RS BEAUX MESSIEURS
les défenses les plus sévères étaient portées contre Bellmde elle-même.
Le vieux Mathias (surnommé Aiiamns, par la mémo raison que Guilielte Carcat était forcée de s'appeler Boll[nde, et Jean Fachot, Cliudor) avait seul le droit d'assister aux mystères de la toilette du marquis, tant celui-ci était de bonne foi en s'imagiriant que son fard et sa teinture ne pouvaient fi tre recelés que par l'arsenal de boites, de fioles et de pots étalés sur aes tables.
Il trouva donc, comme de coulumo, Adaroasseul, préparant les papillotes, les poudres et les graisses pwfumées, qui devaient entretenir la beauté du marquis jusque dans son sommeil.
Adamas était un Gascon pur sang : boa cœur, bel esprit, langue intarissable. Bois-Doré affectait très-naïvement de l'appeler son vieux serviteur, bien qu'il fût l'aîné d'au moins dix ans.
Cet Adamas, qui l'avait suivi dans ses dernières campagnes, était son âme damnée, et lui faisait savourer l'encens d'une admiration perpétuelle, d'autant plus funeste à sa raison, qu'elle était le résultat d'un engouement sincère- C'était lui qui lui persuadait qu'il était encore jeune, qu'il ne pouvait pas devenir vieux, et que, sortant de ses mains, luisant et colorié comme une image de missel, il devait supplanter tous les freluquets et faire illusion à toutes les belles.
Il n'y a pas de grand nomme pour son valet de chatn-
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df; BoiB-nonfi M
brc, témoin Sancho Pança, qui dissil do si fortes vérités n son muilre. Mais Bato-Dnré, qui n'était qu'un excellent Ivimiue, jouissait do privilège d'are un demi-dieu pour son laquais; et, taudis que des lieras ont été 1b risée do leurs gens, ce vieillard ai uioquabla était pris au sérieux par la plupirt dos siens.
Ainsi >ûit les choses en ce monde.. Ch cuti a pu, comme moi, remarquer qu'elles allaient quelquefois tout ::u rebours de la logique et du sens commun.
Pourtant, celle-ci s'expliquait par l'immense bunté du vieux gentilhomme. Les grands caractères rendent trop exigeant A la moindre, faiblesse de leur part, on s'étonne; a la moindre impatience, on se scandidise. Celui qui n'a pas de caraclère du tout n'irrite jamais personne et recueille les avantages de sa continuelle débonnaireté.
— Monsieur le marquis, dit Adamas, un genou en terre pour déchausser sa vieille idole, il faut que je vous raconte une aventure bien singulière arrivée tantôt en votre chatellenie.
— Parle, mon ami, parle, puisque tu as envie de parler, répondit Bois-Doré, qui permettait à son attifeur de babiller familièrement avec lui, et qui, d'ailleurs, à moitié endormi, aimait à se faire bercer par quelque innocent commérage.
— Vous saurez donc, mon cher et bien-aimé maître, reprit Adamas avec son accent gascon que nous ne chercherons pas à indiquer, que, vers les cinq heures de ce soir, il est venu icf une femme fort étonnante, uns de ces pauvres femmes comme nous en avons vu tant sur les eûtes de la Méditerranée et dansles provinces du Midi; Tetis savez, monsieur, dos femmes assez blanches, avec
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do fortes livres, de beaux yeux et des cheveux noira... iummo les vôtres!
En faisant cette comparaison sans aucune malice, Adamas portait respectueusement sur un cliampignc:) d'ivoire la perruque de son maître.
— Tu veus parler, lui dit Rois-Doré sans se troubler Je l'objet de la comparaison, de cea Égyptiennes qui font lo h les sortes da tours?
— Non pas, mon sieur, non pasl Celle-ci est u us Es- !«gnolo qui, je le crois bien, jure par Mahomet quand elle est toute seule.
— Alors, tu veux dire que c'est une Moriaqueî
— Voilà, justement, monsieur le marq'iis; c'est une Uorisque, et elle ne sait pas un mot de français.
— Mais tu sais un peu d'espagnol?
— Un peu, monsieur. J'ai si peu oublie ce que j'en savais, que je me suis mis k parler avec celle femme presque aussi couramment que je vous parle.
— Eh bien, est-ce la toute L'histoire!
— Oh! non pas; mais donnez-moi le temps I U parait qoe cette Morisquo était de la grande bande des cent cinquante mille qui périrent quasi tous, il y a une dizaine d'années, les uns par la faim et le meurtre, sur les galères chargées do les transporter en Afrique, les autres par misère ei maladie, sur les cotes du Languedoc et de ta Provence.
— Pauvres gens! dit Bois-Doré. Ceci est bien la plus détestable action du monde 1
— Est-il vrai, monsieur, que l'Espagne ait mis dehors un million de ces Mcrisques, et qu'à peine une centaine de mule soit arrivée en Tunwî
Je ne te saurais dire le nombre; mais je te dirai bien que ce fut une boucherie, et que jamais bêles de
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nu BAii-DOnl
somme ne furent traitera comme ces misérables hnnvims. Tu sais que nutro Henri eftt voulu en foire des calvinistes, ce qui les eût sauvés, on les faisant Français.
— Je mo souviens fort \i)cn, mnn-io-ir, que les enthoiimes du Micti n'en voulaient pas ouïr parler, et disaient qu'ils les massacreraient tous plutôt qus d'aller li la messe avec ces diables. Les calvinistes n'étalent pas plus raisonnables, ce qui Ht que, en attendant de pouvoir faire quelque chose pour ces malheureux, noire bon feu roi tes laissa tranquilles dans les Pyrénées. Mais, depuis sa mort, la reine régente a voulu en débarrasser l'Espagne, et c'est alors qu'on les a jetés en mer, avec ou sans navire. Cependant, quelques-uns ont accepté de se faire baptiser chrétiens pour éviter ce mauvais sort, et ta fcmme en question a pris ce bon parti, quoique je la soupçonne de ne pas jouer bien franc Jeu,
— Qu'est-ce que cela te fait, Adamas? Crois-tu qiu le grand auteur du soleil, de la lune et de la voie lactée...
— PbuVtL, monsieur? dit Adamas, qui ne mordait pas beaucoup aui nouvelles connaissances de son maître et qui s'en inquiétait même un peu; je n'entends pas voix lactée pour une parole française.
— Je te dirai cela une autre Cois, répondit le marquiu en baillant, car il s'assoupissait devant le feu pétillant dans l'être. Achevé ton histoire.
— Eh bien, monsieur, reprit Adamas, cette femme morisque est restât jusqu'à l'an passé dans les montagnes des Pyrénées, où elle gardait des troupeaux chez de pauvres fermiers; ce qui fait qu'cîle a continué à parler son patois catalan, que l'on entend assez bien de l'autre coté des montagnes.
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ES ici «mi MESSIEURS
— Et c'est ce qui m'explique comment, avec son patois gascon, qui ne diffère pas trop du monlagnol, lu as pu bien parler espagnol avec cette femme.
—C'est comme voudra monsieur; tant ilyaque jeluioi dit beaucoup de mots espagnols qu'elle a très-bien compris. E[ puis il faut vous dire qu'elle a avec elle un petit enfant qui (Test pas son entant, mais qu'elle aime comme une chèvre aime son chevreau, et que ce joli garçonnet , qui a plus d'esprit qu'il n'esi gros, parle français aussi bien que vous et moi. Or, monsieur, celte Morisque, qui s'appelle en français Mercedes...
Mercedes est un nom espagnol! dit le marquis ea montant è son grand lit avec l'aide d'Adamas.
Je voulais dire que c'était un nom chrétien, poursuivit le valet. Donc, Mercedes s'esl mis en leie, il y a sii mois, d'aller trouver M. de Rosiry, dont elle avait outparier comme du bras du feu roi, et dont on lui avait dit que, bien que disgracié, il pouvait beaucoup pai sa richesse et sa vertu. Elle se mit donc en roule pour le Pdloi, où on lui disait que résidait M. de Sully. N'êtes- vous pas étonné, monsieur, de la résolution d'une femme si pauvre et si bornée, de traverser ainsi la moitié de la France , à pied , seule avec un petit enfant , lequel n'a guère plus de dût ans, pour aller trouver un aussi grand personnage?
— Mais tn ne me dis point quelle raison cette femme avait d'en agir ainsi.
— Voila, monsieur, le meTveilïeui de l'histoire! Que croyez-vous que ce puisse êtreï
—J'aurais beau chercher 1 dis-le tout de suite, car il se fait tard .
— je vous le dirais bien si je le savais; mais je ne le
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ns BOts-notiC M sais pas plus que vous, et, du quelque fa.™ que je m'y |i -, j(! i.'Ji jamais pu le lui faire dire.
— Alors, bonsoir
— Attendez, monsieur, que je couvre le feu.
El, toul en couvrant lo feu, Adainas continua en cïe-
— iiette femme est tout il fait mystérieuse, monsieur le marquis, et je voudrais que vous la vissiez !
— \ prisent? dit le marquis rrvi.iil.o en ^irraut. 'lu
te moques, c'est l'heure de dormir.
— Sans doute; mais demain malinî
— Elle est donc ceansî
— Mais oui, monsieur I Elle demandait un coin pour passer la nuit à couvert; je l'ai fait souper, car je sui3 que monsieur n'entend pas qu'on refuse le pain aux malheureux, et je l'ai envoyée h la paille après avoir cause avec elle.
— Et vous ave* eu tort, mon ami ; une femme est toujours une femme? Et... j'espere qu'elle n'est pas la avec d'autres mendiants T Je ne veux pas de débauche
— Ni moi non plus, monsieur! Je l'ai mise seule avec son enfant dans le petit cellier, où ils sont bien, je vous assure; ils ne paraissent pas habitués à Être si bien, les malheureux! Cette Mercedes est pourtant aussi propre qu'on peut l'èlre dans une pareille pauvreté ; voire, elle n'csl point du tout laide.
—J'espere, Adamos, que vous n'abuserez pas de sa misèreî.., L'hospitalité est chose sacrée!
— Munsieur se moque d'un pauvre vieillard! c'est bon pour monsieur le marquis d'avoir des principes de vertu ! pour moi.jevous assure quejen'enai plus grand besoin, n'étant plus tenté du diable. D'ailleurs, cette femme pa-
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W «1!» BRAOX MKSSIKUR3
Kilt tres-lioim&o, et elle ne fait point un pas sans son enfant pi>n>l" h «a robe. EIlo a do courir d'outrés dangars que celui do trop mu plaire; car ellu n voyagé mwc des uuhéfiiiens qui ont traversa wJoMtflwi le paya. Ils vialrnt «ne nsse* grande bande, en partie Égyptiens, en parti* ramassés un pu partout, comme c'est la <:auliiiue. Elle dit que ce* vagabonds n'ont pas (Ho méchants pour ollo, tant il est vrai que les s/mm* se prouvent tes uns les autres. Ru connaissant pas les cltomins, elle les suivait, parce qu'ils disaient aller en Poitou; mais elle Ira a quittés co soir, disant qu'elle n'avait plus besoin d'eux et qu'elle avait affaire dans le pays d'ici. Or, voilà, monsieur, co que je trouve encore tort surprenant, car ello n'a pas voulu me dire pourquoi elle agirait ainsi Qu'en pense monsieur?
Bois-noré ne répondit rien; il dormait profondément, malgré le bruit que faisait Adamas, un pou volontairement, pour le forcer a écouler son histoire.
Quand le vieux serviteur vit que, tout de Ion, le marquis était parti pour le paya des songes, il le bunla avec précaution, posa dans l'escarcelle de maroquin suspendue au dossier de son lit sa brlle paire de pis tulets de campagne; à sa main droite, il plaça sur une table sa rapière Mute dégainée et son coutelas de chasse, son in-folio dt (Attrte, superbe édition avec gravures, une large coupe d'h;'p;icras,unlimbreavec son martinet, et un mouchoir do fine toile de Hollande, tout parfume de musc, l'uis il alluma la lampe de nuit, souffla les bougies pfofte, c'està-dire jaspées de diverses couleurs, et rangea au pied du lit les pantoufles de velours rouge et la robe de chambre île serge de soie, brochée do vert sur vert.
Alun i.au moment de so retirer, le lîdèlc Adamas contempla son maître, son ami, son demi-dieu.
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ou BDia-DOat 91
|.e marquis, diHiarbouillédt* toutes ses peintures, ^tail ni I.imh vii'UlnrAt et le calme du sn huma reiiscioiico j- pniJuit quoique elioso ila rospoetublo sur sa face cn- ,i,irmic Tandis quo sh p rruij>in reposait sur la table ot ses Icihih, rembourrés, pour manquer los creux que l'iga avilit fuils 1 sus épaulos ti à *m Jambe*, j,i-uient . ; [i:.rs sur las fimioulls, eoil gras corps, aminci du moitié, tintait ses contours anguleux .-mis un lo-lii-r un coitvm-p.fd do s illn blanc, rehaussé d'urmuirles en cauiiMillo d'urgent aux quatre cuins.
La dossier du lit, montant ou piniwwi droit do dix pieds de haut, ainsi que le ciel h lambrequins juini on firme iln dnls a ce grand panneau, fraient aussi en satin Liane, piqué a l'aisuillo sur l'ouate épùsse, et rehaussé (luNirSi'sdijssinsil'arKi'iitrurflinl'îriiUiVii'iirdi'sriilfiii.iK était pareil; In face extérieure était en damas rose.
Dana ce lit luxueux et si moelleux, cotte vieille figure accentuée, et toujours martiale dans sa douceur, avec sa inoustaclic liérissco de papillotes et son bonnet de taffetas ouaté, en firme d« do ml- mortier, garni d'une riche ilentelio relevée en l'air comme une couronne, (flrait, ii la lueur d'une lampe bleuâtre, lo plus singulier mélange de burlesque et d'austérité.
— Monsieur dort bien, se dit Adamns ; mais il a oublié do faire sa prière, et c'est ma faute; jo vais In taire
Il so mit à genoux et pria Iris-dévoliEnsement; après quoi, il se retira dans sa cliambre, qui n'était sqiarcc que par une cloison de celle de son maître.
L'arsenal qu'Adnmas avait disposé autour du lit du marquis n'était qu'une affaire d'habitude ou de luxe.
Tout était parfaitement tranquille autour du petit manoir ; dans le manoir, tout dormait profondément.
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08 US l'KAUI UKISIMM
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l.e premier éveillé fut M. Kcinrrn d'AUlmai, qui, «acs- Lié dit lu %[](', s'iitait ouilortm aussi la prouver.
Il n'ataiitt p.is i, roi 1er au lit, ot riwliitutle d'une {{i'iimli: jjiliw, liiihilJTiii'iit ilUnîiiiuliii!. lui ruuhit inutihs les soins du valut <\a clwinbro. tiula dl>iit d'autant mioux vu, 4)tto lo vioil ICspngiuil qui raccoinpnj;nait n'eut p;is volontiers consenti a remplir d'autres funetionsque celles d'écuyer
Pourtant, cet homme lui était aussi dévoué qu'Adainas l'était a llois-lioru ; «mis il y avait autant <Jn WUhmu dans leurs rotations quo dans leurs caractères et dans leur respective situation.
Ils su parlaient pou, soit qu'ils y eussent da la répugnant», soit qu'ils s'entendissent h demi-mot sur toutes choses. Et nui», jusque un carliiin point, lo valet si! considérait comme l'égal de son muttre, vu que leurs familles étaient aussi anciennes l'une que l'autre, et aussi pures (du moins telle était leur prétention) de tout mélange avec les races maure et juive, si solennellement méprisées ot si atrocement persécutées en Espagne.
Sauclie de Cordoue, tel était lo nom du vieil écuver, avait vu naître le jeune d'Alvimar dans le castrl du village où lui-même, a force de misère, était réduit au métier d'éleveurde porcs. Le jeune châtelain, fort peu plus riclic que lui, l'avait pris à son service, le Jour où il S'était décide a aller chercher fortune a l'étranger.
On disait , dans ce village castillan , que Sanche avait
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Dit lOll- «0*1 OS
àmfi uiinliiiaa Isabullo, mftro de d'Alvininr, ol m&tm ijii'il no lui avait pas illii iiulilfrront. On nx['li< puiil ainsi V. ivk lu'iiu'ul <lu cot Iwiniiio turituruo H similiiv ymr t.ti j.'iin» Inwinio hautain ni froid. i|ui le traitait, n.m jia-i i ii valût iirqirdMi'iit ilit, niais en subalterno iiiinMtigi-nt,
i.ii vie riveuao nu abrutta do Sandio so paaialt ilotK i U<a cUovanv. Ol à cnlrulimir biïllanli'H i'I :tftll<-ns
(■s. iitnics <lu su II linillra. -I.n rvate du iL'inps, il priait, ilu niiiit un sonyoait, ovilant dit ko fani'liavisirr avm: li-s «utivsdiinii'sliinii'S, qu'il rofeirdalliMiiuio si'ï. inf.'ivur.-:, iir ïi! liant avec personiiu, vu iju'il su mûti.iil ilu Unit lu wavl:, mangniiut [uni, nu buvant point, ot nu rogni-diint jauni» en face.
IVAIvLin.tr s'Imliilla itonc lui-mome et sortit, pour jir<<ti(lii! emmaissaneo des êtres, bien qu'il fit a [uiiu- Jour.
l.o manoir avait vue iiiiinfrliatoineut sur un |K'iit irintifj, d'oti un larya (osai mitait [mur y ruiitmr, apr.'ii avoir fait lu tour dus Mtinunib, VosiuluIs iMusir-.kiii nr,
oo ic noua l'avons dit , on un massif d'ardtilucturo du
plusieurs époques:
I* Un pavillon tout neuf, blanc, fluet, couvert d'ardoises, grand luxe dans un pays ou l'on employait alors luul an plus la lulln, et couronnù do doux mansardes à tympans festonnés et orniis de boules ' ;
2" Un antre pavillon, déjà très-ancien, mais bien res-
t. Col ornement, nsiig on temps do Henri IV, ost psut-eln venu in Frinw «uo Mille de Hedicis, comme une mllusiun soi armes *î =i maison, qui sont, tomme l'on iail,tcpt pailles boules, OU- Mi™«sopt pilota, en aonvanir de la profession do chol .le ta
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fia lus ursvv tinagiF.uns
«aurrtjPveiîttiiUltiiiwii^iii'.i'trrSflMiililaiiiiihforiiir de eortnins clinlots suHsos. Ce Jojis , qui contcn;iil 1rs • uj. sini's, !<■:< offices ot los chamlws d'.tmis, ortr.U la di-K sUimi sauvngn titra vieux Minns d'ularitio. Il n'aviiit [un ilo porto extérlouni, on n'y udinHr. il que par les uuires klliuHjiirs ; su* fun&ros dû;innii ni sur lo pràiit, ol s.i fai;adn, lournon sur In campagne, avait pour faim Mi doux petits Irons rarrfis, planîs dan* la g.iMo cou min deux pi-!its yeux inétlnuts sur unu faeu muetie;
:l° Une tour prismatique ii porto ogivlsln, .lolicslomeut trnvailMn, Indiie tour ,'i toit d'jirdoisiH, ûgatumoui qiiiuquagni» ut sti mu miré d'un uloulieion a Api cl à giroueliu tràs-dlana'e. Ci ttu tout contenait l'tiniqnu escalier ilu manoir cl reliait le vioux loyi* ut lo logis neuf.
A ce massif tonninnl d'autres constructions bassM pour les domestiques do l'intérieur, logi ; s sur te liai il Un
Lo préau, avec son puits au milieu, était formé par lo manoir, l'étang, un autre logis h un sont étago , orné aussi do mansardes à boules do pierre, ut destiné aux écuries, gens do suite et Équipages do chasse ; enfin, par la tour d'eturda, moins belly et moins grande que «HIo de la Mottc-Seuilly, mais soutenue d'un mur de défeiuo percé de meurtriers b fauconneaux, pour le b-ilaynge des abords du pont.
Otto cliôlivc fortification Était suffisante, en raison de l,i double encdnte des fossés : le premier, autour du i-réau, large, profond, a eaucourante; lo second, autour dj la basse-cour, marécageux, mais garni de bonnes murailles.