‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 100 sur 124 · Arch. dép. de Meurthe-et-Moselle, L · texte numérisé non relu

Arch. dép. de Meurthe-et-Moselle, L

3. Nommé curé de Varangéville au Concordat, il y mourut le 18 juillet 1823 (Mangenot, ouv. cit., p. 491 à 499).

4. II faut sans doute y ajouter dom Jean Yinger, d'Alschvil- 1er, noté comme « déporté rentré dangereux par ses opinions politiques et religieuses », an IX (Arch. Nat., F. ^^, 866), et dom Jean Thuet, ex-religieux de Munster, mais dont j'ignore la date et le lieu de la déportation.

.Dom Claude-Joseph Bertrand, Dom Rousseau sont internés. Enfin les relig-ieux déjà enfermés pendant la première Terreur sont inquiétés à nouveau, ainsi Dom -Sommeillier, prieur de iMontiérender, enfermé à la jnaison de réclusion de Saint-Dizier pendant toute •l'année 1794 *, est porté sur une liste g-énéraled'émig^rés •et s'en défend. Dom Bossu est repris à Épinal. A Troyes, Dom F.-N. Billiout avait ouvert Téglise de Saint-Nicolas, Tavait bénite et exercé le culte. Il est (mis en surveillance. Dom Arnould, ancien religieux de Montier-la-Celle qui avait eu Taudace d'agir de même à Saint-Pantaléon, fut interrogé. On dut le laisser aller sans autrement Finquiéter.

Quelques-uns purent échapper, mais au prix d'infinies misères. Dom Claude-Joseph RoUet, de Vilîersexel, dut se cacher à partir de novembre 1798, pendant dix-huit mois, dans un lieu secret et n'obtint sa grâce que le 13 juillet 1800^. Dom Fréchard, recherché plusieurs fois dans le pays de Senones où il venait exercer un apostolat périlleux, réfugié à Nancy chez M. de Bazelaire, faillit y être pris après dénonciation de Strasbourg et ouverture de sa correspondance, et n'échappa que grâce au dévouement de ses ouailles et i\e ses amis ^.

Parmi les suspects du département de la Meurthe, Dom Nicolas-Hydulphe Debras, dernier président delà (Congrégation, compte peut-être parmi les plus notables victimes. Enfermé dans la prison des Tiercelins en 1793, il en était sorti après la chute de Robespierre. Il ^'était retiré aux portes de Nancy « dans une maison ^ssez apparente » qu'il avait achetée à Vendœuvre, où il résidait depuis Tan 111 et où il obtint l'autorisation de <^lemeurer le 21 septembre 1798 (5^ jom' complémen-

Page 1