II. t
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61 WS 1EAUX MESSIEURS
cutlteau ni (on tréstr : J"a« deseeudu, «i ébat, par une toute petite fenêtre, et J'ai suivi do Un I» bande. J'espérais qu'en tuerait La Flèche et ces mauvais coquins qui n'ont Jamais voulu avoir pitié de moi.
— Quels coquins?
— Les bohémiens faiseurs de tours que tu connais, et puia beaucoup d'autres que tn ne connais pas, et qui sont venus sa mettre aviso oux. Ils m'ont bien fait souffrir a Brilbault, val
— Qu'est-ce que Brilbault? N'est-ce pas une masae du côté de...?
— le ne sais pas. Je ne sortais jamais, mail Us couraient tout te jour al me laissaient avec le malade blessé, qui sa mourait toujours, ot son vieux domestique, qui me détestait, parce qu'il disait que c'était mol qui portais malheur au monsieur et l'empêchais de guérir. J'aurais bien voulu qu'il mourfit plus tôt; car je lea détestais aussi , moi , ces Espagnols ! et J'ai fait bien des sorts contre eux. Enfin, le plus jeune est mort, au milieu da ces enragés qui buvaient, chantaient et criaient toute ta nuit et qui m'empêchaient de dormir. Aussi je sois malade. J'ai toujours la fièvre... C'est peut-être heureux pour mol, ça m'empêche ci' avoir faim.
— Ma pauvre fille, voila tout l'argent que J'ai sor moi. Si tu peux te saw-er, ça la servira; mais, bien que Je ne comprenne rien i ce que tu ma racontes, il me semble que tu as été folle de venir id, au lieu da t'en aller bien loin de La Flèche. Cela me fait craindre que tu ne sois d'accord avec lui pour...
— Non, non , Mario! garde ton argent! et, si ta crois que je «eux te livrer , va-t'on te cacher ailleurs, je no te suivrai pas. Je ne suis pas méchante pour toi, Mario, il n'y a que toi aa monde que J'aime I Je suis vanna, eroyaiit
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01 BOlB-BOaR SE
(pie, iwndunt qu'on se bâtirait, je pourrai» entrer dana m château et rester chez toi. Mais tes paysans m eu trop de peur; on en a tue, les autres se son' sauvés dans ta (pande cour. Tes domestique» so sont bitn défendus; niais ils n'ont pas été les plus forls. J'é1 0 is cachée sons .les planches, le long de ce mur de jardin, en dedans. Je voyais tout par une petito fente. Je l'ai vu entrer dans lo cour, sur ton cheval; j'ai vu un grand liomme le renfermer ici. Je ne te recon naissais pas tmil de suite, È cause de les beaux habits; mais, quand mas marché pour venir dans celle petite maison, j'ai reconnu tou pas, et Je t'ai suivi.
- Et, a présent, qu'est-ce que nous allons faire? Jouer a cachG-eacue, le mieux que nous pourrons, dans ce jardin, où, sans doute, on va vonir fureter?
— Qu'est-ce que tu venu qu'on vienne faire dans un jardin? On sait, bien qu'on hiver il n'y a pas de fruits a volerl D'ailleurs, les maudits ont déjà bien trouvé a manger et à boire dans les grands bâtiments qui sont là-bas; c'est la ferme, n'est-ce pas? Je sais bien ce qu'ils (ont tout de suite quand ils entrent dans une maison qui n'est pas gardée. Je n'ai pas besoin de les voir, val Ils tuent les .bétes et ils mettent la broche; ils défoncent les tonneaux; ils enfoncent les armoires; ils remplissent leurs poches , leurs sacs et leurs ventres. Dans une heure, ils seront Mus fous, ils se disputeront et s'estropieront les uns les autres. Ah ! si ton sot domestique os nous avait pas enfermés ici, il ne serait pis malaisé de «eus en aller 1 Mais sans doute que le mur de ce jardin a quelque trou par où l'on peut passer le corps? Je suis lonte peO* et tu n'es pas gros- Quelquefois, en grimpanl t sur un arbre, on gagne le haut du mur. Est-ce que tu ne sais plus grimper et sauter, Mario?
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M Ut MAUX ttlMTtWM
— S f ait ; mais je sais qu'il n'y a ni trou ni arbre qui nous puisse servir à rien. 11 y a l'étang irai bordo lo préau; mai» Je ne sala pas encore nager. Il s lait trop froid, depuis caie Je sularci.pourque j'aie pu l'a] prendre. Il y a bien une petite barque que l'on pourrait nous envoyer du chflieau al l'on noua savait ici. Mais comment nous taire voir? il l'ait trop nuit; et entendre? l'écluse tait trop de tapage! Ah! mon pauvre Aristandre est pris ou mort, puisque...
— Non pas, mon petit comte du bon Dieu! dit, en dehors, une grosse vota qui essayait da se taire mystérieuse : Aristandre est là qui vous cherche et vous
— Ah! mon cher carrosseuil s'écria Mario en Jetant Us bras autour de la grosse tète qui passait par la lucarne baise du petit réduit. C'est donc toi! Mais comme tu es mouillé, mon Dieu! est-ce du sangt
— Non, Dieu merci I c'est de l'eau, répondit Aristandre, de l'eau bien Brade! Mais je n'en ai pas bu, heureusement pour moi! J'ai été poussé, poussé, emporté malgré moi sur le pont dormant, par nos diables de paysans, qui reculaient pour entrer dans le préau, rai vu que j'allais être forcé d'y entrer aussi , et que je n'en pourrais plus sortir pour voua retrouver. Alors j'ai lâché mon dentier coup de pistolet, et j'ai sauté dans la rivière. Coquine de rivière! j'ai cru que je n'en sortirais Jamais, d'autant plus que, du château, on a tire sur moi, me prenant pour un ennemi. Enfin, me voilà! n y a un quart d'heure que Je vous cherche; je me doute s bien que voua série* dans IVfltoDiW (Aristandre appelait ainsi le labyrinthe); mais, depuis diï ans que je k connais, je ne sais pas encore m'y retourner. Allons! il
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faut sortir d'ici, essayons! i,sissez-moi faire ! Mais avec qui diantre âtes-vous la 7
- Avec quelqu'un qu'il faut sauver aussi, une petite (illa malheureuse.
— Du bourg! Ah! ma foi, ça m'est égal, on la sauvera ai l'on peut, Voua d'abordl Je vais voir ce qui se passe dans la baase-rour; restez là et parlez tout bas.
Aristandre revint au bout de peu dïnsumis. U était loucieui.
— S'en aller n'est pas facile, dll-U à voix basse aux enfanta. Ah! ces gens du bourg I fàul-il qu'ils soient maladroits pour avoir laissé prendre la ferme! Bt, a présent que les coquins y font leur aoulerle, ai, du château, on faisait une sortie, on les tuerait comme des porcs jusqu'au dernierl On croit avoir affaire a des devons, et, mol, je dis que c'est des gens déguisés, de la mie canaille I Ecoutez-les crier et chanter !
-Eh bien, profitons de leur débaucha, dit Mario; traversons ce bout de cour, où U n'y a peut-être pe> mqm, et vitement gageons la tour de ttuùs.
-Ohl dame! oui, bien sûr! Mais ils se sont renfermée, les gueux 1 Ils savent bien que M. le marquis peut venir dans la nuit, et il faudra qu'il mette ta siège devant sa porte I
- Oui, s'écria Mario, c'est pour cela que j'ai vu Sancha aller de ce cote-la, avec La Flèche 1
- SanoheJU ïlecliB T vous le eavei reconnus t Ah I j'ai envie ffellertort seul tomber dessus ces fameux cliefe !
— Hoo'nonl dk Pilar ; Us sont p'as ta <s et plus
'^Bnlnniu u.» nn i
-Mais, ilU n'ont fait que ferjerlTuris, nouspoui Won le rouvrir, dit Mario, (rai réfléchissait plue vite la carrwsein. Et, sua y oM laissé des gardiens...
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gg I.KS BE1UÏ B68SUUBS
eh Wan, a nous deux, Arlslaiidre. nous pouvons essayer de les tuer pour passer. Tu délibères? Il la faut, vnis-m, mon ami. Il faut courir avertir mon père. Autremeut, puisque nos gens d'ici sont effrayés, ils laisseront prendre le château. Quand \si coquins auront fini de se repaître Os tâcheront d'y mettre le feu- Oui sait ce qui paut arriver! Allons, allons, earrosseux, mon ami, ajouta le brave enfant en tirant sa petite rapière, prends un pieu, une massue, un arbre, n'importe quoi, et msr-
— Attendez, attendes, mon mignon mailrel réooudil Aristaudre, il y a par lk des outils...
cher. Boni je tiens une pelle; ni j'aime mieux ra 1 avec ça, je ne craïr»
écoutes-moi, savez-vousoù est votre papat
Non I tu m'y conduiras.
— Si Je sors d'affaire, oui 1 sinon, vous sera forcé d'y aller tout seul. Savei-vous où est Etalin î
— Oui, l'y ai été. Je connais le chemin.
Vous saves l'auberge du CeaMil-Rouje?
Du Coq-Rmel 0°'- J'ï ■* desMndl1 fois ' Ça n'est pas difficile a trouver, c'est la seule maison de l'endroit: eh bien f
— Votre papa est la Jusqu'à, dix heures du soir. Si vous arrivez trop tard, allez a Brubaut 1 il y sera.
— Au bas du Coudra? 7
Ou 1 il y asra avec son monde. La course est longue! vous ne ferez Jamais tout ça a pied?
— rirai à Brilbaut tout do suite, moi, ditPUar.J osais
Iecuetwn,r«i ,arrivel
— Oui, s'écria je carrosseus; va, petite I tu -avertiras H Bobio.Lecoonais-tuîTun'espasd*ua'
-Cest égal, Je le trouverai.
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nu M. d'Ars, lo aouriandrâs-trjt
— Jo la connais, jo l'ai vu une fois,
— Alors, marchons ! Ah t monsieur Maria, si je poules mrHtro lainainanr votre chavall vous tries plus via
— Jo sais courir! dit Mario; no songe pis au cherrai. B'ett Impossible.
— Une minute encore, reprit Aristandre, ot faites itleotton. Le pont est loyé; vous saurez bien faire tomber le tablier? Cane pesé rien!
-C'est trea-facilel
— Mais la sarrasine est baissée! Ne vous inquiéter pourtant pas, jo vais monter dans ta salle de manœuvre. S'il i a du.roonde, tant pis pour eux, le eogae, je tue, je leva un pieu l Ne vous amuses pas à m'attendra.. Passez, liiez, voles 1 Si le pieu retombe sur la petite, tant pis pour elle; vous n'y pouvez rien, ni moi non pins. A la garde de Dieu! Filas toujours, ja vous rattraperai
— Mais, si tu es- Mario s'arrêta, le cxeur serré.
— Si je suis escoflé, vous voûtes dire? Eh bien, vous auries beau vous en chagriner, il n'en sera ni pins ni moins. En me plaignant, vous perdre* la tête et toi Ïambes 1 Voua ne devez songer qu'à courir.
— Non, mon ami, c'est trop de risques pour loi; re*-
— El, pendant que nous nous cacherons, si l'on broie madame Lauriaue, votre Mercedes, Adamas... et mes pauvres chevaux de carrosse qui sont là-dedans I D'ailleurs.- Tenex, j'y vais tout seul. Quand ca sera ouvert.
— Allouai allons I dit Mario. Tout pour Laurkne et
Mercedes!
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Et 11 allait s'élancer hors du jardin, lorsque Pilar ta reliât.
— Fait, attention qu'il doit venir Ici d'autres maurii/s, Je le sais. SI tu las rencontres, cache- loi bien, car les habits 11 boutons d'or reluisent dans la nuit comme des diamants, et, pour avoir tes habits, ils te tueront 1
— - Une idéal s'écria Mario. Je vais vltemeni reprendre mes loques de malheureux qui sont la t
Le lecteur se souvient du trophée champêtre, sentimental et philosophique, suspendu dans la chaumière en grande cérémonie.
Mario le détacha lestement, et, en deux minutes, jetant l!i soie, velours et galons, 0 se revêtit de son ancienne défroque ; après quai, on se dirigea vers l'Auti, «□ marchant sans bruit et sans dire un mot.
H n'y avait guère qu'une cinquantaine de pas a faire Je long du mur en dehors du jardin. On les Et, sinon «ans danger, du moins sans encombre, au bruit des rires, des blasphèmes, des cris et des chants rauques qui partaient de la ferme.
La tour de l'huis était sombre et muette. Àristandre plaça les deuï enftnls tout près de la sarrasine, Marin en avant, touchant au dernier pieu de gauche. Puis H prit sa main dans la sienne pour lui faire saisir l'anneau de ia chaîne qui tenait levé le tablier du pont.
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»K «o is- nu» S 89 posa a la hâte un baiser muet ; c'était peut-être an élernel adimi.
Aristandre, profondément attendri, n'en relira pas moins brusquement aa grosse patte, comme pour dire ; ■ Alloua , ne songez qu'a vous , » et , faisant vivement In signe de la croîi dans les ténèbres, il monta résolument l'escalier court et roide de la galerie de ma-
— Qui va laï cria une vont sourde que Mario reconnut aussitôt pour cette da Sanche.
Et, comme le carrossoux montait toujours et atteignait le cote gauche de la galerie, la voix ajouta •■
— Répondras-tu, halourdî Es-tu ivre! Réponds, ou je fais feu sur loti
Moins d'une minute après, le coup partit; mais le pieu était levé, Mario lâchait la chaîne, s'élançait sur le pont, et fuyait sans regarder derrière lui.
Il lui sembla qu'on criait l'alerte sur le moucharabl et qu'une balle situait a ses oreilles; il n'entendit pas l'explosion, tant U avait le sang a la tête.
Quand il fut hors de portée, il s'arrêta contra un arbre, se sentant défaillir a la pensée de ce qui se passait entre le pauvre Aristandre et les guetteurs ennemie.
Il entendit de grandes clameurs dans la tour et comme des coupe de pic contre la pierre. C'était la pioche d'Aristandre qui faisait le moulinet dans l'obscurité; mais 11 gardait prudemment le silence afin d'être pris pour un bohémien ivre, et Mario, en cherchants saisir un éclat de sa vont, au milieu de celles des autres, perdait l'espérance, et , avec l'espérance , le courage de fuir sans toi.
Le pauvre enfant songeait si peu a lui-même, qu'il ne tressaillit même pas en se sentant serrer le bras.
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H IK8 Bf*UX WKSSIKUK9
CVtait Fitor.qul lïivalt tlwiiicea lu ooureo, et qui reveiMll sur bps pas pour le uliercher.
~ Eh bien , eh bien, qu'uai-eo quo tu la!» tW lui uïielle. Viens dune, pandai» qu'ils In tuonlt Quand lia auront fini de la luer, Ha courront après nouai
l.'eifroyul.lo aima-froid du la uiniie bolniiiilonno lit liorr.wr il Mario, Eluréo uu milieu dos scanos Je violence el do Ciiriinfiii, ollu no coiinnlsnail presque plus h pour, ci uu iwa{ujaantH mémo pua In piliél
Mais, par Je ua suis quai oncliulnouuini rapide di'iteos, Mario pensa il l-nuriano, 01 toute la résolution don» un enduit peui cira cupnWo, lui «viril au cuwr.
Il reprit sa course, ut, iùisaut siaueà Pilor do suivro b chemin d'en l.as, il ao dirluea vont celui qui monlo aux plateaux du Ciiaumois,
Au bout de dix pus, il loniua en heurtant un objet placé en (rare» du cliamin.
C'était le second cadavre qu'Ariataudra lui avait montré en arrivant, et qu'ils n'avaient pas eu le temps de regarder.
En se sentant aux co mort, Mario fut pris d'une sueur froide ; c'était peut-être Adamaa ! Il eut le courage de lo toucher, et, après s'èite assuré que c'étaient les habits d'un paysan, il se remit à courir.
La vue du ciel pile au-dessus ds la plains nue lut rendit un peu de respiration ; l'obscurité ('étouffait. Il prit a vol d'oiseau ; mais une nouvelle terreur l'attendait dans celte plaine.
Une formé pale et indécise semblait vollieer sur les aillons. Elle venait vers lui. 11 choreba à l'éviter; elle lo suivait- C'était une bâte quelconque lancée après lui. Tous les contes de la veillée des villageois sur la lovreds
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as nuis noua «I
M;im*i» M to Jutin >|iii crin : Hubert «al mort ! lui rovlni.uj ii In iiiiWIrd.
Mm, tant d'un coup, lu tiMa litmnit et hq manir» tt';iM(a nrfts pour aire rawwiuo. Cdlnit la bon uetit dii'vnt d« Maria qui l'avait senti de loin , M qui rovonuit suSrif » lui.
- Ah! nion pauvre Coquet I a'écrla l'oiitmit (ih saisis- Bnn! sn criniûr", que W virais doncn nuint! ni lu ma ru- ■Miuais, pauvre pnlil, maljjri ce* hnbin qui.' tu n'a» Jnnuia vus î Tu iw donu eu bum jusir, pendant wrtlu mrttliimia buluilloî Tu t'fU Sauve iuul du miilu avant qu'un o,\t Im'i lo pont , ot tu mannes Ht des Klmnluus bcw nu lieu du ton avoine? Allons, allons! nous soupwona loua deux quand nous aurons In temps I
ttn babillant ainsi il son demi, Maria rsooomnKxtèlt sus ilriiira, un peu «iiitonimugéa dam lus liuissona. Pub, «'«mit mis en aollo, il partit comme un trait.
Nous le laisserons mûrir ot reviendrons '' Briauies, où la. situation des assièges nous cause quelque aouul.
Lorsque Mario M Aristandre «(aient arrives îi Mantes, il n'y nrait pu un quart d'heure que les bandit* j avaient fait leur brusque apparition.
Lauriane allait se mettre a table, lorsque des cri» confo* et des coups de fusil es firent entenilre «lans le hameau, — nous pouvons dire, selon ta oouiume du pays, le bourg, puisque celle petite colonie était anciennement fortifiée; mais le vieuï mur de blocs gallo-romains
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était, on vingt cmtroîis, .kroiilrt jusqu'mi nnuH Ou sol, a II 1 avnil luiwemjw quol'oit no faisait |ilns tu dépnnse d'y plticnr rt(* porte*.
Ces limite, qua les habitants du ehltioan ot iiiAmo «eux on la ferma prlront d'abord jimir qunlqun chasse doiinao pni lus village»!» a un gras giWor fmjrïDyû dans tours nndos.ptirwitMoiivitoun cafacttao plus alarmant.
Chacun s'arma do ca qui lui tomba suis la main, 01
mm h lu lonr poussés et paralysés par tos habitants du bourg, qui, venant .lu tuait '
t, ot.d.
m que ta moi
sur plni) 01 envoyé à l'allaquo de llrilbault lotis les homme* solides et hardis de son | atil ilof, si bien qua la populntlon surprise par los brigands oialt en ce moment comjtfaéo aussi de femmes ot d'e.i'unls, de vlelllards estropiés ou d'adolaseenis malingres.
La vue des figures hwrlblos affublées par ces bandits produisit l'effet qu'ils s'en étaient promis. Une panique générale s'empara des paysans, et la peur ne leur donna que la force qu'il Malt précisément pour empêcher les bens serviteurs du château de sa porter lt la rencontra des «nnomis.
Un des nions que Mario trouva sur le chemin était un Jeune homme infirme qui tomba et lut écrasé sous les pieds des fuyards ; l'autre, un pauvre bon vieux qin seul essaya de se retourner contre l'ennemi , et fut sasommé
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il» n'eut dnno que Iq tMnpH île ropassor la pool, et on i»> put la laver a. cmismi ttat trnliwnU qui •"rivaient mi liMiiglanl ut on domaixlnM refusa [utir mit et leurs M.% L'uniiûini iimlilii du ildsiwlre pane lus lllndro.
Alura lo cornlul B'unHaK<M ouusln vuaio.Io l'huis, uu d« nous <lu uli&lunu, anluiinis ilWiurta qui crlniiwtul d'iuiimuux sluplitosol immolillca uu blessa* ut furiouï, fumnt IinmiUllHtninent forces du Itchur piml.
A peinu f.ironl-il» rentrés dam lit iMssn-cuur , qui) lus papMM tas nhnudun'iËrunl pour allur sa Juter sur la purit dormant, et les bravas «uns, qui n'ululent pas plus d'une dizaine, tarent milliards par lus bandit» ut cuulinluls do rtwuior jusqu'il l'Iuiissat, au milieu d'uno
irur dans ta pr&iu ; es qui no M pas facile, 1 cuusu do IVncumbramnnt qui y régnait. I.'niïairo fut si chaudemuiii poussée par Sanche, quruno grande owiio dus animaux reste dehors, ou, prise de vertige, se jet' -tons la rivière.
rendant cette lutte acharnée, mois si rapide, quoi!» avait h peina duré dix minutes, Lauriane et Mercedes «'«talent tenues d'abord tremblantes et muettes sur la piate-fbrmedol'huiasat.
Quand elles virent leurs gens plier mont du courage que donne In peur Ha ne sont pas idiots, elles coururen
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1S8 nXAUK HGIMIKUHH
émii'ut Mnj.Hu'.i .'.i émt <bi faim leur office. Ellm
B'UllIflTi'Slilf.lIlt il'.lllll:ni!|' II - tlliklll'illl S'MllITtllljirûlHS,
a'eiiconniiieaiil l'uua l'unira, ot lituliuni de mi rappeler a -lu'ello» Mïiilunt vu fuira rt ensilipior, par manière il'mfitiùfift, h Marin et aux jriuno* gens lia In inuLaûii. Muta il n'y nvnit pas encore moyeu iIh linir sur J'eiinemi, mm i|n'il sTitreignail corps h corps nvno lus dri-
M»i* (|t*i faisait Ai If in ma, ou eo moment auprdmo? Adiimns Mail dans le; uiiU'.iilhi» il» la torro.
On so aimviiiui il'im [i.issa^i swir.;!. .'i J'aiJo duquel on devait, un besoin, f:m» ùvndw LnrUio.
& HOiiKirruiii , pansant sans lu rosnd , condiibnll h un Hi'imin eronx <|uo les luoinln lions avalent ensublii dnpuis quekfMM nn.irins. Mimas s'était ito^ni que le déulayemeni ila l'ouverture serait l'effiiir.) do quelques houro* de travail du ses terrassier*. Mniï le uoinmago niait plus considéra hlo, ot, depuis trois jour», on n'avait pas roussi a ruiidro le passimo pruliealil».
Il allait draquu suir examiner l'ouvrage do la Journée, et, pétulant la ualaillo. H omit donc la enfoui, taisant son inspection, prenant Bîa mesures a la total ot ne h douUiïtpas du vacarme qui régnait au dehors.
Quand il sortit do «on trou, qui aboutissait au-dessous de l'escalier do la tourelle, il fut comme ivre pendant quelques instants et se crut halluciné; mais lui, l'hommu aux expédiants, Il recouvra vite sa présence d'esprit.
Il arrivait juste su moment où les assiégés disaient irruption dans le préau et oh, chacun perdant la tête f ennemi allait y pénétrer aussi.
Agile et toujours bien chaussé, en véritabte homme -Wi« qu'il était. Il ne lit qu'un saut a la manœuvre
Niuifsflt pour nlrnllr,) lu Iwr.iO, nu uex ol <n6ui>> un imiiMirln du* dut warilianlti; « Iiton i|wt I» himi iln
i in-irunwnt iiu dfttura au Joignait [us lu iwm. Il tAnt ll|H irç* 1 lumps
--Clludur! soerin-t-il au |ni;îo ilpurdu, qui s"nin>rimit " fuwiier lus porle* ilwul lu luira», nni'ilu, mwilo! H'iiîi ïiuiil i|ua lu linrau nu dcsci-nd |iius? JVn ni micura un |iiuil uu-ilossus dn la rainuru.
Clùltlur, qui n'dtail [us liinn bravo, quoiqu'il fil tout ;u n iwaaillo pour l'ùlrti, iMRm'dn ut recula. dïmrr.<ur.
— Ju In crois bicu I dil-ii, il y a trois lionum:* .lus-
— Non, non, dus tours.
— lili liion, mat Jiiioux, par Morcurul Vito ici, «lu innudul Monte* sur I» t.Mo ilo I» liomn! puswtl peau*!
Mt; voyez-vous pas <[uu an corps morts serviront aux ïii'iuiW 1 |ias*er smia bis di'nls do fur. et <|ii'uut> fuis biiiih In voùu:, ils mettront lu feu Si no» (uriusl Alluus, eu lus, voua autres! * Coupa da maillet, du |itad, da crusse, causez-moi les iulua qui voudront passer I 'l'uillo tout avec In Ciux, rivants et morts, mon brave Andocliel Kl lui, Oialaitpiinr, as-iu encore une charge du piouib? ■1 ne museau rouge qui s'avance!... C'ust •/il bravul l'ar lu diuu Toutalès, c'est bien! en «laine guoulel ça en fait encore un da moins!
Mêlant ainsi des apostrophes sublimes à du* trivialités mr lesquelles il daignait se inellre a la portée du petit
tout à lait sur les corps ; et les as saillants reculer jusqu'à k Ule du pont.
- A présent, nui fauconneaux! s'ccria-t-il. Fins fila
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Vfi lkh skxux nssamiins
«|iia en, inoa Cniiidnnsl Allai», mllla tonnerres du diable, pointu*, [>niiituBlt r ultos-iiiul una fricaeoiû do eus oIsimiuk de MnÈbrêsl
ta puilio artillerie du manoir décourage* les bandits, qui n'avalent |lih ilu quoi y répondre , M qui, emportant luura hluiwùs, su ddcldoront , en ntinudiinl iiiUiuk, a. ullei pillur et b:mqunlor dans h funuo nbnndannno,
On jalu iIoh vomi* et dos miiiiluim tout vivent» dans In moulu embrasée, d'où n'nKtmln Irinutot miu Haro odeur ds toison broltte. On repolissait, fi coups do fourche, les malheureuses bâtes qui voulaient éeliainKir u ce supplice. Kilos Furent dovordoB, moitié crues, moitié ou charbons, im tonneaux du collier de la forum furent défonças. Tuul farina plus ou moins, mémo 1« enfante et In» blessés. Un juin dans le feu la oorps du malheureux fermier , et l'on eût traitd de nrèine les deux valais prisonniers, enns l'espoir da leur rançon, et cela, an dépit do Sauolie, qui ne voulait faire quartier a pur- Seul, la vieil Espagnol ne songeait ni a manger rd à boira, ni i voler. Celait contre «on gré que la bande da Brllbault avait devance las auxiliaires plus sérieux qu'il
Il s'inquiétait, non d'y perdre la vie, il en avait fait d'avance le sacrifice, mais de voir échouer eon entrepris par la précipitation et l'avidité des misérables qui s'y étaient associes.
N* pouvant les retenir jusqu'à l'heure ou ses véritables alités devaient ouvrir la marche et conduire l'ex- . pudition, 11 les avait suivis poor ne laisser à personne le tout de torturer les beaux messieurs de Bois-Doré, ails avaient la mauvaise chance de tomber aux mains de ces
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dc uota-itaaa 07
Au milieu du contint, lui, lu soûl fanatiquement hravn, il s'omit trouve nalurallomoni a leur têtu. Mais, la bataille fffllùn, « notait plus rlnn pour aux, al Montai, cumin» nmiB l'avuna vu, il dut prmidro lut-mémo la soin d'ollur licier In Mur ilu l'Iiuls puroîi unn Biirprlsoétoila rralii- ,|n!,otilViili|wll[ill,il , alUnura, l'ufiivJo do cuti* qui diimkai oiruotuor lu prlao ut la suc du eliatuau, par aan- «AplRUl la porto du tous ceux qui wriefn acni nu motif mi iriiiBirumonl 4 U mort da d'Alvlmnc.
Hl l'un dlalt plus M(t« dnua te cJiâuuu ipjn thmn la lissaiwiour, on n'y était pna plus cnlmo, ut l'on pronaU h b liOta toutoa les dlaposiUutin nectaires pour m Mluuilru contre un nouvel aasaul.
Du voyait ol l'on entonnait 1'urniu don bandits, et, al l'on «ht voulu sacrifier la ferma, il ont étd facilo do l«a eu .Wlogorli coups iloliisciiïoiis.
Mais, outra qu'on «ipAntl voir arriver du ronron dune la nuit, avant quu ces misérables cassant ou la iietisdo iln mottro le fou tins bâtiments <lo la basuo-cour, m craignait do tlrar sur les prisonniers, dont on no tarait pas la nombre, et sur lo bétail, qui était trop ftMHiiIdrable pour passer tout eniier dans l'estomac de o™ afTaméa.
Ou so compta, et l'absence dos infortune* qui avalant sura-umbi ou qui étalent pris, fut constatée.
Allumas fit entrer dans le bâtiment des écuries tout le pauvre personnel Inutile de la paroisse. On donna a ces malheureux force paille fraîche, an leur prescrivant de m tenir tranquilles et da H lamenter tout bas, ce qui !!<■ fut point aise a obtenir.
Lauriane et Mercddèa s'occupèrent de panser les bloBséa et da faire souper las enfanta. ' -'*,;
Pondant ce temps, Adamas postait son inonde s tout
iJ a ' ;
98 MS BSAUS HK9»:KUIlft
iBSMUltàttUitpPseaflufmi des aux aillants, du MUritW ti la prévenir jiar fci Imn 1 , ul, (mur uuu puraomio nu dum.U, il pluma lu tenii» îi aller de l'un ï l'auM, dlsiri liuaui ilo: élagua ni Job uneouriiBamimt», montrant *> l'espoir, de ia craùilu ou une coiiiianoi ulisalue duns 1» aulia dos avènements, salon la tempérament da pomui. Le urina Adam™, n'ayant Jamais manié d'uutra arme qui' la iialifiiu ut lu fur a p.ipiiliitua, rmiH^ftmaU iMduuimeiii tornludo la mua-Mu ilu uodio, rùtu qu'il savait mtdrc uiito, ul quti swimt bien iiûcassuim, parfois, eaux qui coiinnlisout la lanluur u( l'«palliie liurrkiiioimus.
l)uaud kMtfill rëgk), Adaimis.OïKrisûdofiiliBUBold'cmMlon, se Juta sur mut clinlsi: doits lu cuisine, pour reprendre usluinu, lie Kit-co qu ■> pour uîrtq minutes, ut recueillir «as esprits.
Il avait la cœur bien gros al n'osait confier ai poino 1 personne. Lui seul Bavait que Maria m devait peint accompagner oon pero a DrilbauH, arque, s'il n'émit paît déjà pria, a pouvait, d'un manient a l'autre, arriver al tomber aux niuins de l'eimarni.
Ki Louriano nlMureédos nu parlaient son anaptosn; pour ne pas le» inquiéter, le marquis leur avait cocliù sas projeta. Salon lui, il ne s'agissait que d'uno battue peur laquelle il emmenait «un monde. Elles avaient bien pressenti quelque chose de plu» sérieu*, 1 suri air préoccupé et aux pourparlers qu'il avait eu» tout le jour avec MB amis et ses gène; niais elles connaissaient trop sa tendresse paternelle pour craindre qu'il exposai Mario dans quelque danger, et toute» deux a'imagtnaieirt qu'il passerait la nuit au château d'Ara ou au co&teau du Coudra*.
Adamos «ait livré | mille perplexités, se dernaoda.it ail ne devrait pas maître tout «on monda a l'ouvrage
;.,.tr iiMnwr .1" ilûWuyer la [««kiwio *m:k>1,,b0ii d» i -Miu-ïf ;-jir Ifi :'i I:. riiiuaniKo du Hiirin, ni d'unvrjjw nveri,. Marquis, tout forint fuir lui f B inmoï. Mais U i.uit trop mesure In lorrain pour no nas savoir qu'il y .., encore pour blun doa heurta, ut, p-jndant uîr.miil, la chitlaiin, n'étant plus snrdil, pouvait oint on- ,.,1,1. yiio davlaadrmt-mi alun, anUmUl ibiM ces soui.rnuna uns issuu, tkrnt rentruu pimva.it Ijk-n ne pan li-liiippar iiux ronltercijos dus pillards!
Il fiil iMWfOnt|iii d:i,H s;, iniVliliLlKin «uUcb pir CliniI.t, qui s'approchait ■ tri lui sur la pointe du pied,
■- Quo «(«Mi Mm ici, nichant paga! lui dil-iUvcu
lit, sans sonner qu'il sa ropusnlt lui-iiiuata, U ajouta : - Hst-ce uno nuit pour so ntpoanrr -Non! jo lu snîs, répondit in paumais je cli*rclia.. .
- Quit Porta «ta!
- Lo carroasouxl nu I'uvm-voim point ïuÎ -Aristaudrar L'nurais-lu vu, toi, <|un lutochorclioiT
Wponds donc !
- Je ne l'ai point vu dans le château ; nmix, rasai vrai que vous êtes là, jo l'nl vu sur In pont dormant, plaidant qu'an s'y cofuurit,
- Mort de nia vis! il n'est point céans, j'en repondsl Mai» Mario! U devait lu ramener! Aa-tu vu Maria!
- Non; j'y oi bien porisé, l'ai bien clierclLé des yeui : ttirion'y «lait pas.
- Alors, Hau mil loué ! Si Mario ent éU avec lui, tu n'auralipas vu l'un sans l'autre. Il no l'aurait vis quitte d'une semelle. 11 ne an serait pas jeiû dans la bataille l Sans doute, monsieur aura gardé fenouil et renvoyé le carnuseiK pour nous lo faire savoir. Mais ce pauvre csrtoaseiu I. ■■ Tu dis qull se battait;
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|M LU «EAUX Mutin)»*
— Comme tr-mlo dtoblwl -j'en HbHen sftr! alnprits?
— Après, apte.-, la hem «al wmide, et j'ai cour« poux fermer les portos.
— par raoferl elle est peut-être tombée sur., . Vllo, nreuda eu flambeau, vlona t
-Non, non l J'ai w h» gens écrasée. U n'en était iras.
— Tu n'as pas Won vu, tu avuls pourl
— I»eur, moiî Pareieiniilo!
— C'est égal, viens, jota dis 1
lit Adunss «unit rouvrir los portas et regarder en tremblant toa cadavres aplatie nous les dents de fer. On lei avait, en outra, leHoment mutlléa, que ca spectacle aroce Ht tomber la torche des mains du page.
Adamss se releva en jurant; mois, a I* lueur da la torche fumante pria de s'éteindre dans le sang, il vit Aristandre Job oui derrière lui.
— Ah I mon ami t s'écria-t-ll en se jetant a son cou. Mark» T où est Mario!
— Sauvé I dit le carrosseux, et moi aussi, non sans peine I Vlto un verre de genièvre ou de brandovin I les dants me claquent, et ja ne veut pas mourir, sacrebleu! je peux encore dire ban ï quelque chose céans I
— Comme te voila fait, mon pauvre ami I dit Adamis, qui le conduisit vile dans la cuisine, on Clmdor lui versa h boire ; d'où, diable sors-tu ?
— De l'étang, parbleu I répondit le carrosseux, qui «tait couvert de vase : par où serais-je entré f 11 y a un quart d'heure que je piétine dans les herbes et dans la
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SUE BOIS-nOUft tDt
- Nnfcnrdn, Aiimins, ai Je nu ponts pas trop do sans, oi nrrùtvinal on, mon VtrtH, rarjn ma sunu fuiblul
Mimas l'examina; Il avait quelque chose comme dix |Ji>!,surus ui mitant de uontusuMis.
- jVimu-ii attentes.' ■'écria, Adamns; Je ne vola pas une piaco iiutle sur Ion pauvre cadavre!
-- Cadavre loi-inamal s'écria Ih carraueut an avalant une hou voila raaude, He prends-tu pour un nrannlt Kl ai, je rêvions do loin ; mois me volie mieux : j'ai la entr épais comme celui de nu» chevaux, INou moroî I Nu nia laissa pas saigner, voilà tout ce que Jo le demande. Ça ne vaut riun pour un homme du pardre le kuik de non corps.
Adauioa le lava et le pansa aveo une merveilleuse
Grfao, on effet, à l'épaisseur de son cuir et a la force herculéenne de eee muscles, lu blessé n'avait rien de
- Kl l'enfantT disait Adam® teut en le rhabillant bvbc dos vêtements sec* que CUndor avait couru lui chercher : l'enfant a dune été en danser T
Arisiandre raconta tout Jusqu'au moment où il avait levé le pieu do la semaine.
- L'enfant a passé, ajouta-t-il; car les gueux qui étaient sur lo moucharabi ont tiré sur lui, mais ils ne l'ont pu touche, fc tenais le coquin de Sauche à la norge dans ce moment-li. l'aurais pu l'étrangler, mata je l'ai lâché pour courir sur le muucharabi, et J'ai vu Marie qui filait comme le vent; alors, Je suis tombé sur les u>nt autres coquins. Je D'avals qu'une tranche, mais Je les ai mis dans une Jolie déroule, val Le Sauchu est revenu sur mol aveu sa rapière cassée, et, delà poignée, il me voulait, Je crois, écorner, car il ma la portait a la
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103 , (.KS NUDl MliSSlEUHS
té» cl a In Jlunra, quand il na roiienniraU pas reston»*:. Alil |d doux BMngd, qu'il lape ilur I Avec ça qi'O J'étais déjà bie^fl ul qmi j<> n'avais pria ma furco! Mais, tout du mftmi>, ça m'a réchauffé un pou, parce que J'avais dri|i travaraé l'rilanfl pmir rnjnioitro mon tniynnn Mario dan* te jardin, (tique ju |;reloltais. C'est égal, Ji) li"ni pas im ai fuira unu fin, du ctt vieux saian, at vuilii mut ai >|ni m'a chagriné. Ousmil j'ai entendu quo h» aulra* arrivaient a son aiiïrtiira, Ju iimi sui* laisai! coufor dans l'oacaliur de la iiKin.auvra, cit, comme il n'a pas la Jambe aussi losto qu'il a te liras lourd, j'ai pu regagner te jardin Huns qu'il ant un j'avais passé. De Ut, ma fui, Je n'avais plus rien !. fruru.nïa. revenir ici par l'étang, et
— Carosseuxl s'écria Maman, qui, contrairement i bien des humains, admirait niuctromonl las exploits dont il sa «intait incapable, lu os aussi grand n/io les plus grande héros de M. d'Urlël et, si monsieur m'en croit, U te fera représenter en tapisserie dans son salon, pour éterniser la mémoire de ton courage et de ion
— S'il ne s'agit que d'otro grand, répondit le naïf carrosseux, je peux dire que J'ai la taille. Mais ça m'est égal, Je vais voir me* chevaux; après quoi, nous aviserons h faire une petite sortie pour débarrasser la bassecour de cette vermine. Qu'en penses-tu, mon vieux'!
Ce n'était pas trop l'avis du sage Adamaa.
Pendant qu'ils discutaient leurs plans d'attaque et de défense, nous rejoindrons Mario, qui arrive en vue du grand arbre dont se couronne, encore aujourd'hui, le HRWffftem
L'enfant regarde les étoiles, que, dans sa vie de bar-
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de nais-novi 10S gm . Ha apprla a connaître : il M DOTJfOO *nufk«un»Dt
A ctilto époque, une aoalo maison s'dhvuit dans eutto siilitudo; «Vrtaii uiio hôtellerie en mémo temps qu'uni' hurln nu rendez-vous du eliuaso.
J.'éniiiionce , silure nu milieu ilo vastes plaines gihnyeus»ï, étant souvant honorée du laliallu ui'saul^miu» «"«pays qui sa réunissaient piur emrre le Itiere, ol puur dinar ou souper A ttifiseiKiiu .lu Ut uiiti-ltoitge >.
C'est oo qui osplUnMi comment wm nullité nssas potiw, ot située hkhs* près d'une ville puur nu pan prdleodm a arrêter (fopuJoota voyageurs, possi*lait, dans In personne do maître Hgooto, liùtolior du (ieau li-lbiuge, un cuisinier du plus rare mérite.
Lorsque las gentilshommes du jiaya uo donnaient le l>lmr de la uddio nui étangs de Thovei, ils envoyaient vi Imitent quérir maître HigiKwK, qui venait, avec sa fournie, dresser &a cantine au bord du I'omi, et qui lour survait, bous qujlqiie ucllo femtlatte, tes murreillouscs matelotes {on disait slow élmiàv) qui avaient fait aa réputation, a ne transportait aussi dan» les villes et duVteaux pour les noces et festins, et en ont remontre", di-
L'auborge du Garnit était solidement balle, à deux étages assez élevés, et couverte en tuiles d'un rougo criard* qui so voyaient d'une lieue a la rondo. Protégé par les seigneurs du voisinage, maître l'ignoux avait obtenu la permission de mettre luie girouette aur son toit, privilège nobiliaire auquel il disait avoir droit, puisqu'il avait si souvent occasion d'bébergcr la noblesse. Aux cris aigres et incessants de cette girouette, qui isombiait
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Ml READX MESSIEURS
être lit point de mira do tous In soufltea do In plaine, se joignait la daqiiomant perpétuai de In gronda anselgiiu de fer battu qui raprésonlall te Gtault-Rmigf dans sa gloire, lequel an balançait Mûrement, "u bout d'una potence, a una des tumïtros du second étage.
Il y avait, an lace de la maison, da l'autre côté de la route, une ires-vaste écurie couverte on chaume, et dit longs hangars pour abriter la sulto que les nobles citassaurs traînaient «près eux. L'auberge était spéciale pour les cavaliers.
On sait qu'en en temps-la encore, l«s auberges sa distinguaient en teatelterie», gilet et repues. Les gîtes étaient particulièrement affectés pour la nuit, et les repues pour le dîner des voyageurs ; ces dernières étaient de méchantes auberges où les gens do bien ne s'arrêtaient que faute de mieux, et od l'on mangeait parfois du corbeau, de l'Ane et de l'anguille de Saneerre, c'està-dire de la couleuvre. Les gîtes, au contraire, étaient souvent très-luxueux.
Les hôtelleries se divisaient encore en auberges pour las gens a pied et en auberges pour les gens a. cheval. On y pouvait prendre deux repas. Sur celle du Geault- Usage, on lisait en grosses lettres :
Des lettres du roi maintenaient les privilèges des aubergistes. Un voyageur à pied ne pouvait être hébergé dans une hôtellerie de cavaliers, et réciproquement.
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DB BOIS-llOllt 10»
• Lus lois fraii(oisoa om]ifeli«)i«rimdn Irop ttftum, feutra do ne pas dopensor aasoi »
Mari-i, qui voyait tmterge éclsiréu, ne s'étonna pas du bannissement de joie que poussa son pâlit cheval, environ i> doux conta paa do l'auborga, U pensa qu'il tu- CLiim.ilasuitleiCtros.
Mais ce qui félonne, c'est que, tout d'un coup, Il détourna a gauche et Ht des diffloultéa pour reprendre lu droit chemin,
L'enfant, qui eult sur ses ganlt», prâie l'orailla.
Il lui sembla entendre un bruil do cheveux venant do l'auberge, que lui masquaient encore les vapeurs de la eult. U s'en réjouit.
— Mon pere est la, sa dit-il, avec tout son monde! peut-être avao M. d'Ara ou sa suite, Avançons vite.
Hais Coquet se Ht tellement prier pour avancer, que le Jeune cavalier crut devoir chercher a comprendre ton idée, 11 l'arrêta court, et entendit, beaucoup plus pria de lui que l'écurie de l'auberge, la hennisse ment, a lui bien connu, de Hosldor, le fidèle palefroi du marquis,
— Mon pere est donc par laîse dit-il encore. Il ne faudrait pas w croiser en route.
Et, comme il ne distinguait sur sa gauche qu'une sorte de taillis épais, il mit la bride sur le cou do Coquet, avec la certitude qu'il saurait rejoindre son «aœarade.
En effet, Coquet entra dans le taillis ete'arréta devant imb masure. dejetée et crevassée.
CYjit Pamàenne auberge du Geaalt-Rouge, abandonnés à si propre ruine depuis une vingtaine d'années; Bais-Doré, Guttlanme et M. Robin s'etent cotisés pour
t. UomeU, UUoin <tw fronfoi. du àivir, (tau.
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Marin entra sans obstacle, il n'y aralt pas Je patte.
Il alla touchor llosidur, qu'il reconnut a «on harnais, li la robe- Une, ami bluit uu'îi au vuw l'aroaaante; et cotto circonstance ttu cheval da son pare, cachû dans eatle ruino, lui donna u réllicliif.
La marquis se cachait peut-être lui-mémo. Peut-âhM était-il la aussi.
Mario chercha, appela avec précaution, et, n'étant assuré qu'il était sonl, il crut devoir imiter l'exemple qui lui semblait être donné, an attachant Coquet par la bride 6 cote de Résider, et en se dirigeant à pied, et sans bruit, vers la nouvel lu auberge.
II longea les buissons et arriva sans être vu, au beau milieu d'une troupe de cavaliers qui s'installaient dans es lieu, les uns occupés de leurs montures, qu'ils faisaient entrer dans la grande écurie en Caca ; les autres, déjà débanda de œ cuin, restaient en travers du chemin, échangeant à demi-vok et d'un air de mysttre dea paroles que Mario ne comprenait pas.
H se glissa entre eux sans être aperçu ; mais, quand il fut sur le seuil de la vaste cuisine de l'auberge, éclairé par la lueur du foyer qui es projetait au dehors, il se
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DE BDia-oonE 101
— On no pnssopas!
Kn uiSma temps it vit do «liaquo côté de la pcirtu tiens $nnài hommes noirs armas jusqu'oui! donts, ut ihjI montaient In gtrde.
Ahmlul revinrent en mémoire lai paroles doSaiieha, m w que l'ilar lui avait dit ilu renfort attendu par laa Mutila
Je suis tomba dans In guftpinr, ao dtt-U; mai* Ja aiiia déflufaé, et ils ma prandronl par un patit meudion:. ]l faut absolument que je saelio ai mon ptru est lî..
Il sa mit donna tendre la nia In ot à quaioaiukir, du laa piteux qu'il avait entendu affecter aux bohémiens, et qu'il avait quelquefois pria lui-même, on riant sous capo, durant son voyage avec cette honorable compa-
' On to lâcha aussitôt , niaia en lui ordonnant de s'an allnr, et, comme ii ne comprenait pas, on la menaça en faiaaut mine de lo coucher en joua.
Il allait s'éloigner, bien décidé a revenir, lorsqu'une autre voix, priant da l'auberge, donna un ordre an allemand, et sur-le-champ, au lieu de le repousser de la jieric, on le reprit au collet et en le poussa dans la cui-
La, sans avoir le temps da so rendra compte de rien, il se trouva en présence d'un personnage long, sec et brun, en habit militaire, qui lui dit avec un accent ita-
— Approche, petit, et, ai lu as une lettre, donne-la.
— Je n'ai pas de lettre, répondit Mario en regardant l'étranger avec tssaranca.
-Alors, une commission verbaleï Parlai .
— Avant de parler, dit l'enfant avec beaucoup de présence d'esprit, il faut que je sache a qui je parle.
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ad ; c'est bleu, cela 1 Vollh le mot rlo passe : Sowqp el Maeabrtf Et toi, quoi nom l'a-t-on donnât
— La Pltahd, répondit Marina tout hasard.
— Hein I flti'oït-ce qua cela t dit l'Italien en fronçant le sourcil. Ça no rlmetiriimt
— Attendes I s'écria Mat |o litapiré pur cutta rtpouae, cen'ottpnstout. N'ya-t-ilpas du pilhip» dans vain mot (Tordruï
— Ça rime mieux, lit l'autre en souriant toujourad'uii sir lugubre; co u'eat pas oncora tout, paitt singe ! U mémoire voua fait doliml !
— Pout-étra, reprit l'enfant; Il y a un second mot, Jo In sais bien! N'est-ce pas Sanchet
— noua y voila I Or donc tiens-toi là dans un cola et n'en bouge. C'est mol qui suis la lieutenant Saccage ; M capitaine Macabre sera ici dans un quart d'heuw. (Test & lui que tu dois rendra compta de ton message, dont, quant h raol, ja me soucia ton peu. Ho, la-bas,
qu'il ne — ,,
ri m fit un grand silence, et celui qui s'intitulait lieutenant Saccage, a' adressant à Mario, qui avisait au moyen de n'introduire dans une antre pièce pour chercher son père ou quelqu'un qui pût lui en donner dei
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hh «ois-aoAf 109
iksi* prudemment Mario ; je cherche s'il y a ici qtteliiuti chose a manger; j'ai faim.
— ta m'est fort égal, mon petit, Nous aussi, nous a^ms faim, et nous attendons que la capitaine nous donua l'ordre Je manger.
Mario n'nvali pas Un. Ii était fort inquiet. Il apercent dans la pièce du fend, qui Û'Iait uno aorte d'ofllco al Je Kardc-manger, maîtresse Pisseux cl sa servante allant et voilant d'un air «flhiré. Il lui sembla que madame Pipiain le voyait et qu'elle lo reconnaissait, ot morne qu'elle pnrI«H o In servante, comme pour l'avertir de se Uin sur celle découverte.
m,,ïs tout cela pouvait bien être une illusion, et Maria guoitaii le moment ou Saccage aurait le dos tourne pour tâcher d'échanger un mot ou un regard avec l'hôtesse. Il savait que son père et lui étaient adorés dans la mai-
'"u pritle parti de faire semblant de s'endormir, et bientôt Saccage sortit pour donner des ordres.
Alors l'enfant s'élança vers madame PignouK en lui disant:
— C'est mol I ne dites rien 1 Où est mon père î
— La-haut ! répondit a la lia te madame Pignoux, qui, bien que riflille, était encore maîtresse femme, ayant ban pied, bon osii.
Elle montrait à Mario l'escalier de bois qui conduisait s la salle à manger, dite salle d'honneur de l'auberge du GmitU-ltottge.
Hais, comme l'enfant y grimpait déjà :
— Point I dit-elle en le retenant; ila ne savent pas qu'il est ici I Ma bougea, mon Jeune maître I Ils le tueraient!
— Qui sont donc ces gens-là t
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llU Mis UBAUJt «1-:..S1EUHS
— Uii indclianl mande t Snwvmw eu <uiu a'ost qn^ des arflra !
— Honl... Atteinte!!... Vous voûtes peut-être dira... d« retirai T
— dut, c'est ça t Mon valet Jacques, qui a servi, ta a bien reconnus, ("est dos bandits qui mettent tout à i<u al i> sang où ils passont.
— Pourtant, ils na vous ont pas tait do malt
— Non ; Us veulent Manger et boire ;apresquoi, Dm sait s'ils m tenteront pas la maison, émois avaot C'en comme ça qu'ils payent Jour dépense I
— Madame l'ignoux, il Huit que mon père se souvo d'ici I Gomment faire î
— Pis possible a présent 1 lia f<ardoBt les pertes do ■ou* tes cAtûs, et votre |iapa n'est plus d'ègei sauter par les fenêtres. D'ailleurs, a quoi bon ?La maison est entourée, cl Qs no nous Laissent pas seulement aller au poulailler et il la cave aans nous marcher sur les talons.
— Mars, au moins, il faut caelior mon père I Ah t je suis bien sur, j présent, quec'ost a lui qu'ils en veulent!
Où est-il T
— Dans la chambre de mon homme, qui, par bonheur, n'est point céans I II a été (aire un repas de noces t La Châtre et ne reviendra que demain. [Isl'ont demandé par son nom !
— Qui? mon père?
— Non, mon homme 1 Voyez un peu comment il se lait qu'ils le connaissent! J'ai dit qu'il était malade, et te l'ai dtt bien fart, pour que votre papa l'entendis de làbstu. J'espère qu'il aura eu l'idée de se mettra danslelii.
— Et «uz , ils n'ont pas eu l'idée de monter r -SiteU.lls ont regardé la salte d'honneur, et ùa
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M aois-uong lit
— Mais il* vavIennBnl ? (irisons-nous, ilil Mario.
H i| courut roprondro son coin dans la cuisine al son ■lliiuik afiouplH.
-Allô.», vleUle sorcLSre, djpêclwns-nouï I aféeria SueDaga, qui rentrait accanipagr.4 cta dam de sas aeolyle* ; mena le odorat, at s^rves-noun du melllimr. Voici In capitaine Macabre qui arriva. Vous autres, dit-Il ascs «aidai*, voua ferai! olaiirvar In contlglM : Kft'iHY nf/mliFD.r.'Pnraonfit'iH! ïi m;ni;;.-r avant quoloeapi-
tiiiia soit ù table. Lo capirnlno s'nrriile M paur fuira un ton souper, et n'entend pas qu'on pillo In giirdo-mangor p>mr lia laisser qua les os a lui et a ses ofilciers. Souvebm-ïûu» (lu ceux qui ont été pendus S Liiiiùres pour avilir (ail main-basse sur les provisions. Allez I — J'ai partf français pour vos orÈillw.mailame la Biwuon.siou- 1.1— t-ïJ en s'adressant 1 l'hôtesse des que ses soldats furent sortis; c'est pour que vous sadiicz qu'il ne s'unit point ici de ptnuruicher et Je pons^r des soupirs... Travaillai bien et matiez la brocha. Allons ! et, si le rot orale par votre faute, Rare a votre vieille carcasse !
— El comment voulez-vous que je me dépêche, étant a peu pris seule pour tout faire? dit madame Pi^nou* KM s'émouvoir de» injures. Nous ne sommes ici qua rfeui vieilles femmes. Faiteï-moi rendre mon valet pour qu'il mette le couvert; Je ne peut pas être en haut et en bas en même temps, peut-être ï
- Ton valet est suspect, la vieille. Il a ai l'air da se aauver en nous voyant, et il a ensuite essayé de cacher, l'avoine II a reçu une bonne "otëe, et, à présent, il travaille pour nous.
- Eh bien, et ce galopln-la? reprit l'hôtesse, qui parlait tout m embrochant ses volailles; eat4l de votre banda I ne saurait-il m'aide !■ 7
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tll IM Ht MIS HSIIUOII
— Aide-b, vaurlon, dit Suowga il Mario, et tramtUoni proprement!
Maria sa loua avec une nonchalante affectée, en domandant ca qu'il fallait Taire.
— Eh I va-l'an la-haut, avec la narrante, a'écria madame Plgnoux, at mettes vivement la nappa I
Maria mania et dit a In serrante :
— Non pero ? la chambre oh II ost! Vite i
Ella le conduiaU au second éMgo, ot l'enfant gralla légeratuent à la porte, qui était fermée et verrouillée en dedans.
Le marquis reconnut aussitôt cette petite main, qui grattait ainsi tons les matins a la parte de sa chambre a coucher*
— (Mil Mm] a'ecria<t-ii en ouvrant vite, toi ici? Mais <X costume, qu'est-ce a dire! Avec qui es-tu venu ? comment T pourquoi I
— Je n'ai pas le temps de m'expliquer, répondit Mario. Je suis seul ; je veux que tu te sauves d'ici. Fais comme moi, pore, déguise-toi I
— Tiens, c'est vrai ! dit la serrante, voila les affaires de notre maître; mettei-vous-les dessus, monsieur le mar„.
— Pas da marquis! dit Mario; va-t'en, ma bonne Mie; et vous, mon pire, voue se rat maître Pignoux.
— Mais pourquoi me montrer 7 observa le marquis, tout en défaisant machinalement aon pourpoint; je ne ■aurai pas comme vous, mon fils, jouer la comédie qu'il faudrait!
-Sifait l ai fait, père 1 Hais, dites-mol, ne conmdsseïvous pas un retire qui s'appelle Macabre î Je vous ai, je crois, entendu dire quelquefois ce nom-la.
— Macabre! Oui, certes. Je connais ce nom-là et l'homme aussi, si c'est le mime qui. ..
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lu ■om-oont H:i .... ï n-Ml longtemps qu'il ne vous a vu?
... niable louil qualqua chose comme vingt ou trente, mu... punt-élrn davantage I
— Eli bien, c'est lion! Mantraa-vou» sans crainlo; fri!<!« l'aubergiste, et noua trouverons moyen de fuir.
. Ce ne sera pas possible, mon enfant, dit le marquis t .» contiwwt a se déshabiller. Nous avons affaire h du niiil* compères. Imaginez-vous qu'Us sont venus aune phn de brull que al c'eM été une troupe de mulets mnirliant eu pus et conduits par un seul homme. Je ne nid inéDnis pas; l'Iiùtesse dormait au coin do son feu; mot , l'ctnis dans la salis , lisant VAstn'e en attendent
0UI citdiiins TAMrtt! Los cuisiniers ne lisent pas des livrai reliés en sole , dit Mario en saisissant le volume, quête marquis avait posë machinalement près de son cliapcau, en prenant possession de tachambre de l'aubergiste,
lit, en même temps , h mesure que le marquis se déliimlllait d'une pièce de «on habillement, l'enfant la cachait snus les fagots d'un petit grenier voisin.
— Mais, toi, mon pauvre enfant , reprenait le marquis atfio comme l'on peut croire, Us ne t'ont donc pas reconnu pour un gentilhomme? Us ne t'ont pas fait de mal, mon Dieu?
— Mon, nm; parlons de toi, mon pfere. Tu n'as donc pas essaye de sortir avant qu'ils eussent posé leurs een linelles f
-Non, sans doute, le ne me doutais de rient Ils faisaient si peu de bruit que j'ai cru à une halle de muleliurs, et c'est quand ils ont eu bloqué la maiîon qu'ils ont élevé un peu la voix, « que j'ai vu , h travers la fenêtre, que j'étais pria dans un traquenard par la pire
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US f.Bi mmih itRssteons
espèce dVgarfioura M do larrons qiia jo connaisse. Ib nt suis tenu tranquille, pensant qu'ils partiraient bifinWi; mais j'ai entendu des mois italiens que J'ai au peu cura pris. Ib veulent, ]a crois, rester lai jusqu'au jour tu mt suis dii »Wra que, no mo voyant pas arriver a Brin»*, Oil Je suis attendu a dix liaures, mes sans, inquiets * moi, viendraient dons la nuit me trouver ici, où ils naven! que Je devais m'erretor. Ceserattle mleuxde les attendra. Ces wltres ne août qu'unit douzaine ; j'ul pu à peu pris les compter, et, quand je verrai arriver notro monde, jt saurai bien noua frayer un passage vers eux a beau coupa d'épée sur cos drôles.
— Mon père, dit Mario, qui regardait a la fenêtre, iti sont vingt-cinq au moins a colle heure! car en voila encore une bonne bande qui vient d'arriver. Nos gens m pensent pas encore à venir te chercher, et, d'un moment a l'autre, ces reliras peuvent touiller la maison du ta en bas pour piller.
— Eh bien, mon enfant, me voila déguise de pied ci cap; reste près de moi, comme pour soigner l'hôte malade, Si l'on vient, on noue laissera tranquilles. On 1 1 mats-site et ne rançonne que les gens bien montés et bien vêtus... Ahl il propos, mon cheval me fera reconnais. Ite ont dO le voir !
— Ton cheval est caché, et le mien aussi.
— Vrai r C'est donc te brave valet d'écurie qui aura Vouvé moyen... Mais qu'ont-ils h crier ainsi, tes brigands T Les entends-tu T
— Cott moi qu'ils appellent! Reste-là, mon père; ne t'entera-, pas : ce serait donner des soupçons. Tien*, les voilà qui' entrent dans la salle ici-dessous. J'y vais !
ire, et sois tout prêt a venir si je l'appelle h mon tour.
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M BQia-oosâ
Mario descendit comma un chnt lo peLit escalier qui conduisait de lu chambra de l'hâta a t» nulle d'honneur, ot so trouva en présence du capitaine Macabre, qui, au niûiiw instant, faisait pesamment son entrée par l'escalier venant do tu cuisine.
Le lieutenant Saccage était là aussi avec deux ou trois figures non moina patibulaires.
La mine du poraonnage qui portait le nom sinistre du Macabre était moins désagréable au prenùer abord que eoBa du lieutenant. Celle-ci éwil perfide et froide, avec un rire féroce. Celle de Macabre n'annonçait qu'une nukssa abrutie, qui essayait de se faire imposante.
Il n'y avait point de place pour le sourire sur cette lace hébétée par la fatigue et par la débauche. Les muscles semblaient racornis et ossifiés; les yeux, dn couleur claire, étaient fixes comme des yeux d'ém«îl. Les traits accentués rappelaient ceux de Polichinelle, moins l'expression narquoise el animée. Une grande balafre îi la mâchoire avait paralysé un coin de |.i bouche et séparait singulièrement la barbe blanche mélangée de roux qui semblait être plantée de travers et en partie a rebrousse-poil. Un gros signa velu augmentait la bosse du nez proéminent. Les doigts étaient hérissés de poils gris Juaou'am ongles.
et ramassé sur lui-même comme un sanglier, dont il avait la robe fauve et te Ute plantée bas. Il paraissait
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b plume naire tout ébttrnée se sir et luisant. Q portait la forte tt largo épée allemande, contre laquelle ae brisait far ilement U lance brillante de la gendarmerie ffancaisn; les, pistâtes avec pierre à feu, premier essai du pistolet à pierre, auquel nos soldats préféraient encore, 1 tort, les armes à rouet et i mèche; le court mousquet et U bandoulière garnie de petits étuis de cuir noir contenant les chargea de poudre et de plomb, complétaient l'armement de campagne du personnage.
Son escorte particulière, ou, comme on disait encore, ta lance, se composait de deux earaoins estrwHois (tarabiniera, batteurs d'estrade) et de deux eautillien cumulant Isa fonctions de page et de inaréchd-forrant.
U avait, en outre, sept soldats bien armés et bien montés en chettau-légért, qui ne le quittaient jamais et qui étaient l'élite de sa cwnettt ou troupe de choix. Du moins, c'est ainsi que nous pouvons traduire, par des équivalents pris dans l'usage de ce tempe, les inws et grades de celte compagnie d'aventuriers étrangers, dont chaque chef modifiait, selon son pouvoir ou son caprice, l'orgarnsatiou, l'équipement et les cadres.
Mario ne B'était pas trompé en évaluant a vingtnjinq hommes la bande amenée par le capitaine, reunie i celle qui l'avait précédé bous les ordres de son lieutenant. — Voua une sale auberge I cria le capitaine d'un ton
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bi aois-noRl 117 iWitaigneux, en frottant les lourdes sonnelles do ses grosses hottes orottées, sur 1m barreaux propres et Muinla d'une chaise da noyet. Est-ce là un fou pour des voyageurs de nuit? I* bois manque-t-il dnns cette ba-
^-Mbat .-notwieur, dit la servante en jetant une brassée do fagoi dans la cheminée, déjà bien flamb mis, nous uo pouvons mieux faire : noua sommes on pays de plaine et le bols est rare.
— Voila une sotte fille et encore pins laide, s'il est possible, que sa maîtresse I repril le gracieux Macabre. Tiens, la balle édentéa, voila comme on se chauffe,
Et il jeta, dans la vaste cheminée, la chaise sur laquelle il venait de décrotter ses pieds.
— Or ça, lieutenant, continua-t-il froidement, en s'adressant à Saccage, vous dites qu'il y a ici un petit loqueteux envoyé" par ce»...
— Te voila enfin ! répondil Saccage on levant sa botte pour pousser Mario plus vite vers le respectable
Mario esquiva l'outrage en passant lestement sous la botte du relire, et, arrivant près de l'autre butor, il lui dit avec aplomb :
— Cest moi, et voila mon message ; car J'ai très-bien dit la mot do passe a votre lieutenant. Vous ne pouvez point rester dans cette auberge, parce qu'une grand» troupe de gens armés s'y doit rendra cette nuit. Vous ae pouvez point «toquer le château, qui est biengardé. H vous faut retourner d'au vous venez, ou la chosa tournera mal pour vous ; c'est Sanche qui vous le dit.
— Ton Sanche n'est qu'une vieille bourrique, répondit le capitaine.
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El, aocompngnnnt chacun» do «os paroles d'un lilas. nhome qu'il n'est pas utllo de reproduire pour donner une idée do l'aménité de sa conversation, Il ajouta :
— Ja n'ai pas fait cent lieues en paya ennemi pour m'en aller les moins vides. Va-t'en dira h celui qui t'envoie que la capitaine Macabre connaît mieux la payaque lui, et se... tmich pas mol dp ta qu'on appelle un dit tenu bien gardd ! Dis-lui quo j'ai quarante cavaliers, car il ï on a encore quinze derrière inoi, qui vont arrlvef soie h conduite do mvn (pone, et que quarante rellres voient une armée, Allons, vite, détale et va au diable, race &i> boltome I
— Ne le renvoyez pas, capitaine, dit Saccage, qui paraissait l'homme judicieux du conseil; non no sert de nous aboucher davantage avec ce fou d'Espagnol a cette racaille d'Égyptiens. Il est fort Inutile que co beat, messager aille leur dire que vous persistes. Ile nous suivraient et ne foraient que nous embarrasser et pillai'dor autour de nous. Faites ce que votre femme voua a dit. Restez ici jusqu'à minuit, et vous arriverez encore Ionstemps avant le jour, puisqu'il n'y a guère que dem lieues d'ici à Briautes. Empêchez donc que ce petit garçon ne sorte. Je vais le jeter par la fenêtre, si vous voulez, ça l'empêchera de courir.
— Non I pas de sévérités inutiles, brailla en fausset le capitaine, le aida devenu un homme doux et humain depuis que j'ai une épouse au cœur sensible... La maison est-elle gardée comme il faut î
— Une mouche n'y entrerait pas sans ma permission,
— Alors soupons en paix, dès que ma Proserpun sera arrivée... Avez-vous donné des ordres?
— Oui ; mais, malgré tes belles annonces de madame Proserpine sur les douceur» de ce gîte, nous y ferons, je
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ni Boi»-Bon« 110
|, i:> en sou lit, en triiin de ctvvùi, ut l'hottaso perd
|,i i£io, l.e valet est Hntrnltraquo nous duvons surveillas.
ul la servanlo est une vieille sotte épourâa qui casse tout
ut 11'avnnce II rien.
— C'est quu vous laur parler durement, mou ami 1
Vum Bte* toujours l'injuro m I» mcnuco n In boudin !
Mille tonnerres du diablul mon fipoiiso vous l'a. dit snu-
vaal, voua manquez do savoir-vlvro. Oi M-dlo, m(ta
uoti'ssto du mallmur, quo, d'uira Viiiytninu de soufflas, je
Ui remette le emur au ventre?
B, marchant louitbiaent jusqu'à l'escalier, il appela
madame Pignoux en la «raliliout des épithètos les plus
Kroasières, apparemment peur donner !i son lieutenant
l'exemple de la douceur et de la politesse.
Toute Mita conversation était faite en fra.icais. Macabre, Allemand d'origine, était ne a llonrgcs et avait pissé sa jeunesse en Berrv. En dehors d'un certain
lualwUrs a l'usage do son commandement, il parlait nul et sans plaisir la langue de «es pères. I.'ltolioti Saccage ecorchait le français avec plus île facilite que Tnllontnd. Ils avalent donc peine a an bien entendre quand ils roulaient se servir de cette langue, ai d'ailleurs ils se semaient tellement maîtres da la situation qu'ils no daignaient pas s'observer devant Mario et devant les gens de la maison. Marin, qui avait beaucoup risqué en essayant de faire rebrousser chemin aux rcltres, et qui pouvait être démenti d'un moment à l'aulre par quelque novoyé véritable de Sancheoude La Flèche, sentit qu'il serait trop audacieux d'insister .pour la moment. Il feignit l'indifférence et la diairaction, tout en arrangeant le couvert, mais sans perdra un mot da en que disaient les deux router*.
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190 l«s »«»•« uaaaiieuna
Il est bien vrai qna Sanebo Avait promis d'envoyer un («pria à lilatié, où 11 avait marqué 1b dernière élapu îles rotlrei. Mais cal exprès, qui était un bohémien commit les autres, et qui espérait la prise et le pillage du chi- (eau de llrlantes sans le secoure des Allemands, se «ai Jj bien de faire la commission, ai alla marauder dons!? bourg abandonné, on attendant l'heure de l'assaut du manoir par aes camarades,
eVhfltcssu, appelée si poliment par Macabre, monta el Ht bravement téte.
— De quoi servent les uros mots, capitaine Macabre? dit-elle en mettant la poing sur sa linndie. Nous nous connaissons de vieille- date, et Je sols fort bien que kms payerai votre dcot et celui do vos douions do lansquenets 1 en jurons et casserte. Ce n'est point pour mon plaisir que je vous reçois, et Je n'ignore point que t'est plutôt pour ma ruine. Mais je suis une lemme raisonnable et pas plus sotte qu'une autre. Je fois donc contra fortune bon cceur et vous sers do mon mieux, afin d'éviter les mauvais traitements et d'être plus vite débarrassée de vos visages... Si vous avez un peu du raisonnement vous-même, capitaine, vous vous dires qu'il ne me faut molester inutilement, mais bien rue laisser faire et vous souvenir que je sais frire et rôtir aussi bien qu'une autre.
— Et qui es-tu donc, ta vieille raisonneuse î dit lecapitaine eu essayant de tourner son cou ankylo-é dam son hausse-cul de fer, pour regarder madame Pignoux.
— Je suis de mon nom de Bile, Marie Mouton, que vous avei eue pour cantiniere durant ie siège de San-