DR R0IS-DOR
— Il faillira Jonc mourir I sa disait-il an regardant li>;i renflements du gniron qui «ouvrait, comme les sillons il'tm uhamp, la tombo do. cosobsuira vUlnRi-ois; mmirir ji-'iitHiiro sans fortune et m\n pouvoir, commo les misérahlrs sei* qui n'ont pas mémo laissé un nom a inscrire sur «s petites croix du huis pourri ! Ni crédit nirmioroméo mi ce monde ! Ites colères, dos déceptions, d'inutiles tralaiii!, d'inutiles efforts... des crimes, paut-toro I... tout cela pnur arriver au seuil do l'éternité, aaiwavoir pu servir la (tWre de nîglise en cotto via et sans avoir mérilrf mon pardon dans l'autre!
Tout on pensant a la destinée, it an vint a se pursuader qua l'influence du diable avait gâté la sienne.
Il songea im Instant a SB confesser a ce prêtre dont Cnfl lui avait paru Intelligent, et puis il oui peur de couter tes secrets qui dévoraient sa vie et son repos.
Au milieu de ces idées noires, il vit enfin arriver M. Poulain, qui vint h lui en le saluant avec déférence.
La connaissance fut bientôt faite.
Ces doux hommes sentirent, dès les premiers mots, qu'ils étaient aussi ambitieux l'un que l'autre.
l-o recteur emmena d'Alvimar ciiez lui et l'invita à déjeuner.
—le no pourrai vous offrir, lui dit-il, qu'un repas bien pauvre; ma cuisine ne ressemble pas a celle du château. Je n'ai ni valets ni vassaux à mes ordres pour servir de pourvoyeurs à mes festins. La frugalité de ma table vous permettra donc de garder assez d'appétit pour faire honneur encore àcaUedumarquis,dont]acIacJie ne sonnera pas avant deux ou trois heures d'ici.
Il y avait, dans ce début, un Bentimenid'algreurjalousE contre le château qui n'échappa pas a l'Espagnol. Il se oita d'accepter le déjeuner du recteur, certain d'appreE-
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dw 1 la tout en qu'il (lovait espérer ou craindra de l'Iiospl- Dlitddn marquis.
H. Poulain cnmimnça par dire du bien du châtelain C'était un Iri's-bon homme; ilavaitdobomieslntentlurisj
il donnait beaucoup m ix {Ktiivrei, on nu pouvait lu irtar ; malheureusement, il niam(uail «le lumières, il <listi'iU;::it ses aumônes à tort et & travers, sans consulter l'i'nlrrm-Mïaiir naturel entre la cltateau et I* chaumifre, a savoir lo recteur pnruissial. Il était tin pou fou, inoffensif par lui-même, dangereux |iar sa position, par aa richesse, par tos exemples de sensualité raffinée, de légèreté et d'indifférence religieuse qu'il donnailàsonenlou- «go.
Et puis il avait chez lui un personnage très-suspect ; ce joueur de cornemuse qui n'était peut-être pas aussi muet qu'il feignait de l'être, quelque hérétique ou faux savant, qui ae mêlait d'astronomie, d'astrologie, peutêtre!
I. e vieux Adamas ne valait pas minux : c'était un vil flatteur et un hypocrite; et ce pag.ï, si ridiculement atTublé en petit gentilhomme, lui qui, comme bourgeois, n'avait pas le droit de porter du satin, et qui venait h dimanche à la messe avec une manière île surent damassé 1
Toute cette valetaille ne valait rien. On était tout au plus poli avec M. Poulain; point de prévenance marquée : on no l'avait pas encore invité à dîner d'une
i:'.:uiii:ro particulière et jnv.-i saule. Un sVuùt coiiteiilùue lui iliiu quo son couvert était mis, une fuis pour loul<>s. c'était un user avec trop |ieu do fcrçuici. t^iLi était surpcttiiant de ln |»rt d'un homme 4111 avjilt wieu fun;:lempsà la cour. U est vrai que, clic/ le HeurinaU, «mie su piquait pus d'un stand savoir-viin-, ottea gens .lu rien y otaiuut alïrcu waiicut griiis; oiilin, il n'y avait Ha rluiteiiu que In Itollimlu «fui parût tui" [tiT*imin rie .-.■in.
H Alviniar trouva que M. Poulain uvoll <ui juiienu m • lu sonneur du mi.smu, Hirluiit, lui sembla ilo nouveau
iin'-rilia- les soupçons.
l'ourlant il ne s'intéressa pas tout; lignas à ces pclitra abuses.
lies qu'il so fut assuré qu'il ferait bien du ne témoi. (jinjT aucune confiance au vieux marquis, il moula phis haut dans ses préoccupations et voulut savoir cx> qu'il devait penser des gras bonne U de [a province.
M. Poulain était au courant île tous les petila secrets du fliiuvcriici ucnl de liouryes. il uiitiaubiU la puliliqne comme d'Alvimar ; s'emparer de l:i vie privée de chacun pnur arriver à exercer son ascendant sur les affaires générales.
Ce mauvais prêtre vit ,;u'ii pouvait parler; il avoua qu'il se déplaisait mortellement dans ce petit hameau, niais qu'il y prenait patience, vu que, un jour uu l'autre, H. de Bois-Doré ou son voisin M, de llouvre pourrait bien lui fournir l'occasion d'une petite persécution qu'il ihMr.iîl, Mibb plutôt ■'jU'cxercr.
— Voue m'entendez bien; il vaut mieux être sur la terrain de la défensive que sur la brèche de l'agression. On n'est jamais solide sur une brèche; si ces parpaillots du llas-llerry pouvaient me faire quelque menace ou même un peu de mal, j'en ferais, moi, assez de bruit
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pur sortir do ces fouettas infimes fit d;i eo paya désert. N'allé* pas ine croira ambitieux; je ne le suis que «le aorvir i'hieUsu, et, pour eïre ulila, it faut accepter la pâfaisisité do bo meure en vue.
— Ca pâlit prostolat est plus fort que moi, se dit d'Alvimar; il sait attendre et se Lien placer pour tirer sur l'ennemi; mol, j'ai toujours été agressif, c'est ce qui n'a perdu. Mais il est «ajoura temps do profiter dei bons conseils ; feu viendrai demander souvent a c« homme-ci.
Eo elTot, eut homme, qui avait l'air do s'occuper de commérages de cloelier, et qui, au fond, no s'en souciait que pour en tirer parti, était plus fort que d'Alvimar; à telles enseignes qu'on une heure, il le pénétra, lui si méfiant, et sut, sinon les secrète de sa vie, du moins ceux de son caractère, ses déceptions, ses revers, ses désirs et ses besoins.
Quant il l'eut bien confessé en ayant l'air de ne confesser que lui-même, il lui parla ainsi, allant droit ou but:
— Vous avez plus de cliances que moi pour parvenir, vu que la fortune est la grande condition du pouvoir Un prûlre ne peut pas faire fortune comme un laïque. 1, faut qu'U arrive lentement, par les seules forces de son esprit et de son zèle. Il ne doit pas oublier que la richesse n'est pas son but, et il ne peut la désirer que comme un moyen. Quant a vous, du Jour au lendemain, vous «es libre d'avoir de la fortune. Il ne s'agit que de vous marier.
— Je ne crois pas ! dit d'Alvimar. Les femmes de ce temps corrompu font la fortune de leurs amants phis volontiers que de leurs maris.
— Je l'ai ouf dire, répondit M. Poulam; mais Je sais le remède.
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na BOU-iMMt
— Ouï-do ! Vous tenea ih m grand seere»
— Tria simple et trfts-fucilo, U no fntit pas viser aï ImuI qun vans avez peut-être fuit. |l no but pas âpouser une femmn du grand inonda. Il font eliorcliar unu liunuu iiut ei une femme simple un fund d'une pcorinea. Viw» m'wilondfiï l'îunî II faut dépenser l'urgent h In «oui', et n'y pua mener la turaroe,
— Quoi! finaliser uno bourgeoise?
— Il y u des demoiselles nobles <pù sont plus rieliea cl aussi modestes, ima dos bourgeoises.
• Je n'eu connais uns.
- Il y en 0, en co pays, sans aller bien loin!... l.a [N'Uta veuve do in Mnlte-Senilly ?
— Elle n tout nu plus de l'aisance.
— Vous juge* sur les apparences. On n'a pas ici l'baiiitudo du luxe. Excepté ce [ou do marquis, toute la noblrasc sédentaire vit sans éclat; mais il y a de l'argent. I* faux saulnage et lu pillcrio des couvents ont enrichi Irsjjenlilshommes, Quand vous voudrez, jo vous prouverai i[u'trec les revenus de madame do Ueuvrc, vous mèneriez un train, des plus convenables à Paria. Elle est, d'ailleurs, apparentée aux premières familles do France, et toutes no verraient pas avec déplaisir un Espagnol bien pensant dans leur alliance.
— Mais n'est-elle pas calviniste comme sou père?
— Vous lacouvertirozl... à moins que son calvinisme ne vous soit un prétexte tout trouvé pour la laisser vivre au fond de son petit manoir.
— Vous voyez loin, monsieur le recteur! Hais si, un jour ou l'autre, vous déclarez la guerre à cette
— Pourvu que je ne la fasse pas dépouiller de ses biens, cette guerre peut vous être utile dans l'occasion.
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100 i.rs WM>% MKSaïKlNlB
Kailoa attention qua jo m» vous conseille pas de malmener ni iln délaisser vote (ninmu , mais d'avoir 1 1 liliertrt du vous obïiMitur dVIiir pour le» (iCKoins de vnlrn condition. Si nlln devenait acariâtre ou réeali;itr«uti' , on pourrait la mirtor par van ImMti. Ut lilmrttï <lmnuctaiwa accordée h is» «ans-fr est subordonnée .î wsiridiww qu'ils enfrrth'iirnl souvent. Nous le* huions donc toujours, a prouva que cotte pittiio vohw ntt trouve pas fi se remarier, l,ns Jihimm fions du pays, qui aonl las do In «nurro de oliàteaiH, craijpieiit d'opointer la fiiini'ro. Vom u'-turii-sr tlnno pour roneurivnl. en ce raomeul-cl, qita, peul-Alm, M. Cuillaiiiiiii d'Ars. qui est un mitilérii ol qui est assidu li la Motif*; mais, à ItaweeH, on «aura lit retenir .tins d'aiitins lions. C'est un jeuno boau-fils f.nàlo à distraire, n'ailleurs, nviw une veuve qui doit s'ennuyer dit la solitude, il faudrait, fuit connue von» l'iitos, n'avoir |>as grande bttriletd pour deliouor. Je vois, à votre sourire, que vous n'otos pas inquiet du succès.
-Eli bien, J'avouri que vous dites la vérité, répondit d'Alvlruar, qui se rappela vivoiixuil, tout a coup, l'émotion que la jeuns dame n'avait pas réussi h lui cacher, cl sur laquelle il avait bien pu se méprendre. Je crois qui;, si je lo voulais...
— il faut le vouloir... Pensez-y, répondit M. Poulain en se levant. Si vous êtes d&dde.j'endcriraiconBdenliellenient a des gens qui peuvent beaucoup.
11 voulait parler des jésuites, qui avaient déjà ébranlé M. de Beuvre en le monaratit d'empcclier sa lllle de se reniariar. On pouvait rendre à ce nuntilliomme sa prt.pre tranquillité, au prix de ce mariage. D'Alvimar comprit à demi-mot, promit au recteur d'y penser sérieusement et de lui rendre réponse le surlendemain, puisque.
Uf. nuis jiiij.i:
jir^ir-i ■[]»?□!, il ili'Viiit p;i:;.iT h juiliuni iln lniiiii.'iii.iin çhit madame 'lu Httunv.
I.j d-«:|iu du l'Wl'im ;iiiiniin;;iil h: iV|iiis iu;iiV|ui M. d'AlviiiMi- prit con.i.i .lu pn*l-iM lui faisait aupii'tîf do niuilli'iIfL'.s iiii;.li:ui!i.s, ut il i-.-jiril l.» dimuill iln
In'Ailtt, l.i- ajuinK" lui ri'vwwit. ilfliu fuitii m iiun-y, n.it ■isita iininMiiiiit <-ln« <les rinu-iiii* .U> mi ciMyaiuv m A? •■r, ojiiuiius, ut cetto siii'li! il'i^iili'im'iit, iptï,di!llï Intmv'ti ihijiiiriu'aiil, su pnisBiilaiuirt il sa p-'iisilr sous ilcx umiluirs sumliWï, lui jtouriaii'iil lu.iintniuiH «, ». niriit'ii-
aventure.
— Uni, uni, uni Jiuiiiuhm raisuh, |mtis;iiUI. l!inual'i'.;;i> mil hauvuru. Ju n'ni qu'à vouloir. I.luu ju tourne lu tfai» à a-tu polilc provincial.:, i!t je i"nin\ii lui avouer m.i ilisMrioi Si la cour. Kilo ko fera un puitit d'honneur Je im:ii ilûilon minier. 1 l'ai lUii ns, s'il faut faire le! rimil.'iv p-nuant quulijues jours... oli bktn, J'essayerai! Allu-ns, i:;urnj{cl nu>u luii'iimi ;:'(: ■Kiircit, .:[. [ituii-Oti'U ip.ii) l'^liv .le ma fortune va un lin surlir du h iniiki.
11 luva lu tèlo en su parlant ainsi, et vit, devant lui, tiir h: puni du priait, IVnfaiit do la Monsipto montant liardiment un de» clicvaux de la amoche du marquis.
Mercedes avait demandé à Adam.is la permission do passer la journée au château, el lu boi ■) ioidiiiê [a lui a v;i it auur.lùc au nom do son maître, a qui il voulait la presenkr d;-s qu'il serait visible.
Kn jouant dans la cour, l'enfant avait plu au cocll'ir fcimissier ou earrosseur, comme on disait alors ; csïrweux, connue on disait en Berryj et celui-ci avait
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ÎOB iea beaux HBssiRuas
consenti 11 le pea*ar sur Squitituhv, tandis que iuiraèmo, moulé sur l'imam.' [l'mlw cheval do carrosse}, tenait le teuton et mennit l'atlolase prendre, dans lo ruiaseau, son bidu do Janmes quotidien.
D'Alvimar lui frappé de ia figure do cot enfant , qu'il avait vu, la veilla , se jeler en mendiant dans les jwmJie* de non cheval et fuir devant son fouet, et qui, à MUa heure, purehé sur la mwmueotal daslrier Squilindro, lo regardait da liaut en bas, d'un air de triomphe bondvoie.
il était impossible do voir une fliiure plus intéressant'! et plus touchante que celle de ce petit vagabond. Celait pourtant une beauté sans éclat ; il était paie, brûlé du soleil et iwraissail frêle. Se* traits n'étaient peut-être pas irréprochables ; mais il y avait dans l'expression de ses yeux d'un noir doux, ot dans le tendre et fin sourire de sa bouche délicate, quoique chose d'irrésistible pour quiconqiro n'avait pas le coeur fermé au divin charme de l'enfance.
Adamas avait subi instinctivement cette douce puissance, et déjà les pius grossiers valets de la basse-cour la subissaient aussi. Ces rudes natures sont parfois si bonnes ! N'est-ce pas de celles-là que madame de Sévigné a dit qu'on trouvait « des âmes de paysans plus droites que des lignes, aimant la vertu comme naturellement tes chevaux trottent r *
Hais d'Aivîmar, n'aimant pas la candeur, n'aimait pas les enfants, et ceiui-ci, en particulier, lui causa un déplaisir dont il ne put so rendre compte.
Il eut donc une sensation de vertige et de froid, comme si, au moment de rentrer plus calme et moins triste dans ce manoir de tentes, la herse lui fût tombée sur la t*U.
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«F. B01S-ndH« 109
II élsil sujet , depuis quelques minées , Il «es vertiges ml.it s, ol II iiiulliiït volontiers etir I» compte des visses qui lu frappaient dans ees mumt'iits-la un iihêitoiuèue i|iti so passai' en lui-ntemo, 11 ci-oyuii a «V. inlluenrcs mystérieuses, et, pour las détourner, il s'empressait, a Unit hasard , dû renier ot de maudire Intérieurement lin êtres 9111 lui semblaient invcsiis de celte jinissnnu:e occatta,
— Puisse ce gros cheval la casser le cou! uiurmurat-il eu lui- mémo en rclBV.iul, noua min manteau, tk'int doigts de an main gauche poue conjurer le mauvais mil.
Il recommença ce yoste cabalistique eu voyant la Morisque venir vera lui dans le préau.
Elle s'arrfila un moment, u( , eumme lu veille, elle le regarda avec une attention qui l'irrita.
— Que me voulez-vous! lui dit-Il brusquement eu marchant u elle.
Kilo ne répondit rien, et, le saluant, elle courut pour rejoindre son enfant, qu'elle n"nwuiéï ait Je voira cheval.
Le marquis venait au-devant de soit flûte avec Uicilio Giovcllino.
— Venez donc manger, lui dit-il j voua devez être mort de faim! Laliellindese désole de ne vous «vuir p:is vu sortir ce matin, et, conséquent! tient , de vous avoir laisse partir à Jeun pour la promenade.
M. d'Alvimar ne crut pas devoir parier de sa visite et deson repas au presbytère. Il parla de la beauté agreste des environs et du temps doux et riant de cette matinée d'automne.
-- Oui, dit Bois-Doré, nous en avons pour plusieurs jours encore, car le soleil...
Il fut interrompu par un cri perçant qui partait du dehors, et, courant la plus vite qu'il put, pour savoir ee
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116 LES WÎAUX UGSSIKOna
nue Ciimit, il sa trouva sur In pwil avec «"Ahrtraw et i.ueili»; run, quilVaiiprecùdd, l'autre, qui la Mm\„i iiuiKliiiialniiiMit.
Ha virent alors h Mori-^uo au bord du fi»*"'. etennaiJ les bras avec siwotsso v^ra son enfant, que lu «rus «luval mhxomH dana l'eau, et prêta a s'y Jelur, du pua* assc* usuarpii où lillo so trouvait
Voici en qd liWiairitrë,
Le polit bflhenw, liuuroux et fier dldqnitor Ji lui tout ■oui un si grand dada, uvait Rentiutonl pursuado au cirrossoiix do lui laisser tenir lu bridon. Le bon Squillndrc,sesonlant livré a cette petite main, et, d'ailleurs, excité par les joyeux petits talons qui talxmrtitnieHi sur ses lianes, s'était aventure trop avant sur la droite, avait perdu le gu6 et passé sous le punt à la mgv, I.c carrosaeuï essayait d'aller à son secours ; niais limante, plus mrliaut que ïon camarade, refusât de perdre pied; et l'enfant, se tenant aux crins, était enchante de celte circonstance.
Pourtant les cris de sa mère l'arrachèrent à son ivresse , et il lui cria : dans une langue qui DO fut comprise que de Lucilio :
— N'aie pas peur, mère, je me tiens bien.
Mais il était entré dana le courant de la petite rivière qui alimentait le fossé. Le iourd et Oeuaialique Squitndfe en avait déjà as»ï, et ses naseaux, largement
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nu aois-Bon* ni ouverts et tondus, nnnwicnioiit. non malaise ot son in—
Uuii'IlldO.
Il n'avait pa* IV.i|H-il du rnluiinif» 1 i'n ami'-i'u; il s'en allait droit uur l'éians, où l'impossibilité de franchir lo barrage pauvnit bien épuiser ce qiu lui reslnii de forer puur nager.
liquidant lu dauber n'était pas ematre imminent, et l.iii ilio s'efforçait [lu faire entinilie, par n'-sli's, à la Mi>tn.|iii! ilu no pas su jeter ii l'eau, lilli! n'en tenait euuipti 1 ni dessoudait le talus (jalonné, lorsque li< uiaupiis, voyant h» danger que couraient duux jaiuvrea ùlic.-., cssiij'a de déboutonner suit manteau.
Il sa fût jeté h lu tiajjf! - il allait II'. Suive, ^itis consulter personne ot sans que d'Alvimar ciintprlt son dessein, lorsque l.iioillo, (|iiï s'en aperçut ni nui; rim ne gênait, sauta du pont dans le fossé et so mil a nager ivec vigueur vers l'enfant.
— Alt! co bon, i»! brave iliiivclliim! s'écria le marquis ouhllnut, ilans son émotion, la traduction française qui ilfiialLir.iil lu mm do sun ami.
U'Alvimar enregistra co nom dam les petites archives é: sa mémoire, qui était Ircs-I'elilc, «l, tandis que lo marquis s'approchait du talus pour calmer et retenir la Uoriaque, il resta, lui, sur le pont, regardant avec un singulier intérêt ce qu'il adviendrait de l'aventure.
Cet intérêt n'était pas celui que toute bonne âme ont rossent! en pareille circonstance, et pourtant l'Espagnol éprouvait une vive anxiété,
Il ne tenait pas à ce que le muet fût noyé, ce qui n'avait aucune raison d'arriver; maïs II souhaitait que l'enfant périt, chose qui paraissait très-possible. line ileniandait pas au ciel d'abandonner cette pauvre créature; il us raisonnait pas son cruel instinct; il le subissait,
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IIS l,t;S USA OS lIKSSIRt'IlS
maigre" lui.coramn un mal bizarre, insurmontable. Il sim tait de plus en phn col onfcint lui inspirer uni) InmturMipentiUeHKi.
— Si m qun j'éprouve est une nMIalin» do inn destlnée, praisiiit-il, elle s'agit» ot ai) difcidu on cet insi;n,i. Si l'oitat meurt, je Mb min* j s'il est nauvo, ju sali perdu.