‹ Les Belges dans l'Afrique centrale; voyages, aventures et découvertes d'après les documents et journaux des explorateursChapitre 2 sur 46 · LE ROI DE KIMPOKO · texte numérisé non relu

LE ROI DE KIMPOKO

en buvant devant des étrangers, « fétiches de race, » un verre de vin de mpoutou.

Ces insinuations aboutirent à la condamnation de l'accusé à l'épreuve du poison, moyen efficace pour faire rendre au chef le liquide censément fétiche qu'il avait avalé.

Pour échapper à cette ordalie, le chef de Kimpoko se réfugia auprès des blancs.

Callewaert sauva son hôte par un habile subterfuge. Il administra au condamné, en présence de tous les juges, une potion contenant quelques grammes d'émétique, excellente drogue pharmaceutique qui produisit, et au delà, l'évacuation désirée par les indigènes.

Le chef indigène fut de nouveau acclamé et élevé sur le pavois par ses subordonnés; Callewaert passa désormais aux yeux des indigènes poui- un grand féticheur.

Comme on peut en juger, les nègres de Kimpoko, respectueux des lois ineptes mais traditionnelles de leur contrée, sont toujours prêts à rendre à César ce qui appartient à César, à condition toutefois que César rende lui-même ce qu'il a pris sans se conformer aux ridicules usages en vigueur.

Le 22 février, Brunfaut et M. Johnston prenaient congé de Callewaert en emportant le souvenir durable de l'excellent accueil qu'ils en avaient reçu, souvenir moubliable, grâce à l'incident du verre de Madère.

Le 26 au soir, les voyageurs s'arrêtaient à Msuata-Station et ne pouvaient, à leur grand regret, y rencontrer dès leur arrivée le sympathique fondateur de ce poste hospitalier.

Janssen, absent depuis plusieurs jours, était allé rendre visite au grand makoko des Bateké, Mpumu Ntaba (chef <> bouc », en dialecte kibuma). Un incident, qui avait failli tourner au tragique, s'était déroulé en janvier dernier à la station de Msuata et avait eu pour conséquence le déplacement momentané de Janssen.

Le 13 janvier, des Bateké, originaires des villages de la rive droite en face de Msuata, s'étaient présentés à Souzou M'Pembé pour lui vendre une pointe d'ivoire.

Janssen avait précisément à cette date fort peu d'étoffe en magasin; mais

HAUIIA.NT DE KIMPOKO.

il pat néanmoins remettre aux vendeurs la moitié des quantités convenues en payement de l'ivoire.

Les Bateké se retirèrent. Confiants dans la solvabilité de l'acheteur, ils lui laissèrent l'objet vendu et promirent de revenir prochainement pour emporter le restant de l'échange.

Trois jours après, les cupides vendeurs s'introduisaient de nouveau auprès du lieutenant et exigeaient insolemment le double de la quantité d'étoffe primitivement convenue.

Ces marchands sans aveu avaient en outre appoité les étoffes reçues antérieurement, sous le fallacieux prétexte qu'ils ne pouvaient tirer aucun profit de cette marchandise dépréciée sur les marchés bateké.

Une discussion, ou mieux une véritable dispute s'eng-agea entre acheteur et vendeurs. A bout de patience et impuissant a hurler aussi fort que ses partenaires, Janssen leur rendit la pointe d'ivoire et déclara nettement que le marché était rompu, et qu'il n'achèterait plus désormais un seul objet à de pareils traitants.

En ce moment survmt une giboulée soudaine : les Bateké déposèrent prestement les étoffes qu ils avaient rapportées et décampèrent non moins prestement, en criant à Janssen :

« Nous retournons chez nous en toute hâte ; la pluie pourrait avarier les marchandises contenues dans nos pirogues. »

Janssen. obligé depuis son séjour chez les noirs d'élever la défiance à la hauteur d un principe, examina aussitôt les pièces d'étoffe qu'on lui restituait si brusquement, et il reconnut qu'il manquait à chacune d'elles plusieurs brasses.

Les filous n'étaient pas loin: la pluie, dont ils avaient invoqué la complicité, les avait empêchés de traverser le fleuve et forcés à se réfugier au village de MsLiata.

Désireux d'mUiger une leçon à ces coquins, Janssen dépêcha un de ses plus fidèlesZanzibarites auprès de «papa»Gobila, pour le prier d'arrêter les marchands bateké. L'émissaire revint au bout de vingt minutes: selon lui, les gredins étaient introuvables, Gobila était momentanément absent.

Ne voulant a aucun prix être dupe des moricauds indigènes, Janssen se mit à la tête d'un peloton de douze hommes armés et partit à la recherche des gredins.

Jamais démonstration hostile n'avait été dirigée par Janssen contre le village de Msuata; aussi l'apparition a l'impruviste du m'foum Souzou M'Pembè, lâché et conduisant au pas de charge douze guerriers, jeta-t-elle dans le village un complet désarroi.

En l'absence de Gobila, les quelques vieux notables de la localité se portèrent au-devant du mundelé et le supplièrent d'épargner les habitants.

Le « Souzou M'Pembé, mandaka ma bi ! (coq blanc, c"est bien mal !) » allèrent leur train; écrit Janssen, on crie, on hurle, on gesticule, on menace.

Bref après une heure de pleurs et de grincements de dents, les représentants du village se calment. Janssen s'explique et réclame la livraison des voleurs.

On refuse. D'ailleurs on ne les connaît pas, on ne les a pas vus, dit-on.

Mais, tout à coup, un des larrons se détache de la foule et s'approche doucement de Janssen.

Les Zanzibarites, sur l'ordre du lieutenant, empoignent le Bateké qui se débat et provoque par ses hurlements un vacarme épouvantable.

L'assistance noire veut se porter au secours du prisonnier; les notables font àjanssen les plus sévères remontrances; quelqueshabitants,s'insurgeant devant la sévérité de Souzou M'Pembé, apparaissent armés de leurs fusils ; les femmes et les enfants se sauvent à toutes jambes sur un mot d'ordre des hommes.

Janssen forme en carré son petit peloton de Zanzibarites; le prisonnier, ligoté et impuissant, est placé au centre.

Le calme le plus absolu plane un instant sur la foule. Il semble qu'on hésite de part et d'autre à commencer le feu.

Janssen s'avance vers les notables de Msuata.

« Je veux, leur dit-il, emmener mon prisonnier à la station; il ne lui sera fait aucun mal, mais je dois néanmoins le punir par quelques jours de cachot. Ordonnez à la populace de me laisser passer, et sachez que si un habitant de Msuata fait feu sur moi ou sur mes hommes, le village sera brûlé aussitôt, vos femmes seront enlevées, vos champs seront ravagés par les fils de Boula Matari. Pourquoi d'ailleurs prendriez-vous le parti de l'homme que j'arrête? C'est un Bateké et un voleur !

— Gûbila est absent, répondent les interpellés; nous craignons, en laissant arrêter un Bateké dans notre village, d'encourir la colère du grand Mpumu Ntaba, roi tout-puissant et vindicatif.

— Eh bien, je ferai mon affaire du courroux du grand makoko. S'il marche contre vous, je serai votre allié et nous remporterons une victoire certaine. )>

Ce dernier argument clôtura la discussion.

Les chefs banfundu possédaient une foi sans limites dans la parole de

leur ami Souzou M'Pembé; ils calmèrent la populace surexcitée ; Janssen et son peloton purent, sans coup ferir, emmener le captif jusqu'à la station.

Le lendemain, à l'aube. Gobila, alarmé par les récits exag'érés de l'incident de Msuata, quittait en toute hâte le marché banfundu où il se trouvait depuis deux jours, et arrivait d'une traite à la station. Exténué, sanglotant, il sollicitait une audience immédiate de son fils blanc.

Janssen dormait encore ; les sanglots de Gobila l'éveillèrent. Il donna l'ordre d'introduire le plaignant dans sa chambre à coucher: là, il lui raconta toute la vérité.

« Quoi! s'écria Gobila après avoir écouté anxieusement ce récit, quoi ! le village n'est pas brûlé ? mes huttes sont encore debout? mes femmes sont vivantes? mes richesses n'ont pas été pillées? Tout cela est-il bien vrai, Souzou M'Pembé? On m'avait affirmé le contraire; on m'avait dit que vous aviez été méchant, et que vous étiez devenu, comme tous ceux de votre race, un ennemi juré des noirs, un brûleur de villages nègres, un mangeur de petits enfants banfundu.

— Bah! répliqua Janssen, retournez à votre village, papa Gobila, vous le retrouverez tel que vous l'avez laissé lors de votre départ. Allez, et ramenez ici sans retard tous les notables : je désire qu'ils assistent au jugement du Bateké coupable. »

Une heure après, Msuata-Station se transformait en vaste aréopage. Presque toute la population masculine du village s'était transportée sur les pas de Gobila, nommé d'office par Janssen président du jury chargé de juger le larron.

La pointe d'ivoire en litige avait été trouvée précisément en possession du voleur arrêté.

Janssen, se rappelant le jugement de Salomon, soumit à l'approbation des jurés la peine qu'il désirait infliger aux frauduleux marchands bateké.

Sur le sol, près du captif garrotté et gardé à vue par deux Zanzibarites, étaient éparpillés la pointe d'ivoire, une scie et les ballots d'étoffe déchirée rapportés par les vendeurs.

Après avoir, au préalable, exposé succinctement les circonstances de la vente, Janssen montra aux juges les ballots d'étoffe lacérée.

« Voilà, dit-il, l'état dans lequel les marchands m'ont rendu ma monnaie; n'est-il pas juste que je leur restitue la pointe d'ivoire diminuée de longueur? A l'aide de cette scie, je vais donc couper un morceau d'ivoire que je garderai, et je remettrai aux Bateké l'autre partie. »

Une explosion de rires accueillit cette proposition; les juges banfundu

ne savaient pas rester impassibles; dans leurs approbations bruyantes revenaient les mots : « Mayelle Souzou M'Pembé. » (Il a de l'esprit, Souzou M'Pembé.)

Le jury décida séance tenante le partage de la pièce d'ivoire, mais Jansscn voulut auparavant accorder la parole au Bateké intéressé.

Celui-ci reconnut les droits du mundelc et se déclara prêt à accepter au nom de ses camarades et au sien les conditions premières de la vente. La pointe d'ivoire resterait intacte au mfoum blanc, et les marchands reprendraient les étoiles rendues par eux en versant en outre cinquante mitakos (12 fr. 50).

Janssen souscrivit à cet arrangement.

On délivra le prisonnier; les bravos les plus enthousiastes s'élevèrent de la foule ; le malafou circula à pleines jarres. Accusé et jurés d'il y a un instant s'embrassèrent, chantèrent en chœur, et prirent part à un galop général.

Pour mettre le comble à cette joyeuse manifestation, le lieutenant alla chercher dans sa chambre un engin civilisateur apporté à la station par le dernier courrier.

Il revint presque aussitôt, portant une magnifique boîte en acajou.

Les natifs se groupèrent autour de Souzou M'Pembé, qui réclama le silence et l'attention.

Dès que le calme fut rétabli dans l'assistance, Janssen fit jouer secrètement le ressort, et l'instrument déroula automatiquement un des refrains de l'opérette la plus populaire du compositeur Lecocq.

L'effet que cette musique produisit sur les auditeurs fut contraire à celui qu'en espérait le lieutenant. Les indigènes s'enfuirent comme autant de lièvres effarouchés : Souzou M'Pembé était un sorcier, il ensorcelait des caisses.

Le premier moment de terreur passé, les plus courageux des fuyards se ravisèrent et revinrent timidement pour examiner la boîte magique.

Elle ne jouait plus. Janssen l'ouvrit devant eux. Une enveloppe de verre protégeait heureusement le mécanisme ingénieux de l'instrument qui fut palpé en tout sens par les curieux.

Sur l'invitation de l'un d'eux, le lieutenant remonta la mécanique, qui modula cette fois une valse de Strauss. Quelques natifs avaient bonne envie de s'enfuir encore, mais le calme d'un certain nombre parmi lesquels se trouvait le papa Gobila, les rassura et les retint.

Le fétiche musicien n'était pas méchant: il n'y eut plus de poltrons. La boîte à musique adulée, entourée de tout le respect possible, fit tous les

frais d'un concert écouté dans un religieux silence et prolongé au delà des désirs de Janssen.

A la nuit noire, Msuata-Station reprit son calme accoutumé: dans les villages des alentours, les témoins oculaires et auriculaires de la fête de la veille contaient aux populations émerveillées les prouessesfantastiques du magicien Souzou M'Pembé.

Désormais la boite à musique joua un rôle considérable dans les bonnes relations de Janssen avec les tribus environnantes.

Le marchand bateké, cause de l'incident de Msuata, colporta de villayeen village, dans tout le royaume de Mpumu Ntaba, la légende de l'instrument ensorcelé, la gloire, la puissance et la générosité du mfoum blanc de la station de Msuata.

Le 15 janvier, Janssen recevait une lettre de son chef direct, le capitaine Hanssens. Nous croyons devoir la reproduire in extenso; elle dit mieux que nous ne pourrions l'écrire nous-mème les services rendus à l'Association par le jeune officier.

<< Mon cher camarade,

<' Je suis heureux de pouvoir vous exprimer toute ma satisfaction pour le concours dévoué et intelligent que vous m'avez prêté dans la reconnaissance que nous avons faite ensemble du 25 au 30 octobre, reconnaissance dont le résultat à été la création de la station de Bolobo.

« Grâce à votre activité, à votre zèle, à vos connaissances pratiques, une vaste maison provisoire a pu être construite dans d'excellentes conditions, le terrain en grande partie défriché, des routes pratiquées dans diverses directions, et une grande quantité de matériaux destinés à la construction de la maison définitive a été rassemblée à pied d'œuvre.

« J'accomplis un devoir en vous attribuant la plus large part dans le résultat obtenu et j'aurai soin d'informer l'Association de votre collaboration si active et du résultat qu'elle a produit.

Hanssens.

Comme on peut le voir, la loyauté était une des qualités multiples du brave capitaine Hanssens. Jamais, à l'instar de certains chefs d'expédition, il ne s'attribua tout le succès des entreprises qu'il dirigeait; ses lettres et ses rapports au Comité de Bruxelles mentionnèrent toujours la part, si minime qu'elle fut, prise par ses seconds et ses plus modestes serviteurs à la réalisation des tentatives hardies menées le plus souvent à bonne fin

CIIAPITRi: TKOISIi:.ME

par lui. Les équitables procédés du capitaine redoublaient la bonne volonté et le zèle des agrents placés sous ses ordres.

Janssen apprit à regret, vers la fin de janvier, le déplacement du capitaine Ilanssens, nommé chef de la division du bas Conyo.

Néanmoins le sous-lieutenant, escomptant la sympathie et l'intérêt que lui portait Stanlc}', cspéi^a beaucoup sur le retour de ce dernier pour obtenir un changement de position conforme à ses goûts aventureux de voyage et de découverte.

L'existence de chef de station pesait au jeune pionnier qui, mis en g-oùt par son voyage d'exploration poussé jusqu'à Bolobo, désirait ardemment joindre son nom à ceux des explorateurs qui ont traversé l'Afrique équatoriale.

Le jour vint, en févi'ier i8!^^, où le chef de Msuata put satisfaire un des vœux les plus ardents de son imagination aventureuse.

L'incident survenu à Msuata, au sujet de la mauvaise foi des marchands bateké, avait eu pour conséquence de populariser le m'foum Souzou M'Pembé dans le vaste royaume du Mpumu N'caba.

Le très-haut et puissant successeur du makoko avec lequel de Brazza avait antérieurement conclu des traités d'alliance manifesta dés lors le désir le plus vif d'entrer en relations parlées avec son blanc voisin d'outre-Congo.

Il dépêcha successivement de nombreuses ambassades à Msuata pour inviter gracieusement Janssen à se rendre dans sa capitale.

Refuser constamment de telles invitations eût été de la part de l'agent de l'Association une fausse manœuvre diplomatique. La bonne entente, l'entretien de rapports amicaux avec les tribus limitrophes, faisaient partie du rôle d'un chef de station.

■Vers la fin de février, Janssen, estimant que son absence momentanée de Msuata ne serait pas préjudiciable aux travaux de la station, accepta l'invitation du makoko bateké.

Mpumu N'taba résidait avec sa cour dans un village baptisé de son nom, situé dans lintérieur des terres, à plusieurs kilomètres de la rive droite du Congo, et par la même latitude environ que Msuata-Station. Dix heures de marche à travers une contrée entièrement dépouillée de hautes futaies, mais abondamment pourvue d'herbacées, d'arbustes de toute espèce, et coupée par un sentier tracé par les éléphants, y conduisirent le lieutenant et son escorte peu nombreuse.

En dépit de l'heure avancée (six heures du soir) à laquelle arrivait Janssen, Mpumu N'taba reçut le visiteur dans son pjl.iis royal.

<■ Un vrai palais, écrit le lieutenant, si l'on lient compte de la région où je me trouve. »

« La construction mesure environ trente-cinq mètres de long sur douze de large. Elle n'a pas d'étage, et le rez de chaussée constitue une seule pièce très vaste où sont disposés d'an côté des lits de tabrication indigène, munis de couvertures, de coussins d'étoffes soyeuses à couleurs vives et de moelleux édredons,des sièges cannelés s'efîorçant de ressembler a des fauteuils européens; du côté opposé, les armes de tout genre, mousquets à silex, flèches, arcs, lances sacrées surmontées d'une forêt de plumes d'oiseaux (ces dernières armes sont les insignes de la souveraineté des makokos bateké); au centre, un emplacement noirci par la fumée marque l'espace réservée a la cuisine. Çà et la. l'elègues dans Ls encoignures ou appendus aux murs, les idoles dévoilent leurS' hideurs sculptées, et les mkissi, dieux lares empruntés aux squelettes de la faune aùùcaine, dégagent de fétides émanations en harmonie avec les acres odeurs des pipes d'iamba, régal permanent offert par Mpumu N'taba aux dignitaires de sa cour. ■>

A l'entrée de Janssen dans ce capharnaùm mal éclairé par des torches fumeuses, le spectacle qu'offraient les hôtes qui s'y trouvaient avait un aspect saisissant.

Sur une estrade adossée à la muraille du fond, Mpumu N'taba, revêtu des ornements royaux, reposait majestueusement accroupi sur des peaux de lion ; à ses pieds, son jeune frère Galiena s'étirait sur une peau de panthère; à droite et à gauche de ces altesses, gisaient dans les poses les plus diverses et les accoutrements les plus disparates les ministres et les hauts fonctionnaires des États bateké.

Un orchestre sauvage massé dans un angle de la pièce, à gauche de la porte d'entrée, couvrit tout d'abord, sans pjtié pour les oreilles du mundelé, les m'botés d'introduction. Trombes et tambours, fifres et musettes se taisent ensuite; Mpumu N'taba se lève et souhaite la bienvenue au mfoum Sûuzou M'Pembé, dont la célébrité, répercutée par les marchands d'ivoire à tous les carrefours des districts bateké, est venue jusqu'à lui.

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