SCÈNE IX
Les Mêmes, LA TOLR1ÈRE.
LA TOUniÈRE. Kh bien , ch bien ! mes demoiselles, et la classe, l’heure a sonne depuis long-temps.
ATALAXTE. Mais, ma sœur, il faut bien que nous ayons le temps d’embrasser notre amie qui va nous quitter.
LA TOURIÈHB. Il faut , il faut que la règle ne soit pas dérangée.
LOUISE, cajolant ta louriirt. Ha bonne «leur, ne les grondes pas.
LA TOURIÈRE. Oui, oui, ma chère enfant! c’est qu’en vérité j’ai la tète perdue , voyei-vous, c’est aujourd’hui jour de visite à l'abbaye... je ne sais plus auquel entendre... ou sonne au-dehors, on sonne au-dedans; les équipages arrivent, les paysans crient... nosdamesen font autant.
Il faut que je sois à la grille , au parloir, A la cour des jeuv... la trinité en personne n’y suOirait pas... Pendant ce temps, la première porte rc.slc ouverte... les unsentrent. les autres sortent... il n’y a plus moyen de s'y reconnaitre. .. Et puis, le plus malheureux de tout cela, c’est que mon perroquet jeflne ; il est midi tout à l’heure, et Jacquot n’a pas encore mangé même un macaron.
LOUISE. Eh bien I ma sœur, aller, donner à déjeuner à Jacquot... et je vous promets que CCS demoiselles vont rentrerhien sagement.
LA TOURIÈRE. A la bonne heure.
CHCECa.
Air da Galop.
Ah! notre règle aottéie Noua force de te lal«ser,
Araut ton départ, ma chère, Nouareriemiruna t'embraater.
Loiit», dÀtalante.
Une fuis dans ma famille.
Tous mes aoina tendront, cruU*rooi, A tu faire ouvrir la grille Il isf entre le monde et toL TOCTB^.
Ah, si notre règle austère J»;;; forer de l.isrer
Avant départ ma chère.
Ramène les m
Roui reficodions l'
, embraaacr.
Ettes s’iloiÿnmt.
SGÈNK X.
LE ROI
Au marnent OÙ les jennes filles sortent en enuran rccoiiduilcs par Louise, le roi parait sur le ieni« de la porte, et lus regarde.
LEROI. Brrrrl Toutes ces petites filles g les Toilà envolées comme une rompagnio de perdreaux^ ce n’c.nt pourtant pas mol quiaipu leur faire peur. [Il avance.) Elle»
ne m*ont pas vu... pas plus que la vieille tourière qui laisse la grille ouverte et qui fait manger du sucre à son perroquet plu tôt qu« ig regarder ceux qui entrent.. • il
LB MASAUB TBiiTtAt.
y a long-temps que j'aTais envie de voir l'intérieur d'un couvent, et ses religieuses. [Il rtgvd*. ) Oh ! mais , comme en voilé ; et de gentilles! Parles-moi de se mettre sur la traee d'un petit gibier comme celuili. A la bonne heure! voilé une chasse que j'aimerais ; cela ne vaut-il pas cent fois mieux que tous leurs lièvres et leurs faisans.
Air ita eSnr. (Reodei-voov Bourgeon.)
La chacae m'inspire L'amourdes combats;
Maia mon cœur toopire Poor de plus doux ébats ;
Ab! oui, poor de pioi doox tbaU»
La cbasae,etc.
Honteux d'une Tictoîre Sur le daim tremblaot lion courage ardent Rêre uo autre gloire, bii.
Ma» ?oia>je arrivtr Belle au teint de rose, bit,
C*est bien autre chose Qui aae fait rérer.
Uuigo’cst autrechose Qui me fait rérer.
Quelle est cette flamme ,
Ce je ne sais quoi ,
Que fait naître en mol L'aspect dSioa femme (iâ)«
La chasse m'inspire * L'amour des combats,
Alors je désire La gnerre et son fracas.
Obi oui, la guerre et sua fracasl Mais mon c<nt aonplre,
Pemr de plus doua ébats.
Aussi pour me renger aujourd'hui , comme je les ai plantés là, bêles et gens!
ils seront inquiets, tant pire pour eux. Ah!
en Toilà une qui revient, je trouverai à qui parler. O la jolie personne!
eeeeeoeeoeeeceeneeeee»eoeeeeeeeeeeeeeaeeeee