‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 99 sur 124 · Arch. Nat., F · texte numérisé non relu

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reçu de nouveaux pouvoirs de TémigTé Montmorency, il a déclaré n'avoir pas prêté le serment ». Malgré cela, il ne fut envoyé à Tîle de Ré qu'en 1799. Presque en même temps était arrivé Dom Louis Bellouet, d'Is-en- Bassigny, le 13 mai 1799.

Ce fut à Oléron que vinrent échouer Dom Renel et Dom Bonard. Le premier, ministre du culte à Varangéville et le second à Saint-Nicolas-du-Port étaient accusés de compagnie d'avoir soufflé une femme de Rosières-aux-Salines : la Voiri, qui prétendait recevoir des révélations. L'on crut à une intrig-ue ourdie par des réfractaires et l'on engloba dans l'affaire les bénédictins déjà dénoncés au département comme hommes dang-ereux. Cependant, l'un d'eux, Dom Bonard, avait été administrateur de la paroisse de Nançois de 1791 à 1793^; c'est ce même religieux qui aurait désiré conserver son bénéfice du prieuré de Neut'château. Quant à Dom Renel il avait reçu un certificat de civisme de la municipalité de Flavig-ny et remis ses lettres de prêtrise à la même municipalité ^. L'on ne peut trouver prêtres plus civiques. Ces abdications ne leur servirent de rien. Déporté le 12 novembre 1798, Dom Renel sortit le 6 janvier 1800 par ordre supérieur^.

Tel est le total des déportations ', il faut y ajouter les persécutions locales : plusieurs bénédictins trop âg^és ou trop mal portants furent mis dans des maisons de réclusion. Nous l'avons vu pour Dom Devouton el Dom Baptiste. Dans le Doubs : Dom Joseph Michel,

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