Arch. Nat., AFiv
3. Narrateur de la Meuse, 27 juillet 1806, p. 160, et n° 5 d'août 1806, p. 178. Cillant, IV, 128.
Celui-ci ne trouvait peut-être pas très heureuse l'^oblig-ation où le religieux lui disait qu'il se trouvait, pour pouvoir vivre matériellement, de résider avec la relig-ieuse, avec laquelle ri avait contracté mariag^e, dans leur maison de Gorze. Atermoiements, crise de désespoir et d'énervement qui exaspèrent le bénédictin» rendent ses lettres é-mouvantes. Je pense qu'il fut réhabilité.
Dom Louis à Flin et Dom Ménétré à Châlons qui avaient eux aussi contracté des mariag^es fictifs sont rétablis dans le mimstère paroissial'. Il' faut leur adjoindre, malgré le peu de convenance de ce voisinage, Dom Brice, échoué à Paris, après des avatars de toute nature et malgré ses trois enfants vivants, et Dom Laurent Lacreuze, dont la femme était morte sans enfaufcs.
Quant à Dom Clerc, dont la vie religieuse plus que troublée fut esquissée plus haut, qui demande l'autorisation de se marier, et à Dom Boulard, caissier de Monterhausen, en résidence à Bitche, qui désire continuer son train de vie séculière, ils sont exhortés à persévérer dans leur vocation- et à pourvoir au salut de leurs âmes.
A ces débuts du premier Empire et à ce moment de réorganisation des institutions et des vies bouleversées, il était naturel que les bénédictins songeassent à la reconstitution de leur ordre, quoiqu'on puisse penser de la viabilité de la tentative.
Dom Lombard, abbé de Senones, à qui sa situation avait probablement permis de sauver quelques capitaux, après avoir passé toute la Révolution à Clefey» près d'Einsildeu;, puis à l'abbaye de Saint-Biaise ', revint au début du xix® siècle à Saint-Jean-du-Mont, et parvint à y réunir huit religieux, parmi lesquels Dom