‹ Les béguines de Paris [microform]Chapitre 31 sur 42 · Arch. nat., S · texte numérisé non relu

Arch. nat., S

2. Tuetey, Testaments, etc., p. 467. La maîtresse c laissa aux escolieres

dudii béguinage xxxii s. p. »

3. Arch. nat., LL 11 5, fol. 203, 9 mai 144a : « Quia due religiose des béguines erant citate in capitulo pro eo quod tenent scolas filiarum in earum domo sine licentia domini Cantoris aut dominorum de Capitulo, nunc regimen Cantorie habentium, ipsa Cantoria litigiosa nunc existente; et dicebant quod non consueverant petere licentiam a quocumque et quod crant taliter priviiegiate quod hoc poterant facere sine petendo licentiam a quocumque, nisi a domino Confessore seu Elemosinario régis, qui habet regimen dicte domus. Et procuratores Capituli dicebant contrarium et quod non poterant tenere sine licentia dicti domini Cantoris aut dictorum dominorum; ordinatum est quod magistri R. Haultuy et R. de Fontanis deinformabunt et inquirent super hoc de veritate et refferent. »

4. Arch. nat., LL 118, fol. 261, et LL 372 [Extraits des registres capitulaires concernant les écoles, factum imprimé, p. 33); 7 juin 1454.

V. — Disparition du BéouiNAOE. — Les Haudriettes ET les Bonnes femmes Sainte-Avoye.

Au bout de deux siècles d'existence, l'institution qui nous occupe tomba en décadence, le nombre des béguines diminua peu à peu; en 147 1, on n'en comptait plus que deux*. On comprend donc que Louis XI ait accueilli avec faveur une requête des religieuses du tiers-ordre de saint François, qui avaient des établissements dans diverses villes, entre autres à Caen et à Vernon, et qui sollicitaient Pautorisation de s établir dans ce couvent, presque entièrement abandonné. Le roi leur accorda cette permission et ordoiina que le monastère prendrait dès lors le nom de TAve- Maria Cependant, les Clarisses, appuyées par la reine Charlotte de Savjîc convoitaient cet emplacement. Tant que Louis XI vécut il maintint sa décision en faveur des Franciscaines, malgré l'opposition du curé de Saint-Paul, de TUniversité et des ordres mendiants; mais, à la mort du roi, les religieuses de sainte Claire reprirent Tavantage et la contestation se termina enfin, en 1485, à la satisfaction des deux parties, grâce à la décision des religieuses du ners-ordrc. jui. . pour avoir perpetuele closture et vivre en plus grande

t observance régulière, ayans sur ce faculté apostolique et royale, se translatèrent en l'ordre madame sainte Claire^. » Leur couvent subsista jusqu'à Tépoque de la Révolution.

Au moment de la disparition des béguine»;, Paris comptait encore deux autres communautés qui, sans cire a proprement parier des béguinages, offraient avec cette institution certaines analogies, et 4 u méritent par conséquent que nous leur consacrions quelques lignes. C'étaient les Haudriettes et les Bonnes femmes Sainte-Avo\e,

1. Les lettres de Louis XI, dont nous allons parler (Arch. nat., Xia 8606, fol. 3o6), portent même qu'il n'en restait plus qu'um seule, mais il y en avait encore .crtajncai.m Jeux au moins, nommées Miwiieiie la Normande et Geneviève Albarde, qui passèrent une transaction avec les tilles de l'Ave-Maria en 14^0 (Raunié, Épitaphier du vieux Pans, i. i, p. 269, n. 1).

2. Arch. nat., S 464^. requête des Clarisses de la fin du xV siècle. — La transformation du beuuinage en monastère a été racontée avec détail par M. Raunié dans V F.pitaphicr du vieux Paris (t. I, p. 267 et suiv.): nous n'avons eu qu'à résumer sa notice.

La maison Sainte-Avoye avait été fondée en i283 par Jean a Sequcns », chevecier de Saint-Merry, et la veuve d'un bourgeois de Paris nommée dame Constance de Saint-Jacques, pour y recueillir quarante veuves, de condition pauvre, âgées d'au nioins cinquante ans*. Elle était située dans la rue du Temple, qui prit à cette hauteur ie nom de Sainte-Avoye 2.

L^hôpuai Etienne Haudri, établi dans les premières années du XIV siècle par un marchand drapier de ce nom, et destiné également à des veuves, s'élevait rue de la Mortellerie, près de la place de Grève^, vers l'endroit oQ l'on voit aujourd'hui la statue d'Etienne Marcel.

Les Haudriettes reçurent des mains de leur fondateur des statuts qui furent complétés par Michel de Creney et Pierre d'AillyS aumôniers du roi. Quant aux Bonnes femmes Sainte-Avoye, nous n'avons pas le texte primitif de leur règlement, il n e.i arrivé jusqu'à nous qu'une rédaction du xvi« siècle représentée

1. Du Bois, Hist. Eccles. Parisiensis, t. II, p. 5 10. Voy. Jaillot, t. III, quartier Sainte-Avoye, p. 4; Lebeuf, éd. Cocheris, t. II, p. 208; Raunié, Épitaphier du vieux Paris, 1. 1, p. 3o3. Ces historiens, sauf Lebeuf et Raunié, donnent la date de 1288 pour la fondation. Mais celle de I283, indiquée par Lebeuf, est confirmée par un vidimus de l'acte de fondation (Arch. nat., L 1078). Us pièces les plus anciennes qui parlent de celte communauté ne la désignent que sous le nom de t veuves demeurant près de la porte du Temple » Il est probable que c'est seulement lors de la construction de la chapelle, vers , 5o8 (Lebeuf, éd. Cocheris, II, 208), qu'elle fut mise sous le patronage de sainte Avoye (Hedwigis), tante de sainte Elisabeth de Hongrie, et veuve de Henri le Barbu, duc de Silésie, qui mourut en 1243 et fut ca ior^.isec en 1267 par Clément IV.

2. Arc i: . LL 1240. fol. 122, Comptes de Saint-Denis, années 1291- 1292 : c Mulieribus viduis prope portam Templi, 5 s. » — Ed. de Barthélémy, Recueil des chartes de Vabbavc de Montmartre, i883, p. 3 11 : Amortissement consenti, en 1294, par Edein. , ' sse de Montmartre, en faveur de la c congregatio viduarum mulierum manentium versus portain i empli, » et portant sur deux maisons sises rue Neuve-Saint-Merry — Nous avons publié autrefois dans le Bulletin de la Société de r histoire de l'aris (mar^-avril 1887) un testament de !3i6, ou Sedile de Laon fait à Sainte- Avoye un !ei:s ninsi conçu : < l\cm m .liieribus Domnc Constancie parisiensibus, un ..s .11 : .^. i Nuus n'avions pas su alors identifier cette communauté.

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