‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 113 sur 124 · Arch. Nat., AFiv, 1903 (3 décembre · texte numérisé non relu

Arch. Nat., AFiv, 1903 (3 décembre

tant qu'elles intéressent la vie du Corps constitué, aussif laisserai-je sans m'en occuper, leurs conséquences se développer chez les individus eux-mêmes, pour tâcher de découvrir le détail qui démontre s'il existe encore chez les autres vannistes, maintenant que toute vie monastique est dissoute, maintenant qu'ils ne sont plus que de pauvres êtres isolés et désencadrés, un sentiment qui les élève au-dessus d'eux-mêmes.

Or, à Saint-Mihiel, en octobre 1808, eut lieu la translation des restes du comte Wolfand et de la comtesse Adelsinde, du vieux moûtier à l'église abbatiale.

Cette cérémonie, en enlevant aux ruines de l'abbaye primitive perdue dans les forêts denses des Hauts-de- Meuse, origine de la ville descendue dans la vallée, les tombeaux de ses fondateurs du viii® siècle, rappelait les plus hauts fondements de l'histoire de Lorraine et de l'histoire bénédictine, les plus nobles traditions du diocèse et de la ville, et ranimait pour les vannistes eux-mêmes les souvenirs les plus directs de leur ordre et de leur Congrégation. Elle aurait dû attirer les évêques et les foules, remuer au moins tous ces bénédictins qui s'occupèrent d'histoire, qui, de Metz à Verdun et à Besançon, avaient feint de s'intéresser aux archives et d'y puiser des enseignements avec des matériaux.

La messe fut dite par Dom Marchai, vicaire à Saint- Mihiel, qu'assistaient Dom Lachambre, curé des Paroches, Dom Stein, professeur au collège de Commercy, et le frère Gros : trois humbles moines et un convers '. Décadence suprême, irrémédiable inconscience d'une génération aveuglée, il est vrai, par l'éblouissement de l'épopée impériale qui pouvait vibrer aux accents d'un Chateaubriand, mais pour les

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