‹ Les beaux messieurs de BoisDoré. 2Chapitre 20 sur 22 · OSÉ · texte numérisé non relu

OSÉ

> La déflle était coupé de irais fortes barricadas coulertea par des boulevards at des tassés. Las rochert qui la commandent des deux cotés étaient couronnés de sol> dus at protégés par de potttea redoutes.

EnÛn, la canon du fort Taltasse, bâti sur une mon-

bien après eux : notre rôle n'est pas d'écrire l'histoire dans ses bit* officiels, mais de la chercher dans ses épisodes oubliés. Cent pourquoi nous suivrons les beaux messieurs de Bois-Dorf h travers le es

wrmeût bit à sou père de ne pas s'éloigner de lui, a ne l'a jamais su. Toute la passion de m âme, toute la fié vre de son sang, contenues à l'habitude pt

1 oublia mente un instant que son père le suivait au {ta fort du danger, et, pour ne pis le perdre de vue, l'eiposalt autant que toi.

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Àrislondre était là, il est vrai, se plaçant comme uns muraille mobile autour de non matin?; mais Maria, m plus chaud de l'assaut, sa retourna plus d'une fuis pont voit le panache gris du vieillard qui dépassait tous les autres, et, chaque foia qu'il le vitDoltej, flremertia Dieu et so fla a son étoile.

L'affaire fut ai impétueusement menée, qu'ella » coûta paa cinquante hommes a la France. Ce fut unis de ces oûraculeuses Journées où la loi est dans tous, et ai lien ne se trouva impossible.

La position emportée, Mario «'était lancé sur la roula de Suse, à la poursuite des fuyards, parmi lesquels était le duc de Savoie en personne, lorsqu'il vit venir sur m droite un cavalier masque, courant ventre à terre.

— Arrête)!, arrêtes- voua f lui cria cet homme; le aervice du roi avant tout ! Foriez mes dépêches. Je vous connais; je me Ile à voua I

Et, eu disant ces mots, le cavalier se laissa glisser i terre, évanoui, pendant que son cheval, épuisé, tombait tm- ses deux senoux.

Mario fut le seul de ses jeunes compagnons qui eut le courage de renoncer à une dernière prouesse-j il sauta è terre, et ramassa le paquet cacheté que le couriervensit de laisser échapper.

Mais, comme il allait tourner brida vers le camp do roi, un groupe d'hommes armes qui ne paraissaient paa avoir pris pan i l'action et qui, évidemment, puursiavaient le messager sans savoir oh ils se jetaient, début qua par la droite et s'élança vers Mario en lui criant en Italien qu'il attrait la vie sauve s'il rendait le paquet sans

Mario se hâta d'appeler au secours de toutes ses latte. Personne ne l'entendit. Son pèro était encore Wo

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Le cardinal lut la «pécha.

C'était quelque bonne nouvelle : peut-être le chiure des forces insuffisantes que Goniaîei du Cordoue avait devant Casai; peuMtie une conspiration des reines contre la pouvoir qui sauvait ta France.

Quoi qu'il en. fût, le cardinal ferma la dépêche avec un malin sourire et leva les youx sur Mario en disant :

— Les destins propices ont fait si bien les Choses, en ce jour, qu'ils ont choisi pour messager un archange. Oui êtes-vous, monsieur, et d'où vient que vous êtes porteur d'une telle dépêche î

J'ai pris cette dépèche dans une main mourante, tendue vers mol au milieu de la chasse que nous donnions a J'ermemi. On m'a dit ; • Le service du roi avant tout. > Je n'ai pu approcher du roi, j'ai pensé que J'approcherais de Votre Érpinence.

— Vous ave* donc pansé, reprit le cardinal, que c'était tout un, en ce sens que le rui ne. peut avoir de HBcrelB pour son ministre T s .

- J'ai pensé qifil n'en devait point avoir, répondit

— Karlo da Bois-Doré.

— Vous avet... quel ageï

— Dix-neuf ans.

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DE BÛlS-DÛRi

— Vous élira i La Rochelle?

— Non, monseigneur.

— Pourquoi?

— Je ne me bals pas v(

— Voua en êtes î

— Non, monseigneur.

voila tout ce que je demande I répondit Mario, qui, dans Bon empressement à rus pas taire perdre de temps au cardinal, s'éloigna uns s'apercevoir que Son Émineno» voulait encore lui parler.

Mais d'autres soins rôda sa porta ailleurs « oublia Mario.

Le lendemain, comme on i*bn crut voir passer H. Poulain, habillé en campagnard. Il rappela et ne reçut pas de réponse.

M. Poulain se tenait caché, suivant sa coutume. Avant pour emploi les missions secrètes, l'ex-recteur montrait ta figure la moins possible dans certaines localités, et ne s'y présentait jamais ostensiblement devant les per • sonnagee importants qui l'employaient.

Pendant que le roi, c'est-à-dire le cardinal, recevait k Suse tes soumissions du doc de Savoie, ce qui prit nécessairement plusieurs Jours, le marquis se reposait de

Bien que les campagnes de Richelieu ne ressemblassent en rien ara guerres do partisans 4e sa jeunesse, Bois-Doré avait été là pour son compte aussi tranquillement que s'il n'ent jamais quitté les champs da ta-

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tailla; mai» il avait été riiilmnaiil Bftcuud de volrsenetiuï marin dam cette éprouva, It'flberd il avait BNmt que l'enfiiut uo ffu aintosous do sos espérances; car, dopui* laKHtiblanuitdol'nHaamdeBrlsniBïotdû la mon du Sanal-o, Mario ive.lt sauvant montré Beaucoup aa répugoaut* pour la «Mit versé. 'Juulquofoi* mime, a la vu» tl peu curieux du slduu do Le Rod.oHo, ijul montait Autour aa lui toutes ht jeunes tttes, lo marquis, Won que eai'sfcU de sos principe*, avait M pour do an prudence, tlib quand il lu vit fondra sur las hnrrîuados et Rrimpor aux redoutes du \m do Suse, il le trouva trop iiSuiûtoir.: et demande pardon à Dieu de t'«voir amené la.. Enfin, il avait pria con&tooo, et, eacliont son aveulure de la dd> pf dm, il pleurait de joie et radotait de ptoWr demi te sein du fidèle Adaitia*.

Cnlui-cl ae faisait remarquer dans le ville par ses airs d'arrogance et lo mépris qu'il faisait de tout ce qui n'était pis H. le marquis ou M, le comte do Itaia-ttoré. Aristandre était fort content d'avolrtue beaucoup de Hémonlais finis il ont voultHuer plu» d'Espagnole. Clinder ne s'était pas nul comporté. Il avait eu bien peur au commencement; mais il se disait prêt a recommencer.

Cependant Mario, au milieu de la {oie des siens, était tous le coup d'une Ylve inquiétude. Lui, qui méprisait les vaine» prédictions et qui avait traversé le feu sans y songer, 11 se sentait faiblir devant une Me menace, et pilar repassait dans ees révee, comme l'esprit du mal Mine la forme d'un invisible et insaisissable ennemi 11 était payé nour savoir que les plus faibles adversaires peuwmt, par la persévérance de la haine, devenir tes plus redoutables. II avait sans cesse Uurisne devant les ftuii il lui somblaitqa'uii effroyable danger la menaçait B prenait ees crainte* your des pressentiments.

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no pour fuira

«no pruuioiiaito. Il sVriqirïl valnniunni On lu |H«II» Lnlitf. mionnn. U puuasa plus loin vota la mont Un.i&vru, ut ajijiril que te iwtps d'une rumina nvoit «te trouvé pMla, uuna la matinée du 3 mur*. On ravait rl'nliotil crue niorto *i froid; innis, toqu'ou l'oiitom., m R>ran et son rabat partaient don traces pamuiultacw .tu brfiluru,

monlitira a. Mario, lui proposeront do 1«1 montrer In cadavni. On l'avait enfoui >lni>* In ■afppwtaftaMM, lu torro étant Irop glacée on cal endroit pour oira aisément creusée,

Mario s'empressa de constater r[uo ua eadavru omit Uen celui de Urilinde. Dnnc, l'itar n'avait pas mwitl. Elte s'était defntto dosa conipagno: ello pouvait, par les mémos moyens, se défaire da ect rivale.

Mario retourna a Suac en toute halo et conGa luui a

mol Ici pour continuer U campagne, s'il y a lien. Si la paix est déllnluvenient Bignée, voua la sauree dons quelques jours et viendrez mn rejoindra sens voua presser et sans vous fatiguer. Seul, j'irai plus vite, sage* vite pour devancer encore celte détestable aile, qui n'a ni le moyen ni la force de courir lu poste.

Le marquis céda. Mario Ht sur-le-champ ses disposition» pour partir le lendemain malin avec Clindor.

Dans la soirée, Al. Poulain vint avec précaution. Il était tout joyeux et tout mystérieux en mante temps.

fut seul avecloi et Mario, Je voua devais déjà beaucoup, et Je devrai ma forHute i voire aimaUe flls ( ta précieux

(Mpftcho *wje portais, ut qu'

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