‹ Les beaux messieurs de BoisDoré. 2Chapitre 16 sur 22 · H BOIS-BOH · texte numérisé non relu

H BOIS-BOH

dait jusqu'aux yeux; on la croyait blessé à la tête, et chacun lui demandait avec BoUicitudes'il avait beaucoup

Au moment où t'en Jetait tes primùeres peUetees de terre sur les cadavres, 11 y en eut ttu qui réclama.

Celait La Flèche, oui Drétendaft n'être pas tout à fait mort.

Les fossoyeur» Improvises n'étaient guère disposés a récouler, lorsque Mario passa non loin et entendit la discussion. 11 accourut et donna l'ordre d'exhumer le misérable, à quoi l'on obéit avec répugnance; mais, malgré toute son autorité seigneuriale, le généreux enfant ne put décider personne a le transporter a l'anibubnw.

Chacun s'entait sous divers prétextes, et Mario fut lirai d'aller chercher Aristandre, qui obéit sans rournurer, et retourna avec lui au heu où, sur la terre humide et souulee, gisait In bohémien brisé.

Dais il n'était plus tempe. La Flèche était perdu sans ressource; il ne râlait même plus; son œil dilaté et hagsrd annonçait qu'il touchait a sa dernière heure.

— D est trop tard, monsieur, dit Aristandre à son |ame maître. Que voulez- vous] c'est bien moi qui l'ai aplati, el je conviens que je ne m'y suis point fait léger; mais ce n'est pas moi qui lui ai mis comme ça de la «rre et des rafllotix dans la bonche pour l'étouffer. Je n'aurais jamais songé à ça.

— De ta terre et des caillouxï répondit Mario en regardant avec horreur et surprise le bohémien, qui étouffait, a pariait tout à l'heure ! il aura donc morou la bouc en se débattant contre la mort r

lit, comme il se penchait vers le misérable poaros- •aver de le soulager, La Flèche, qui avait déjà la pAleui

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des trépassés, lit un effort du bras comnio pour lui cQra: i C'ast futile; laisse-moi mourir en pals. »

Piiii son bras s'étendit avec l'index ouvert, comme s'il indiquait son meurtrier, ot resta ainsi roidi pai ii mon, qui avait déjà éteint son regard.

Le» yeux de Mario suivirent instinctive m uni la direction que désignait ce geste effrayant, et ne vit personne.

Sans doute, le bohémien avait eu en expirant m hallucination en rapport avec sa triste et méchante yk.

Mais Aristandce fat frappé des traces d'un petit pied, tontes fraîches, sur la terre argileuse.

Cas traces entouraient le cadavre et présentaient comme un piétinement auprès de sa tôle, puis elles a 1 *loignaiant dans la direcljo» que son bras montrai encore,

— Dya des en&nts bien terribles! dit le bon w rosseux en faisant remarquer ces traces a Mario. Je sjis bien que ces bohémiens ne valent pas des chiens, s c'est peut-être le petit à ce pauvre Charassoaquijvoyaiil que voua voulies sauver ce mol mort, aura voulu, lui, l'achever comme enta pour venger |a mort de son père. Ces! égal, c'est une invention du diable, et l'on a nia raison de dira que le mal fait pousser le mal.

— ' Oui, oui, mon bon smi, répondit Mario épqirvarrtt Tu comprends, toi, qu'un mourant n'est plus un ennemi Hais regarde donc là-bas dans le buisson r n'est-ce pu la poti» PUarquisncache?

Je ne sais pas, oit Atiaianilre, ca que, c'est quota petite Pilaf ; mais je connais enta petite drtiesse pour celle que J'ai tait sauver cette nuit. Tenai, la voilàqui h sauve plus loin. Elle court comme un vrai chat maigre: ta reconnaisse!- vous, fc présent ï

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DB BOIS-DOO.( tB7

— Col, dit Mario, je la connais trop , et ja vois bien que le démon êsl en elle. Laissons-la. flair, carrosseux, et pisse-t-elle s'en aller bien loin d'ici !

— Allons, monsieur, ne restez pas dans ce vilain endroit, reprit Àrlstnndre ; je vas remettre en terre U euenUiodooemécréami car, de vrai, le* chiens et tes corbeau* le flairent déjà, et M. le manuiis n'aimerait pas h voir traîner gà sur ses terres.

Mario, brise de fatigua, «lia prendre un peu de repos.

ïtaand il eut dormi uns heure sur un fauteuil , a côté de sa chère Biorisque, qui Teignit de reposer aussi pour b tranqulllisET, il se remit îi donner des soins, des secours et des consolations dans le château et dans le Age, avec l'aimable et dévouée Lanriane.

Le marquis; après avoir fait à la liàte an peu de tôt- «le, recevait lé visite da lièutenant de la preVo'e-

En coapagrjifl de NS. d'Ars et de Coulogne , il eipoeatt les faits aui magistrats chargés d'en faire bonne et prorapta justice.

ta Journée s avançait.

U fatigue avait ramoné le calmo dans le village et dans le manoir. Mario et Lauriar*, en revenant de leur louraee, éprouvèrent le besoin de respirer un peu dans le jardin , le seul endroit de l'endos qui n'eût pas été profané par des «cènes de violence et de désolation.

Tout en racontent avec deHHI 3 ffi ]ainè Haie m

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Mettra parttcntKr», .(u'olto tfawU pian «neotn m la loisir dobloiieunuwiiidro, Mario arriva avec nlb n f itola (TJïfnV. dana co labyrinthe «il II avait pansé m huuw si nuitée. In imil prtcédenle.

Lotanipsdiaitdoux. Us (ton enfanta a'n.alnmlsur loi nmrahiiH .tu la petite chaumière.

Mariu, anus ta rwWo, avait un pan .le flftwi flsm latotn. Do «I violantes «'motion* l'avalant comme MM spmlnlnonwirt, et l.nuriunn, en In fo«iir*inl, M ntippà ■la roxpruaskm do fermeté mMaucoiiquu qui avait efaaMj sondons at limpide reprd.

— Mon Mario, lui tUMto.Jo crains .p» tu n'ai™ Ml Tu «s au pour al cours»! , fatigua et force , joia et c*tpin tout ensemble dans CMW abominable nuit; iw« tout cola cet passé. Matiro lovotln répond de Morcé*, et die Jura qu'elle na tauffia guère. Tu as sauve In w do notre cher papa Sylvain, ot raagé la mort .fetm pauvre ptre. Tout cola tu fait grand ot brave B"^». ■ cette heure; mai» il tm na paa rester «ouolewc, et ptatt •onger a romardw Dieu du bon secoure qui! fa donni

— J'y songo bien, ma Lauriane, répondit Maria; «m» Jo songe ausai à une chose que mon pire m'a diinot matin, après quoi tu m'n» embrasse on disant; . (lui, oui ; » et cetw chose me rerient h prisant. Je ne M pas comprise, et il faut que ta me 1'mpllques. Mon père a dit que j'avais Mftguhi IVspofr dt te ptei«. Est-» donc que, Jusqu'à ce Jour, Je ne te plaisais poinlï

— 81 fait, Mario ; tu me plaie grandement, puisque Jt t'aime beaucoup.

— A la bonne heu. e I Mal», quand mon père dit na* quefiria en riaotquo je Henri ton mari, eat-ee que MON

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— Vraiment , ja ti'uii Nil» rlmi, nl.irlo , ni un lu rraiH fahv. Je na\i plus vIoIIIh que toi lia deux Ou trois mm , al , «jiiiiitil lu xora» un J<iium iuimnin, Je serai quiuuiutiiit

Ulli' lirithr |k|IMHjl«Ue.

- lit laipnudnnt, Uiirlmiu, A'huiHtt m'a dltqunlu uvarwlitj» iHo marine 11 Un euu»iu ilelyaii, qui nvsll irais ou iutM ans <lo plus i|uo toi. lial-cu qu'il lu reprochait Mm in*|>J«inn pour lui?

- Kh Ulun. mol, jo trouve qu'il avait tort; je trouva quo tiiu'os ni jeune ni vieillo, et je w trouverai toujiiurs bleu, iinrce que ju fnimoriU toujours comme jo l'aime a

— Tu n'en sala rien , Miittot on dit qu'on change de «aiir an changeant d'Ugo.

— Cola n'est point vrai pour mol. Jo trouve toujours maMurccilosjrainoaloùiLBlilo, et, depuis quo jo unis hj monde , Je mo plais toujours avw elle. liens, mou pint est vieux, à co qu'on dit; moi, ju m'amuse plus «me lui qu'avec CHndor, ot Je ne trouve point d'ion non plus onlro nwliro l.unilio ot noue. HIsi-eo quo tu l'emiuuM da moi, parte que Jo suie le plus jeune de noue

— Non pas, Mario; tu es bien plus raisonnable ot plus goalil que les autres enfants de ton duo, et lu es déjii plu- savant que moi , dans les leçons que nous prenons

— I iis-moi , Lauriane, est-ce quo lu me trouves plus lenlil que ton autre mari J

— Je no dois pas dire cela , Maria. Il était mon mari, H lu ne l'os p?s.

— C'estdoncqueUi l'aimais, parce qu'il était ton mariî

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ISO LUS UKAUK JIKftMSUHS

— J»i n« nul» |uw : J« ne l'aimais psi* Iirniieriim .|iiam tl ii'iwil quo mon wwali» ; Ju M Irmtvai* irui- f.-l .1 in* nioiMiiuMln vuciirmna. Mots, quand un wwteuàflctuàii mihi'ibIiIh a VAaUa niuinaao et qu'on noua uni dit ■ Vous «Us iiiarids , vuus no vou* wwi.h plus qwi dim

un lui il ans, Ij vntiM di'vufr "V mm nini"r;i

J'ai f(\]i»n<ln i • Citai titan; > et J'ai jwW pour nul miii WushwJiHim.uii dnHiMiiliml h Ittnii du mi&kàhf/ist ■la l'alun* «initi»t Jo lu rnviirrol».

— lît tu il» l'as jmnnts mvu I tttt-OB «|«0 lu a» nu ii enuKrlu quand il «si mon ï

— nul, Mario. G'dwit nioii cousin, J'ai [douro In»

— B , si Jo mourais, mol qui no loaub ni cousins 1 mari, tu nu plounimis donc |iasï

— Mario, dit Ltuirinun, U ne faut pas parlor de muurir: ait dit que coin parlé malheur quand oïi est Jouira. Jera vaux point quo tu niuurés, al ja te dis ancaru qua ji faim» beaucoup,

— Mais tu no veux pas me promaltre que Je garai ta marlf

— Eb I qu'est-ce quacoii lo fait, Mario, quo j« «« la foiuméî TiinS nuls pus saiitomarit al tu voudras K marier quand lu seras en tge.

— Ça me fait, l.aurtanel Je ne veux pas d'uuwi brama que tôt, parco qiin lu os bonne et que tu alnin tous cou» quej'niuië. Et, comme tu die qu'on doitairaa son mari, Je vols que tu m'aimeras toujours si nout sommes naariis-.au lieu que, ai tu es mariée avec m autre, lune peineras plus a m'almer. Alors, moi, j'au» un grand enagrta, et j'ai envie de.pleurer rlea 'f* il

""-^Bl ïoilà que b pleures tout do htm I dittw.i.m

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