‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 101 sur 124 · Arch. dép. de Meurthe-et-Moselle, L · texte numérisé non relu

Arch. dép. de Meurthe-et-Moselle, L

Laire VI). Il venait de prêter serment de haine à la royauté ^ Or, le 4 février 1798 (16 pluv. VI) il avait été accusé « d'avoir mis en usage les manœuvres les plus criminelles pour entretenir le fanatisme et engager un g-rand nombre de ministres du culte à rétracter leurs serments de soumission aux lois de la République » ^. Accusation effroyable à ce moment, mais de laquelle l'autorisation d'habiter sa maison de Vendœuvre prouve qu'il se disculpa. Pourtant, il n'était pas très sûr de la bienveillance des autorités, car il vint se réfugier à Nancy, dans une maison du faubourg- de Toul, mais pour y mourir discrètement le 18 floréal an VII (7 mai 1799)^. Le bénédictin avait 6*2 ans. Il n'y a rien d'étonnant à ce que sa santé ait ressenti le contre-coup de cette existence trop agitée par des inquiétudes et des soucis perpétuels. 11 n'est pas douteux que, malgré ses compromissions, son adhésion à la franc-maçonnerie, ses gag"es donnés à la Révolution par ses serments, il ne se donna pas entièrement aux idées nouvelles, puisque si souvent suspecté soit de relations avec l'évêque, soit avec les prêtres rentrés. Jamais il ne servit jusqu'au bout une. idée ou une opinion. Certes il avait su organiser sa carrière, obtenir à vie le prieuré de Flavigny dont la mense lui assurait définitivement l'indépendance et la considération, en même temps se pousser dans sa Province dont il devint visiteur et enfin dans le Régime. Je veux bien que cette réussite ne soit que la récompense d'un talent hors pair. Pourtant son

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