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âf)S LES BELGES ILLUSTUES.
examen approfondi qu'il se décide en faveur de Fopinion de Copernic.
Tant de travaux et de succès dans des branches si diverses, tant de découvertes scientifiques el d'inventions utiles expliquent suffisamment la reconnaissance des compatriotes du géomètre brugeois, et justifient Tbonneur insigne que lui fait sa ville natale en lui éi'igeant une statue sur 1 une de ses places publiques*. Cet bonneur, décerné plus de deux siècles après sa mort, Ta été spontanément et pendant que Ictranger croyait que jusqu'au nom de Simon Stevin avait été oublié dans sa patrie.
Bruges s'est montrée digne d avoir donné le jour aux deux plus grands géomètres qu ait produits la Belgique, à Stevin et à Grégoire de Saint- Vincent. Le monument qu'elle érige non loin de la statue de l'inventeur de la peinture à l'huile montre qu'elle apprécie les sciences à Fégal des beaux^arts, et qu elle a su puiser avec un égal succès à ces deux sources dlllustration.
Simon Stevin avait pour amis et pour admirateurs un grand nombre des savants les plus distingués de son époque; ses ouvrages ont été traduits dans plusieurs langues; et parmi ses traducteurs, on compte le savant géomètre Albert Girard , Snellius à qui l'on doit la connaissance de la loi de la réfraction dont on fait honneur à Descartes, et Groiius, l'une des gloires de la Hollande. Cependant cet homme, qui s était élevé si haut par son génie, qui avait fixé si fort sur lui I atten-
• Ce Iravail a M. confié nu ciseau d*un de nosarlisles les plus dislin£;ués, HI. Eugène Simoiiis.
tioD de la Hollande aux pins beaux jours de sa splendeur.^ cet homme descendit obscurément au tombeau : les deux bouts de sa brillante carrière sont e'galement restés dans l'ombre. On sait seulement qu'il mourut en i620. et qu'il laissa une veuve avec deux enfants en bas âge. Le lieu même où il mourut n'est pas mieux connu que la date précise de sa naissance. H a passé comme ces brillants météores qui, pendant les nuits, sillonnent la voûte des cieux.et ne laissent, pour marque de leur passage , qu'un trait lumineux dont 1 œil chercherait en vain à saisir les deux extrémités.