‹ Les beaux messieurs de BoisDoré. 2Chapitre 2 sur 22 · tlajn.l. BkMnâu ikr · texte numérisé non relu

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HimniiW, disposées imnw en ai»pliiiliétore«tpnri , tnj;i'*, qu'un liommo qui las avait faillite Cl obsc rvVs depuis longtamps, a peina les pouvnit-ils eomprandra'. »

C'esl Anna en tnbvrinihe de plorro, dnns coi «renne significatif, dnns ce ropalrodo grand vassal, que résidait lluiirl do Bourbon, duuidorne du nom, priitca do Coudé, li-qm-l, après troi* ans do captivité pour roballion a In couronne, venait dû «a fécanolliiir avec h cour ni dn rentrai dnns son jjmivoiiiomoiit do Horry,

Il joignait a wtto ctinrifo celles Je lieutenant-général, do bnilli do la pravïnco et do capilnlnn do In grossit tour do Houtkos : o'eat-a-diru qu'il avait lu pouvoir politique, civil et militaire de toul lu centre du ta Franco, puisqu'il j.iiilssnit des maniai droits et charges pour la province dn Bourbonnais.

Ajouta il ce pouvoir utio torluiio immense, nugmoiUra du sommas que chaque rébellion des Connus contait, sniis forme dHuSenwUi', a lu couronna, c'est-a-dire a In Franco ; de l'achat a pou près forcé des terres ot châteaux aptendides que Sully pussédait an Iterry, et qu'il fallait céder a M. le Prince a nrand'porto, an raison de la dureté des temps et des anlhatretet du pays ; w» In titularisation, c'est-a-dira la suppression, au profit dn prince, des plus riches abbayos do la province (entra autres colle de Déols) ; des présents imposés par l'usage, la flatterie on ta poltronnerie a la grosse bourgeoisie dm villes;des lourds bassins d'or et d'argent pleins de moutons du Berry en belle monnaio d'or et d'argent ; des mrrosses A'azur, sculptés et ornés de satyres d'argent ; traînés de ah beaux chevaux harnachés do cuir de Russie rehaussé d'argent ; des impôt», pressurages et vexations

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ila toutes aortes sur lu poUt momto ; argent aous uni* In imins, sou* toutiuku formes, sons tuu* lin prétextes, M ritnit la suul mubllo, la «tu! but.' In *<m\a Hfamkur, In «lulu Juin et la fioul gcul» ttoltoitrl, p«it-Hls du grand Conrfo du In Réforma ut p6ro du grand Conitt *> la Fronda,

Doux ffrainis Condét bien anïbllleux ut blun coupables aussi hiivoth In Pranoa, on lu unit I mais capables aussi du lui rcitdrode grands sorvicos contre l'étrangor, quand leur intérêt personnel nu les en détournait pns. Ilôlna I c'est la ('«//tau xv«* rJWfc Mais Ils avaient de lu bravoure, do In sriinuew, do l'héroïsme quand mémo ; 01 cnlul qui Juue un rùln dans «utra récit n'était qu'avant, rusé, prudent, «t l'un dit momo quoique chose do pis

Su naissance avait c"lé tragique, et si Jeunes» rnalhwnuaa.

Il avait reçu lo jour en prison, d'uno mm accusée d'avoircmpolBOiinosonninrl'. Mario lui-iMcmûtorttaunn à la bollo Charlotte do Montmorency, liiledu connétable, Il avait eu pour rival lo irap vort ut trop vieux galant ifonri IV. U Jeune priueasse avait été coquette. Ln princu avait enlevé sa femme. On accusa lo roi do vouloir taire la guerre à la Belgique pour lui avoir donné asile. Lo fait était a la fais vrai et faux : lo roi était follement amoureux ; mais Condé, oo feignant une jalousie dont il était incapable, exploitait la passion du roi au profit do son ambition, et forçait le roi a sévir contre un rebelle.

Malheureux en famille, en guerre et en politique, H. le Prince se consola de tout par l'amour dos ■ichesaes, et, t. Chariot» de ta TrfmouIBo, femme Js B«nl il* Couds, n»-

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quiuvl vlni la torrluto minUttro ùu Mcbnliou, il vécut fun t ronquilt», riclw ot suris liwinour, dan* ai butine ville? da Bourges et dans son beau cbMeau du Snlnt-Amand- Montrond.

Mai», 8 l'dporiuo un nuira recteur Poulain, après six sonwlnas do démarches al d'intrigues vint A bout ifâtro introduit an sa prdsaiico, M. lu Vàam n'avait pu «kkmico a tuuto ambition politique, ut il devait uncuro Juiwr son tite do vautour dons l'apiniu du pnrLi calviiilsla ni doue celle du pouvoir royal, orpomM a'élovor sur loa ruines do l'un et l'outre.

Lu racunir croyait bleu savoir à quoi Itonimo il avait affaire. Il le Jugoilt sur la rf qu'a g' ■ ■

vemont dévot.

U princa était bien tout cola ; mai» il était tout sala baaucoup plus qu'on ne le Bavait encore. L'histoire prétend qu'il aimait beaucoup trop In société des écoliers, il trichait par avarice et non par simple amusement; Il no faisait pas comme Henri IV, qui rendait l'argent. 11 aimait las cadeaux avoc passion; il était commèru par envie et méchanceté; il était avare Jusqu'il la fureur, bntasque jusqu'à la supereiitton, dévot jusqu'à l'athéisme.

Lenel, dans son panégyrique, dit de lui tres-ingén liment, ou plutôt très-maliciousemedt .

• 11 entendolt la religion et scavoit en tirer avantage, connoissoit le» replia du coeur humain autant qu'irammn que j'aie connu, et jugeoit en un moment par quel intérêt on sgiasoit en toutes sortes de rencontres. Il sca-

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10 LKS OUaUX UESSISUnS

volt ae oraenoltoiiuer contro rnnillco dos hommes tara lu foira comioliM. llMimiiililpi'wflliT.ilapBa entrepris d-effiiices qu'il n'ait (Dit réussir, en ssemuoristnu, quand

11 ne pouvait on venir à bout d'autre sorte. Il açavuil éviter les octsaimw do rlon perdre do co qui lui «oit dft ot prodWr da celles qui pouvulonl l'augmenter on quelque chaso... Kudn, — dit plaisamment pour conclure le bon [.oiiot, - Il m'n nmbU un grand homme ot ftrt exlrnnrdinnlro. »

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quant au [lotirait physique du prince, voici comment unis phi* illustra pluiiioime cotlo daLenatle déliait du us uno lettre pnrtksiBero:

i Uneflguro egréaltlo au premier «bord; tête allongea, assez régulière; rion do In puissance ni de la binurrarle dos traits do non fils, la f-nnd Cunilii; las yeu\ riants; araov. dogrilcortons ce visage Mon encadrâ par la lotiguo chevelure; les moumachos relevées, l'opaline ot bHigue roynlo. Ho l'incertitude dans les plana du Iront, qui eut moyen, avec les réglons supérieures assez développées ; do la mollasse dans les Jouos. Ce regard souriant est de eaux soua lesquels on sent, avec quelque attention, le manqua de dignité et do sérieuse croyance, une petite personnalité égoïste et beaucoup d'indifférence.

> Hais c'est ta 1* seconda Impression ; la première est assez agréable.

■ Le meilleur de ses portraits gravés porte la devisa' Semper pruémtia r

La statue de Mercure, le dieu des filous, plantée sur le haut de son donjon, en dit encore davantage,

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