‹ Les beaux messieurs de BoisDoré. 2Chapitre 13 sur 22 · I. Un awol"' «™» ™ P™>» *- *—*■"■"< H · texte numérisé non relu

I. Un awol"' «™» ™ P™>» *- *—*■"■"< H

un'll» u soRuuat plus la lui».

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

•K OOIR-BORt 131

eene, a lettw ei isolai » qu'un j.«ir, je voua friouswi u» i'Ipp'mu «IninL vhih vous Ircliiiiua In barbe,

— C'est possible; Je mu souvins chapeau, qui ban, et non do toi, qui asl laide... Main, situas

servi la hnnno cause, \a la parduiuie ton cn[iict.

— £t qu'est-ce quavoua appelé*. In bonne causo, 1 [iivjoiilï Car voue a» nvoî change tant de fais, vous nt In* voirai I

— Taisez-vaus, ma mie iionnec. Jo na parle pas religion avec las gens da volrn uiuku.

— Sicliez, d'ailleurs, dit Saccage en ricanant, que !n bonne cause est toujours celle que nous servons !

— Mais est-ce l'heure de babiller, reprit Macabre, quand ma Proserpine s'avança et que jo vous commando do vans hilor?

— Je ne peux pas altc:r plus vite, répondit ta l'ignora; pourquoi m'ûvcE-voua fait monter?

—Parce que j'entends que ton mari, que l'on dit dire on queux recommanda ble, se lova, crevé ou non, et mutie la main à la pile.

— Ça ne se peut point; mon homme est perclus de douleurs M ne cuisine plus depuis longtemps.

— Vous mentez, ma mie; votre homme est un suppôt du vieux... Suffit! je sais do vos nouvelles; mon épouse m'a dit...

— De quel vieux vouleï-vous parler!

— Je crois que vous me questionnes, vatoialller dit le capitaine avec une dignité burlesque qu'il affectait de boono foi,

— Pourquoi non! reprit l'hôtesse. Ht votre épouse, comme vous dites, qui donc est-elle, pour vous avoir si hien renseigné t

—Remet votre langue, et quand viendra ma déesse.

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

1» «8 HEIUX alKSSIEllIlS

servoa-Ja o gt'utmic, dit Macabre iiwd un sourira do fatuité qui fil romunter sa bouche de guingois jusqu'à fea

ftîil gAUChû,

puis, revenant h ton idée Axe, qui ilai» 06 bien manger et de bien régaler an «Vessr, Il insista pour faire lover l 'batelier.

— Par) ailler I dit Ssccop an tirant son epée, ça n'est |iaa difficile ; J'ui toujours ou! dire qu'il Mail Isrdur les cales malades pnur leur damier ilu jeu, et je saurai bien ilùnlelier ca prétendu moribond en quoique trou qu'il se terre I Venez avec moi, Ici eslradiotsl et piquez partout, que ce soit cliair au moellon.

— C'est inutile, dit Marie en se Jcinnt eu devant de l> rapière dégainée. Je vols te chercher; Je sais oit fl est maître Pignouxl... le le connais, et quand je lui dirai qu'il a l'honneur de recevoir le capitaine Macabre en personne, Il viendra tant de suite.

— Ce petit-la est gentil I dit Macabre en regardant sortir Mario. Il but que je le donne à mon épouse pour le servir. Elle me demande tous les jours un page bien

— Vous ne ferez rien d'un bohème, dit Saccage. Celuici a l'air insolent et moqueur.

— Vous vous trompez! je le trouve gentil, moi! reprit le capitaine, qui n'aimait paa a être contredit trop longtemps, et avec qui le lieutenant avait un peu trop son franc parler depuis quelques Jours, pour des causes que nous saurons bientôt el dont Macabre commençait à se douter.

Le marquis, Inquiet de Mario, se tenait dans un petit couloir près de la selle d'honneur et s'efforçait de tout entendre; mais son oreille ne saisissait que des bribes

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

im BOts-poai 113 \M< ils In nietlro ou fuit on aussi peu. du mots que

possible.

II h'uui pas la temps, ex, d'ailleurs. Il n'ont pas la vnlonhi ilu lu) dira ce qui ne passait a Itriantea, il sentait qua to inarquis on avait bien assez de bo tirer d'alftira uw son compte, et qu'il no fallait pas la Iroublor par il! Hop nombreuses atipri'liftinions.

Los reliras ignorant, aussi bien que lui, l'attaque ptvripiiwt des bohémien*, il n'y avait pis do risque que la iranjuis l'apprit d'une autre bouche qu» la sienne quand le nuunont sttralt venu.

.Mais ce nioRHUt viendrait-il ï La situation prùsonte ont semblé désespérée a une personne expérimentée, et le marquis, qui n'en savait qu'une partie, la jugeait tresgrave. Mais Mario avait l'heureuse foi de l'eufaaco : il ne voyait pas la moitié du danger.

Si nous sortons d'Ici, comme j'espira, pensait- il, nous rirons bien, mon père et moi, de la figure que nous faisons en ce moment!

En effet, le pauvre marquis travesti en maltre-queux, était fort riaible.

lt avait fait les choses en conscience. 11 avait oté aa perruque et caché son crâne dénudé sous un bonnet de toile gondronnée en (orme de moule a pâtisserie.

Sa figure, ainsi privée de boucles tTébène et barbouillée de suie, n'était guère reconnaissante, non plus

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

ISA F KS SSAUX MKSSIUU11.H

qua ai» grandes mains blanches, couvons Muwunt loin. Mta ii l'avenant de nn visas».

Il avait trouvé moyen do bien dissimuler sa flna cliomîso suus un sarrau de campagne, o» s'était chaussé du mauvaises paiiiouHas de feutre; un tahller aras, br* chant sur la (nul, dissimulait ses chausses de drap, <]ui oVtatat pas Irài-ïOïaiJlea; car il s'était habillé forl simplement pour l'expédition nueturne projetée h Hrilbault, et catto circonstance tournait a bien dans la circonstance nouvalLi.

Averti par Mario que Macabre paraissait ôtru un butor baie et vaniteux, il sentit qu'il devait lui inspirer du la confiance, et, des les premier* mots, U reconnut qu'aucune hyperbole ne serait trop rude k lui faire avaler,

— Illustre et vaillant capitaine, lui dit-il eu le saluant jusu.ua (erre, jo vous prie d'uxoiaer ma pauvre sotte de femme qui ne m'a pas fait connaître a quel graml homme de guerre et d'esprit noua avions affaire. Il est bien vrai que je suis malade de la goutte; mtua voire air avenant et martial ferait revenir un mort, et Je me souviens trop bien d'avoir servi sous vos drapeaux pour ne point vouloir, dussé-jo laisser ma vie au feu de mus fourneaux, voua servir encore selon les petite talents que le ciel m'a donnés,

— Boni bon! dit Saccage au capitaine, U n'est rtoit de tel que de menacarl a présent, les voila tous qui veulent avoir servi sous vos ordres.

— Ça vaut fait, répliqua Macabre, pourvu qu'il me serve bien a cette heure. Et, après tout, monsieur lo lieutenant, Il n'est rien d'impossible quo ce vieux homme m'ait connu au temps jadis, dans les guerres du pays. J'y ai assM donné de ma personne pour qu'un diacuu

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Page 1