‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 115 sur 124 · Mss. 624 de Besançon · texte numérisé non relu

Mss. 624 de Besançon

2. Je ne sais qui est ce M. Cornier, Maudru l'appelle « constitutionnel » « parce que le titre seul suffit à agiter la tête de Dom Enard ».

de son exil. S'il reparaît à Stenay, je serais tourmenté de nouveau.

Ses craintes n'étaient que trop réelles. Dom Enard revint avec les honneurs de la guerre ; Maudru n'insista plus, il dut céder la place.

Dom Enard et son digne satellite Dom Lombal * l'ont chassé. Heureusement Dom Rey, Dom Grappin, Dom Toussaint, autres bénédictins lui restent fidèles ^.

Ce singulier épisode révèle Dom Enard. H y a bien des trous dans l'enchaînement des faits, bien des circonstances qui gagneraient à être précisées. Il est certain que le bénédictin qui se signale d'abord à Besançon, qui n'hésite pas à combattre Maudru, qui parvient après avoir été blâmé par le Gouvernement à obtenir sa réintégration, devait avoir puissamment raison ou surtout des appuis irrésistibles pour réussir ainsi sous l'Empire où il avait toutes les chances pour être suspect.

Il était déjà connu. Le reste de sa vie, qui ne fera que préciser son caractère, mérite cependant quelques traits succincts.

Sa tâche remplie à Stenay, le bénédictin publie en 1814 une brochure contre Grégoire où Tancien député à la Convention est pris à partie pour ses discours révolutionnaires, et accusé d'avoir contribué à la mort de Louis XVI ^. La Restauiation était venue et Dom

1. Dom Jean- François Lombal succéda fort dignement à Maudru sur le siège de Stenay. Il avait été nommé curé de Sivry en 1803, à son retour d'émigration. Il y organisera des écoles vers 1818, qu'il dut fermer à la suite des Ordonnances et y mourra plein de jours le IS mai 1843.

2. Ce sonl les bénédictins du clergé de Maudru, qui figurent parmi les signataires de l'adresse au Concile. Cf. p. 236.

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