‹ Les beaux messieurs de BoisDoré. 1Chapitre 8 sur 25 · feriun et la prairie avec le |>i,;i' itir siiwiirial, l;i · texte numérisé non relu

feriun et la prairie avec le |>i,;i' itir siiwiirial, l;i

h •rwuùi'rc et l;i lauuoiuiuiiu; vnsto itiielm sYrti-ud.mt j.i , [ii'.'Hix maisons du liuurg, nui, pi'usipiu tmilis, élniont

h jir.tjirii'li' ilu iuart|iibi.

Lu liuurg était fiirlili.(,ul,i'ii <|iicl.iii.'ita«]L-..iis, |m | k m<< ni:.asiWiU' sus pirlins uuiivtill,:s il.ii iii, dil-nn, du Untips do Utter.

unmp:ir.iul IY\ii;uitfi du unir avec L'olindnn du

dinnidiip, avec li! rjdni nudiiiiiT i;ritu.«LÎ dans les appar- IvillouIs ut avec lus habitudes luvnuiisus du seigneur, M. d'Alvimar su demanda la raison ilti co unnir.isur et comme 11 n'était «nom enclin îi la bienveillance, u un cmclul ipiu lu in;ui|iri< unrJiuii |ii>u:-i'ïtre sa fortune, nmi par ai'ariiîu, mais parce ijuo lu suuroo do celle foriu.n n'uluit pas bien cl dm.

Il nu bu trompait pas iinkisiMiHîut.

Iji marquis avait œlu do commun «voc un i;raml nombre do gaittiUliwMtnc» du son wni]«, qu'il s'iH.iil l'iiridii sans troji de scrupule dans lus troiiUeaclvib.au* d ipi-iis dos riukailjbnjoa.st MiuojHiducontriUilkiiM do guerre, dos délits du conquête ot do la coiitioi. -in.îo du su).

Le pilla;;.: i5L.il, à cette Apu'iuc, une sorte ds droit dos Kons,à prouïe la rdoliiinati in du JI. d'Arquian, so plaignant Utilement d'avoir ou son cfcauvtu brûlé par M. de la Chaire, « contrairement a tous usagesde guerre, car du bris ni su -cage do ses meubles, il n'en eût point seulement parle, n

Quant h la contrebande du sel, il eût été difficile do trouver, au commencement du x-a* siècle, un noble (13

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iss nsuUK messieurs

nos provinces qui regardai comme une injure ta qunliileation fayeiHlIkmm fuuxtatilaier.

I.'opiduucn ilont M. do Itois-tiorJ faisait, du rate, bon usage par ai liliiir.ilini et as cliaritri inépuisables, n'ëtnii donc fia» «a mystère dans In polit pays do la Chat™; mais il évitait sagement d'aliiror sur fui, par une vm* diiniourool par un état do maison tropsplendidiiJ'altPiilion du giiuvornBHiont du In province,

Il savait bien que les tyran iionux qui sa partageaient fe» ifoniiTS do la Krnitto n'eussent pas manqué de prétexta, soi-diamii légaux, pour lui faire rendre Rorga.

J l'A tviirar parcourut les jardins, création comique do son hôte, ul dont? il filait certainement plus vain que d« ses plus beaux faits d'armes.

Il avait, sur une médiocre étendue de terrain, prétendu réaliser les jardins d'tsaure, tels qu'ils sont décrits dans l'Axtrée; « Ce iiou enchante fut (soit) en fontaines, et en parterres, ftit en allées et en ombragea. » Le grand bois qui faisait un si gracieux dédale était représenté par un bosquet eu labyrinthe où n'étaient oubliés ni le carré de coudrier*, ni la fontaine de la vérité d'ammr, rùheavmiedc limuon et de Fortune, ni l'autre de la vieille Mandragnt'.

Toutes ces cliosoi parurent fort puériles a M. d*AI*imar, mois non pas cependant aussi absurdes qu'elles nous le sembleraient aujourd'hui.

La monomanie de M. de Dois-Doré était assez répandue de son temps pour n'être pas une excentricité. Henri IV et sa cour avaient dévoré VAstrée, et, dans les petites cour* d'Allemagne, tes princes et princesses prenaient encore ces noms redondants que le marquis imposait à ses gens et s ses bêles. La vogue passionnée du roman de M. d'Urfé a duré deux siècles ; il a encore ému

ol ehar..iiWeaii-'a<:iHius iUmssivui; itulhi, il 1111 faut p,i$ uiihii.'Mjn'àld veille de la Turrour, l'Iiatiilo «raveur Mon.Mi! mêlait envoie dans ut» umupiisilimi* des daiiifti un} s 'aillaient Cl ilorlsctdes messieursimi s'appelaient llyla» il Ciriainant. Si'iili'iin'iit, i'c.h noms illuslros riaient piir- Iiîs, dans In vignette (it dans la romauco, par îles ruarilo fiintiiLHÎo, taudis que les nouveaux bergers a .• rcimmaiaiil ttolin un Coins. Un avait fait un petit pas vers li'ft'ailjfcilKsrjiui'iB «'«il valait pan niiiais : d'héroïque, rllu élait devenue grivoist.-.

li'Alviiiiiir, voulant .ni faim nui: idée do paya environnant, Uuvem to hameau, <]ni su conquisait d'un» m\- Ldnu de faux, cl qui est littéralement situé dans un tr.m. Il en est ainsi de beaucoup du eus vieilles localités. (JhhiiiI ullc» iiq sont pas assez fortes pour p:>rclu.T, hères et menaçantes, sur les hauteurs escarpées, elles semblent sa cacher à dessein dans lo creux des vallons, comme pour échapper a la vue des bandes de maraudeur*.

Cet endroit est, au reste, un des plus jolis du bas Hcrry. LescluiHuns de gravier qui y aboutisse ni sont bons et jirupres eu toute saison. Deux jolis pelils ruisseaux lui fout une défense naturelle qui put être mise à profit jadis pour le camp de César.

Un do ces ruisseaux alimentait les fossés du château ; l'autre, au-dessous du village.traversait doux pctitsdtnn(;s.

I. 'Indre, qui coule à trois pas de là, reçoit ces eaux courante! et les emmené le long d'une étroite vallée coupée de chemins creux, ombragés cl parsemés de terrains values et incultes d'un aspect sauvage.

Il ne faut pas chercher la grandeur, mais la gràtedans ce petit désert, où les beaux terrains vierges, tes Initions, les folles herbes, les genêts, les bruyères «t les châtaigniers vous enferment de toutes para. . f , (1

D8 irs beaux Mt:ssri:isns §

Sur les bords du l'Indre, qui «louait tout a fait mis- ' J soiiu h mesure qu'on remonte vers sa source, lus Deun ; j anuvau.cs croiront avec une olmudimuo nîjuiitauuite fc d voir 1 l.o ruissolut tranquille ut clair n decldra ions j lui lorrain* qui nouaient aa marche et formé dm lluls do ] verdure où tua nrliros poussent avec yi«nutiP. Trop «envi ■ jxmr être Imposants, ils étendent sur l*eau uno voûte au f.mi liane,

Autour du Juiiiitniu, lu sol est fertile. Do iii«(j!iiliqiica noyoraui uuu quantité d'arbrei friiiliursdii liautulallloi ti fmii un nid do verdure.

La iwijiiuro partit) de* li-rrea appiirlunalt il M. do Haïs- Doré. Il affermait les liotmua ; toi muuvaiaoa étaient «un pays du ehBHKfi,

M. d'Alviiuiir, après avoir exploré cotte petite contrée, qui, pue son [sol. mirait et i'absunco du communication a, lui faisait espéii* aussi l'absence do ronconiros inquii!fcintes, rentra dans h Jumeau et so demauila s'il irait rendre rixUn nu ructratr.

Il niait lieliuppé ii M. ilu Huuvre do diro devant lui à fluis-Durti :

— (il volru nouvouu puroissinlï fuit-il toujours des sermons daus lo gofit da la Ligue ï

Co mot avait donné l'éveil à l'Espagnol.

— Si col ecclésiastique est x6\6 pour la bonne cause, pensait-il, il peut in'ùlro utile de l'avoir pour uni ; car ce de Oeuvre est un huguenot, et lo flots-Duré, avec sa tolérance, no vaut ims mieux. Qui sait si jo pourrai vivra en bonne intelligence avec de pareilles gens?

Il commença par visiter l'église, et ii fut scandalisé de

I. C'est «0 d«3 ranu endroits du [uyi où l'wi IKHm encerj la tulumiiu mirais s Bma f«UM.

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DE BOIS-TWlllâ

tm\ d.ibliromnnt ni de s;i nudilé, <mi attelaient Fiuiiirio il,- |';mi'ii'n dessttrvant, ritnli(Tiin;iice du iaV.tW.rim;i la liiVinir des paroissiens,

Iliris-linré, dont l'abjuration réelle ouprétundunn'avait lait aucun bruit, n'avait pas Minpî îi signaler son reMir Ii rtirtlnidiniit! par dnsrions à lV{;tis''iln village H de s l:irr; ■ S':s au cliapi'lahi. Si's vas^,ati\, ijui hiiïvai'ii! 1rs lui- ^'iiviuls, 11'nvainnl pas nidm ■ sun ivinnr .ti'linilif, t-n Itiîft, pir iln» riîjouissaun^ bien situ vi.is ; mais leurs suspicions avaient vite fait ]>1 . , n:u îi uu grand nttaebeunait, vmni'à ki place d'un r.'-gissitiir ■ J tii tes jiriissuniit, ils aviiirut Imuvé un soigneur débonnaire lit prodigue do bienfaits.

Un durit donc médiocrement ilt'vtiiivux an bnmeau de [triantes; et lus paysans ayant contesté je misais i|!iidle rituie îl jo ne sais i[iieltn moinerie, l'arelieveipju k-tir avait envoyé un Iumuuu lri»-bleti stylé, tant pour r.i entier ces mauvaises fccus aux bon principes, qui! pour sm-raillnr las opinions du cltatoliiiu.

I.f pifLiK H;'iarra s'^iMioiiilla dans l'r'-lisc cl murriu;r;i ouclinie formule de prière ; mais il ne si! si nuit pas dispose Ii prior avec le co'ur, et il sortit liieiH.M pour se rendre chez le recteur.

Il n'eut [as !;i peine d'aller chez lui; car il le vit sur la place, causant avec Jtcllimlc, et il eut le loisir du L'oxainitar,

C'était un liomme encore jeune, d'une ligure bilieuse, doucereuse et dissimulée. Prolrablcment, les preoccupati'ins du monde temporel étaient aussi vives eïnst lui que elieid'Akdmar; car il n'eut lias plus lot aperçu, sortant de réglho, eet élégant et grave étranger, qu'il ne songea |i!us ipi'îi su demander qui ce pouvait être.

Il savait tort bien déjà qu'un hôte nouveau était arrivé la veille au manoir, car il n'avait guère d'autre occupa-

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100 tus anaux mesbibum

lion que de s'enquérir dos faits concernant la marquis; mais comment un homme aussi piaux que l'indiquait cette matinale visitu d'Mvimar h l'église pauvnil-il frayn avec ue converti aussi douteux que Hois-noréï

tandis qu'il essayait de se renseigner a cet égard auprès do la gouvernante du château, il remarqua qu'il w |i lurait pas sa détourner une seule fois sans rencontri* les yeux de cet étraiiRor fixés sur les siens.

Il lit dune quoique* pas avec la Itellindo pour so mettre liors do «il vue, on hommn qui ne voulait pas risquer un snlut ava it do savuir h qui il avait affaira.

D'Alvimar, qui comprit ou devina sa préoccupation, ro«.ta à l'attendre dans le po»t cimetifcro qui onlouraii l'éyliso, résolu, d'aprfcs l'inspection de sa physiuiiomio, ii lui adresser la parole et à se lier aveu lui.

Il était la, songeant a sa doslinéc, problèmedont il était constamment ohsédé, ot que la vue dos tombes éparscs semblait lui rendra plus irritant que de coutume.

D'Alvimar croyait u relise, mais il ne croyait pas au vrai Dieu. L'Église était pour lui l'institution do discipline et de (erreur par excellence, l'instrument de torture dont un Dieu implacable el farouche so servait pour établir son autorité. S'il y eût bien réfléchi, Il se fût volontiers persuadé que le miséricordieux Jésus était entaché d'Iié-

L'idée de la mort lui était odieuse. Il craignait l'enfer, et, par un effet naturel des mauvaises croyances, il ne pouvait pas conformer sa vie à la rigidité de ses principes.

II n'avait de ferveur que pour la discussion; seui av«c lui-même, il trouvait son cœur sec, son esprit tendu :l troublé par l'ambition mondaine. Il se le reprochait en vain. La pensée de la damnation ne saurait être féconde,

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