‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 102 sur 124 · Ibid., L · texte numérisé non relu

Ibid., L

3. L'acte de décès i^Arch. mun. de Nancy) rédigé le 19 floréal an Vil, porte que Nicolas Dubras était mort, la veille, 18 floréal, à 10 heures du soir en son domicile, faubourgs de Toul, 6" section. La déclaration est faite par Sigisbert Magnien- Magnienville, âgé de 44 ans, et par Elisabeth Frirey, âgée de 54 ans, amie du défunt. Le prélyt était très connu à Nancy. Ses amis ne l'avaient donc pas abandonné.

altitude indécise, lorsqu'il était visiteur, «nfacedesdémêlés entre le prieur et le procureur du Saint-Mont, alors qu'il aurait été nécessaire de trancher dans le vif ^ et sur- 1 tout le fait d'avoir été choisi comme Président Général, d'avoir été un membre influent dans ces derniers et lamentables chapitres de la Congrégation oii les intrigues, l'esprit de parti, de clan, les questions de personnes jouent un rôle de plus en plus prépondérant et où les questions religieuses et d'intérêt général n'interviennent qu'accessoirement semblent dénoter, en plus d'une adresse consommée, un manque de caractère peu ] compatible avec la place qu'il occupait. Cette habileté mondaine, élégante et peu virile caractérise ce personnage trop politique. Il subit les événements sans chercher à les contrarier, en tentant de les tourner à son profit. La Révolution ne le transforma pas. Par sa fonction même, son importance dans son Corps, nous touchons au gouvernement de la Congrégation. Il en est la parfaite et inquiétante image.

Ces déportations à la Guyane, aux îles de Ré et d'Oléron, ces emprisonnements et ces arrestations fournissent ainsi le bilan de le reconstitution du culte pendant l'accalmie. F'urent évidemment frappés les prêtres qui se signalèrent par leur zèle orthodoxe comme aussi quelques constitutionnels ardents, mais plus rares. Il n'est pas douteux que beaucoup d'autres sont ignorés, qui, sans avoir pâti corporellement, n'ont pas moins subi les angoisses des vexations de tout genre, les conséquences des dénonciations haineuses et sournoises. La Congrégation de Saint- Vanne fut frappée dans cette ultime persécution à un degré singulier et particulièrement en Franche-Comté, dans le département de la Haute-Saône. Remords des religieux d'avoir été frop faibles, confiance en eux et dans la

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