‹ Les béguines de Paris [microform]Chapitre 9 sur 42 · Ibid., p. 656, Compotus ballivorum (i · texte numérisé non relu

Ibid., p. 656, Compotus ballivorum (i

7. Le confesseur de la reine Marguerite, dans Historiens de France, t. XX, p. 76.

rains achetés par le roi pour les béguines « dans la rue qui va de la porte desdites béguines à la fausse poterne Saint-Paul*. »

Cet amortissement était accordé moyennant la somme importante de 100 1. t., ce qui suppose l'acquisition d'un terrain assez vaste 2; il fallait en effet un grand emplacement pour loger la multitude de pieuses femmes ^ auxquelles saint Louis donna asile. Geoffroi de Beaulieu, confesseur du roi, et qui devait être par conséquent bien informé, évalue cette multitude à quatre cents personnes environ ^ Beaucoup d'entre elles, dit-il, appartenaient à des familles nobles, mais étaient pauvres, et saint

1. Arch. nat., J i5i a, n« i6 : Amortissement des biens achetés par saint Louis f ad opus beguinarum, in vice qui incipit a porta dictarum beguinarum usque ad falsam poternam Sancti Pauli, in censiva nostra sito, videlicet in parte dicti vici contigua domibus dictarum beguinarum, altéra parte dicti vici, ex opposite, nobis, prout prius, nichilominus rémanente, pro centum libris turonensium. i Cf. Jailiot, Recherches sur Paris^ t. III, quartier Saint-Paul, p. 5.

2. En amortissant ces terrains, l'abbé de Tiron n'avait pas entendu renoncer à ses droits de justice; cette question donna lieu à un procès contre le roi, qui était pendant au commencement du xiv« siècle : c Super peticione proprietatis quam abbas et conventus de Thironio fecerunt in curia nostra contra procuratorem nostrum pro nobis, racione justicie domus beguinarum Parisiensium, advocavit dictus procurator noster in garendum suum episcopum Parisiensem, facta secunda protestacione de ulterius procedendo, si dictum non possit habere garandum, ad quem habendum et ulterius procedendum est assignata dies prepositure parisiensis nostri futuri proximo Parlamenti, datum die xxva aprilis. » (Arch. nat., Xia 8844, fol. 354 v% année 1327. Cf. Boutaric, Actes du Parlement, n« 7044.)

3. Thomas de Cantimpré, Bonum universale de apibus, lib. II, cap. 29, p. 3 19 : « Vidimus et illam... sororem scilicet devotissimi régis Ludovici qui fœlicissime régnât ad praesens... sed et ipsius frater, quem diximus, rex devotissimus Ludovicus, in tantum amplectitur virgineae dignitatis pudicitiam consectantes, ut Parisiis collegerit beghinarum maximam multitudinem, ut se in humilitatis obsequiis exerceat et salute. » Cf. Mosheim, De beghardis et beguinabus, p. 43.

4. Vita Ludovici, Historiens de France, t. XX, p. 12 : c Domum insuper Parisius honestarum mulierum, quae vocantur beguinae, de suo adquisivit et eisdem assignavit, in qua religiose et honeste conservantur circiter quadringentae; et, pluribus exceptis, maxime pauperibus nobilibus, quaradiu viverent, de sustentatione quotidiana providit. Similiter in pluribus aliis regni sui civitatibus atque castris dictis beguinis domos ad habitandum providit. »

LES Bl^GIUNES D« PAUTS. î5

Louis dut povrvoir à leur entretien, ce qu'il fit avec sa générosité habituelle ^ '

il ru: se conienia pas de les secourir pendant sa vie, mais

voulut que son aîleciion se fit sentir à elles jusqu'après sa mort et leur Icgua par buu icsiamciu hk:) l. p. }>our l'entretien des bâtiments du béguinage et 20 1. pour soutenir les plus pauvres d'entre elles, puis il reeommanda a son héritier de continuer les pensions c^n'il avait constituées à diii'érentes béguines du

royaume-.

Ce vtuu fut entendu, car nous vovons. du temps de son successeur, seize bcguines de Paris figurer pour 14 1. 8 s. sur la liste des aumônes rovales\ et ces dons iureni continues sous le règne

suivant^.

Philippe ÏÎL à rimitaîion de son pcrc, fit au béguinage de Pans un legs considérable pour l'époque, montant à 600 livres, sans compter 100 livres que ses exécuteurs testamentaires devaient répartir entre les autres béguines de son domaine^

Les princes de la maison royale sdntéressaient également à ce couvent, c'est ainsi que des 1265 Alphonse de Poitiers lui fiait une aumône de 3^ sous'' et qu'en 12.^2 IMcrrc d^\lençon lui leaue îoo sous, en « requérant messes et oraisons''. »

1. Historiens de France, t, XXîlî, p. 171, Bcatî Ludovici vita : « .. et eisdem magna largitate proviJiî. y

2. r)-.whesnc, Historuv Francorum scriptorcs, t. V, p. 439 (cf. Mosheim, p. 44) : « lîcrn icgamus ad lediticanciuin cl ampiianduni locum beguinarum p.irisiensiuin c iibras, et ad sustcntationem pauperiorum ex ipsis XX Iibras. lieiiî Icgamus pauperibus mulicribus beguinis in regno Franciae constîtuiis i, Iibras... Vobamus msuper et prœcipimus ut provisionem quam fcciinur, quibusdam hone^tiS muiieribus qua.^ beguinae dicuntur in diversis civitatibus et villis religiose degcntibus servet et îcneat hacres noster qui nobis succedet 'n regno. et eain servari faciat et teneri. quamdiu vixerit earum quaelibel : quœ videlicet assignatae non tuerint alias competenter. »

3. Hisîonens de France, i. XX il, p. 470, Ceratœ P. de Condeto tabulœ : c Beguinae parisienses xvi, ad cieinosinas : xuu 1. vni s. » (mars 1284}.

4. Ibid., p. 4H'S (décembre i283) : « Beguina; paçisienses ad eiemosmas, XII 1. XVI h. î — W 663, Compotus ballivorum (i283) : « Pro bursis beguinarum, XXIX 1 vin s. s

5. « Ab povres bégumes de Paris, six cens livres tournois: as autres po\rc> beguincs en nobtrc domaine, c inrcs tournois à départir par nos exécuteurs. » q)"Achcry, Spicilef^ium, t. lil. p. ôyi ; cf. .Mosheim, p. 47.)

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