Voy. les Statuts des Haudriettes, à V Appendice, n» II
d'expulsion. Enfin des règles fort sages étaient portées pour la bonne administration des fonds communs, la conservation des archives, etc.
Quant aux Bonnes femmes Sainte-Avoye, non seulement leurs statuts offraient avec ceux du béguinage les diÔérences capitales mentionnées ci-dessus, mais ils leur imposaient pour la vie de chaque jour un règlement minutieux qui ressemblait beaucoup à une véritable règle religieuse*.
A cinq heures du matin en été, à six heures en hiver, elles se levaient; la « secrétaire, » s'il faisait nuit, venait dans leur cellule leur apporter de la lumière, puis, au son de la cloche, elles s^assemblaient à la chapelle pour réciter les heures Notre-Dame, les psaumes de la pénitence, les litanies et les heures de la Passion et du Saint-Esprit, si elles savaient lire-, sinon, trois chapelets. Elles entendaient la messe, et ensuite se livraient au travail en commun, pendant lequel la maîtresse faisait faire une lecture d'une demiheure tirée de l'Écriture sainte. A dix heures, dîner, suivi d*une récréation d'une demi -heure, qu'elles pouvaient prendre dans leurs cellules. La cloche alors sonnait de nouveau et elles reprenaient la tt besongne » jusqu'à cinq heures, heure du souper. Pendant le repas, la maîtresse faisait lire durant quelques instants un passage de récriture^.
A neuf heures, toutes devaient être couchées et la maison rentrer dans le silence.
Les habits étaient « simples, convenants à femmes veuves. »
La direction et l'administration de la maison Sainte-Avoye appartenaient aux deux cheveciers de Saint-Merry^, qui nom-