rv.i, gnnimil toutefois les détails pour lu inVproulwin i* Irës-ildsiri- inniuont od jo senti ptl* du vous «vue in» fmnmn lionnréii i* iùurôa ; «I, si INou lt! pnntii't, uwc l'imf.Hii dont, sons |n:ti ilo jours, elle ma rumlra piiru !
s 11 vous suffira, aujourd'hui, du saYnir que, marin* socrétomenl dès l'un passrt, en lispiunio, avec une belle nt uoblo «tan», amtrairumunt nu «ru dit su famille, j'ai du la quitter pour lu service da mon prima, ut revenir non moins sucruiemout auprès d'nlti', [mur la soustraira Ji la rigueur du sas parents ut la conduire un Franc», où nous avons on lin mis la piud aujourd'hui, a la faveur de nos précaution» et déguisements.
■ Nous campions nous urrelur ii Pau, d'où ja vous anwrrai celte luUra.euaHendanlcolluinil vous annoncera, s'il jdali au ciel, riJuureuso délivrance du ma tomme, et ou j'aurai la loisir qui ma manque an ce monicut pour vous raconter... »
Ici, la lotira avait été interrompus par quelque soin imprévu.
Elle avait été pliée et emportée dans le justaucorps du voyageur, pour être achevée et cachetée è Pau probablement, et là, cannée aux messagers qui faisaient, tant bien que mal, à cotte époque, le service des IclUe» dans les villes de quelque importance.
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llufc-Duni phium UiuciMp en ricMiiaril Hdjti l.cturo, qui, dans 1« lioudm rt» Mario, périrait plus nvant lill- CurO tlailll KOI! IKI'HF.
— llolnsl ilii-il, jii l'nwusiil hOiivunt tl'imliti, ut il nmwail a mai dûs mm premier jour do juin ut île a-cnnu? ! Il allait vonir, sans iVwte, mu cmillur ha foHnim et «un onfuiti, ot n'aurais pas viirtisiml ni sans famille 1 Mai», va, reposa on paix dan» !" sain do Mon, mon pjuviv «mil ion Hbs«ti'fl lit mHin,el,daiisnn douleur du l'avoir si cruollimiuut piirUu, j'ai, du moins, ente consulnliim d'embrasser ta vivante irnaim I car c'est tout tain air «l toute sa grimu. mon ami Jovrlin, ot j'en ai ou io emur remué, des lo premier rtiRUnl que J'ai jclti sur cet enfant. El maintenant, Mario, omlirassona-nnua comme onde et neveu quo nous auminus, ou bina plutôt nomme pnre cl Msque nous devons être.
Cetle fois le marquis s'Inquiéta p>-M 4n sa perruque, cl il embrassa son (Ils adopiif avec une elTiisiou qui changea en joie, autour de lui, les douloureux souvenirs évoqués par In lettre.
Cependant Mercedes, que les souprons de Lucilio avaient navrée, tenait maiolunanl a faire oonalatci' In vérité dans tous sas détails.
— Donne-leur la bague, dit-elle a Marin; peut^tr» ils sauront l'ouvrir, el tu connaîtras le nom de ta mère.
I.o marquis pril ce. gros anneau d'or et le retourna dans tous les anus; mais lui. l'homme aux inventions et
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ÎCft IBS UKAUX MKSSiEUHS
mis sccr.il», Il na put jamais trouver le moyen >!q l'ouvrir.
Ni Joveltn ni Adamas m: foron! plus habiles, m l'on dut y rciioncor provisoirement.
— Bulil dit lo marquis a Mario, no nous inquiétons point. Tu es la fils de mon friiro, voila ci> dunl ]o nu puis .hiuter. li'uprâs su loilre, lu appartiens h uno plus grand» famille quo la iialra ; mais nom n'avons pus besoin du ouimahvo tus nïunx rspatuiols pimr le ct>ârlr et nous réjouir du toi!
Cuin'itdaiit Menhirs pleurait toujours.
— yu'ii donc culte pauvre Mortoquo» dit la mar.niis h
AdMDH.
— Monsieur, répondit-il, Je n'entends pas coqu'olle dit a maître Jovolin ; mais je vois Mon qu'elle crait.l do na pouvoir rester auprès do son onfnut.
— El qui l'en empêchera It, par hasard? Sera-ce moi qui lui dois tant do joie cl do remorcluiont! Vunoz ça, bonne fille more, et demandez-moi ce que vous voulez. S'il no vous faut qu'une maison, du a terres, des troupeaux et des serviteurs, voire uu hun mari a voira grê", vous mm toutes ces choses, ou J'y perdrai mon nom !
La Morisque, a qui Mario traduisit ces paroles, répondit qu'elle ne demandait qu'a travailler pour vivre, mais en uu lieu ou elle pat voir son cl ici- Mario tous les jours.
— Accordé! dit la marquis eu lui tendant les deux mains qu'elle couvrit de baisers; vous restorez en mon logis, et, s'il vous plaît de »ir mon Dis k toutes Jes heures, vous mo fcres plaisir; car, puisque vous le chéi issez si bien, nulle aulre femme que vous ne le soignera. Or ç>, mes amis, félititoi-nioi de la grande consolation qui m'arrive, et qui, vous le savez, Jovelin, est conforme en tous points a la prédiction
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DE Bim-DOa« 307
I.a-dossus il embrassa Luailio, et mémo, pour In première IoU s» vie, hi IWIn Adiumis, qui écrivit en lettres d'ur eu fait «joileux sur ses tablettes.
Puis la marquix prit Mariu duos bras, te plaça sur latal.kuuimiliou ilu la chambre, et, *'uloi|mant de' quelques pas, su ii.it !i le contempler couuno s'il «o l'ent pas encore «j.
C'était Sun bien, son héritier, mm fils, In u!m «rando joie do sa vie.
ï) l'uxanunait de la tiHa aux pieds en souriant, aveu an méluttuu ilu tendresse, d'orwiuU et d'enfantillage, comme sic'wntétù un tableau ou un meuble magnifique; ut, uemmii il se sentait déjà pore et no voulait pas donner de vanité ridicule a co uublo enfant, il renfonçait ses exclamation» et ne iwuteninit île faim briller ses Crus yeux noirs, de montrer sus grandes dents riantes, tournant coinplaisarument la Wlo à limite et il gaucho, comme pour dire à Adanins et a LudUo : • llclnl quel Knroon, quel air, quels yeux, quelle mille, quelle geulillesse, quel fllsl n
Ses deux amis partageaient sa joio, et Mario supportait l'examen d'un air tendra ci assuré qui semblait leur dire : k Vous pouvea me regarder, vous ne trouvère* en moi rien (te mauvais; o mais il semblait dire an vieillard plus particulièrement : « Tu poux tn'aimer de toutes tes forces, je te le rendrai bien, a
lit, quand l'examen fut fini, il y eut encore entre eux une étreinte, comme s'ils eussent voulu sa rendre en un baiser tous les baisers dont l'enfance de l'un et la vieillesse de l'autre avaient été privées.
— Voyez-vous, mon grand ami, dit le marquis à LudUo dans sa joie, qu'il ne se faut point moquer des devins, lorsque c'est par les astres qu'ils nous prédisent
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ÏW ma BC.Aus HRSSlRttftS
nos destfnées! Voua hochest voira bonne al (aria tèlo»
Vous eroyeit pourtant que. notre planète...
Lo bon marquis eût bien essayé disposer un système iiuulconqu» do sa (115011, 0I1 l'astronomie, qui le charmait, cnl été un peu corroboréu d 'astral ogle, qui la charmait plus encore, ai Luellto no l'eût interrompu par un billet où il le pressait d'aviser avec lu) aux moyens de découvrir l'assassin de son frère.
— En ceci, voua aveu grandement raison, dit liols- Uord; et «ourlant, dans ce Jour île liesse a nul nuire pareil, U m'en conte du songer îi punir. Mais Je le dois, et, s'il vous plali, nous allons en discourir ensemble. — Va, Adamas, cours dira a ce M. d'AMmat que Je le prie d'excuser un moment de retard dans le souper; et surtout ne Taisons rien savoir encore, dans la maison, de la grande recouvrante que nous avons faim... Va donc, mon and... Que îaisHu la! ajouta-l-il en voyant Adamas qui sa regardait au grand miroir enchâssé dans un cadre a réseau d'or, en se faisant a lui-même d'étranges grimaces.
— Rien, monsieur, répondit Adamas; j'étudie mon sourire.
— Et a quelles tins, je te prie?
— N'est-il pas à propos, monsieur, que je me compose une physionomie traîtresse pour parlera ce traître î
— Non, mon ami; car, pour le croire tel, il faul avoir mieux examiné les choses, et c'est ce que, nous allons faire.
En ce moment Climtor frappa à la porte, 'il annonçait, de la part de M. de villare.il, une indisposition et le désir de ne pas quitter sa chambre.
— C'est pour le mieux, dit le marquis à Adamas ;
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m aois-aonG ÏW*
fini) lui faire visita. Apres quoi, nous instruirons MM procta outre mm.
— Vousn'irea pua seul, monsieur, dit Adami.g. unit si cotie maladie n'est pu» fuintu, i l si, averti par *« «unacionce, ce coquin nn vous tend pas qiu-|.]ii« piiigi'î
— Tu iidraisunmia, mon clior httwtn*. S'il a luù uiuii pauvre frère, «sauronumi il n'a Jamais au ami nom, puisqu'il est clmit moi sans inquiétude,
— Mois voyez donc lo poignard, iuou cher miiilrel Voua u'avoï pas encore ruaardji «elle preuve...
— Iielasldillieis-Uoro, penses-tu quo Je puisse l'uxaniinor froidement?
Lucllio conseilla au mnrquis de voir son lioia avant d'avoir lirai cdaircl, afin d'être bssc* c;iluio pour lui
Adamas laissa passer to marquis ; niais il su glissa sur ses talons jusqu'à la porto do l'appartoinoul du l'ICsf.agnol.
D'Alvimar était effectivement malade. Il était sujet il des migraines nerveuses tres-violmilcs, que ramenait lout accès de colère, e! il eu avait eu plus d'un dans la journée.
Il remercia le marquis de sa sollicitude et le su; ne pas s'occuper de lui. Il ne lui fallait que de la diète, du silence et du repos jusqu'au lendemain.
Bois-Doré se relira en recommandant a la Bellinde de veiller discrètement a ce que son hû-lo ne manquât de rien, et il prit occasion de cotte visite pour examiner la ligure du vieux Sancne, à laquelle il n'avait pas encore idit attention.
Long, maigre et blême, mais osseu* et rohusle, l'ancien éleveur de pores était assis dans la profonde embrasure de la fenêtre, lisant, aux dernières lueurs du jour,
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•210 I.KS BSA"* HIMIIUR*
un livra nsei'-tiuui' dont il no a» sé|iarail jamais, et *l»i'U no «tm|iniiiait]<os. Articuler avec. Ira lèvres les paroles dr ,-o liyni M n'citiif mneliinalinnem 1» Umpikl, talto émit su principale occupation ut, eu aeiuula, son unique plaisir.
Itals-Pwo, Mil coin -lu l'aiil, obïotvnil tantôt lu maître dlimdu d'un air acenlilri sur son Ut, butât la serviteur culmo, austère- ni pieux, dont lu profil monacal an dessinait sur lu vitrai
— Cu un «ont paaladoa voleurs de grand chemin, ponsait-)l, <Ju« tli»)>In ! vu jeium Immnw Manu ut minus, a l'oiil doux comme celui d'une ttuuiuUtte... Il fst vrai que, buttât, lorsqu'il se fâeltn cuirtre les bnliâuilens, ut, hier, lorsqu'il déclamait auilre les Morijxraiw, il n'avait pas l'air aussi bénin que du coutume. Mais ce vieil ttatyer a barbe de capucin, lisant en s<m livra do piélo avec tant do recueillement... Il estvraiquorien nerossomlilo tant à un honnête homme qu'un coquin qui sait son métier) Allons, ma pénétration no suffit point ici, il faut pesr-r les fails.
Il retourna liant la pavillon qui était attribué eu entier à sou appartement, chaque ét\g,o se composant d'une grande pièce et d'une plus petite : aj ros-dc-chaussùo, la salle a manger avec l'office pour la desserte ; au premier, le salon de compaguio et le boudoir; au second, la chambre à coucher du châtelain cl un autre boudoir ; au troisième, la grande salle dite des verdures (1), celle qu'Àdamas décorait parfois du nom de salle de Justice; bu quatrième, un appartement vacant et non termine.
t. On saii qu'on appelai! cer-lurci fAuMrf *a Mnlunu da lïpisrerfii rtnrêsonlanl dru artrss, du feotltogM M des oixuui, un, pmoobvi « ™» PW> «Wrmta*. On In fc.brio.uail, i» «rvù, a niera •'.
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UK llMIS-iHmf. 2tl
[(ans la construction rtaito accolée nu liant: de eu r ,.lit<Miace,t!liiU-iilïiiL!*H"'^^ les Cambres d'Adam;.-, île Clilldw i l lie Joïiliii, c.'i.uimfii.iusmt av. o ri-ll - d.-
l»jfr«ii(fimifa»N; u'ust ainsi qui!, juins iviilU-i'ic, <ni.ii4>'luit hgèuunient, dan» lo riBage, lo p&ut pavillon du nwrquis.
Il retrouva mm mondit réuni duiw lii n;*Ll" des Vni> duroa, ni m-iilcinuiil nUire il h» ra.ip.-la qu« In Morisouo avait nu accus dans sa isliatnbro, j.u uiillru dn lVuinliini Biiiiiiralû. Il sulyréfiAditmasd'avoii- muisfurtdbmbiND hors di; «on sanctuaire. Il vit loveltn w-wipu a t-eviiv, al, saiia vouloir le diiwiiyw, il s'assit i'l |>ril emmai'sa.ico de In Usure adressée i*r l'abbé Aitjiwrairt ii M. du Sully, a L'efflit do lo mullre a mémo du découvrir la famille de Mario.
Cette lettre avait Été écrite pru do temps nprt» lamnrl du fc"lorimund,M. Anjorroiitisiuiraiitoiicoro la nuirl do Henri IV stladlagrAcodaSuIly ; rHisnVi.niipasparveiiiu>. Ceci on éttiluno copie, que l'ablié avait u:ii'd<''eul It'-^ui'::: a Mario, avec la lettre non achevée do nuriimmd. Cettu letiro do l'abbé, ou plutôt ce Méuinirc, contenait des détails trës-précissur l'assassinat du faux colporteur, tels que. l'abbé les avaiL recueillis de la boudiu du Mcroédès, et confirmés par divers indices.
Dans tout cela, rien ne révélait U prétendue culpabilité do d'Aivimar et de son valet. Les assassins établit restés inconnus. L'un et l'autre, il est vrai, étaient décrits assez fidèlement dans les dépositions de la Morisque consignées dans ce Mémoire ; mais celte femme, qui assurait maintenant les reconnaître, pouvait fort bien se faire illusion, a son accusation ne suffisait pas pour les
Le couteau catalan, instrument du crime, confronté
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avec celui donné par Lnurianu, était uns preuve phia énergique, Ces deux, arme» étaient, sinon identiques, ^ moins tellement resseraMantes , qu'au premier coup d'oeil, on avait peina 1 les distinguer l'une de l'antre. Les chiffres et la devise étaient sortis du même poinçon, et les lames de la même fabrique.
Mais ïiorimond pouvait avoir été lué avec une arme di'robéa il M. de VUIareal oupeiduc pur lui.
Rien ne prouvait que celte donnée au marquis par Laurianavlnt do cet étranger.
Enfin, les chaires vos par Mario, Morcédès et Adumns sur les autres armes de l'Espagnol pouvaient n'ôtrr pas les siens, puisque on somme il s'était fait présenter par Guillaume «us le nom d'Antonio de Viltaresl.
L'équitable Bois-Doré faisait tout haut ces réflexions à Adamas, lorsque le muet lui présenta la feuille qu'il venait d'écrire.
C'était le bref récit de ce qui s'était passé le matin, à la Motte-Seuilly, entre Lauriane, l'Espagnol et lui : le couteau lancé méchamment a diverses reprises pour l'effrayer et l'interrompre, plongé ensuite dans les entrailles du louveteau, et enfin cédé en gage de soumiston et de repentir a madame de Beuvra, sous les yeux mêmes de Jovelin.
— Alors, ceci devient grave! dit le marquis tout pensif, et je vois, dans le Villareal, un fort méchant homme. Pourtant, il se peut qu'aucune de ces armes
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m eais-nons 3IS n'ait oui on sa possession, il y a dix ans, et tju'îl les ail roçaos depuis an don ou en héritage. Il serait alors le parant oul'amidal'assaBsùi; il se trouva des scélérat? et de.» incita» dans les meilleures familles. Comme vous, maître lovelin, j'ai mauvaise opinion de notre liote; mais Je suis certain que, comme moi, vous hésite* encore beaucoup à le condamner sur ces preuves.
LudÛd fit signe que oui, et conseilla an marquis do tacher de lui faire avouer la vérité" par surprise on par rusa.
— Costa, quoi nous songerons avec soin, répondit Bols-Doré, et vous m'y aidera, mon grand ami. Pour le moment, 11 nous Faut aller souper, et, puisque nous sommes seuls entre nous, nous allons nous donner la joio de manger avec notre petit futur marquis, dont la place, pas plus que la votre, n'est a l'office.
— Et pourtant, monsieur, si voua m'en croyez, di' Adsmas, nous laisserons encore aujourd'hui les choses comme elles sont La BeUinde est une méchante peste et je la trouve beaucoup trop amie avec le presbytère officine de mauvais propos contre nous tous.
— Voyons, Adamas, dit le marquis, qu'y a-t-il donc de si piquant entre le presbytère et toi f
— Il y a, monsieur, que, moi aussi, j'ai consulté la magie. Ce malin, à peine ffues-vous parti, qu'un nomme La Flèche, le même bohémien, sans doute, que vous avea vu, sur le jour, à la Molle, vint roder autour du château et offrir de me dira la bonne aventure. Je refusai ; j'ai trop qraud'peur des prédictions, et je dis que le mal qui nous doit arriver nous arrive deux fois quand nous le connaissons d'avance. Je ma contentai de lui demander qui m'avait dérobé la clef de l'armoire aux liqueurs, et Urne répondit sans hésiter i
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