‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 5 sur 124 · Éd. Lévy, II · texte numérisé non relu

Éd. Lévy, II

3. Joseph-Glaudc-Charles, comte de Nettancourt-Vaubecourt, né le 6 mai 1751 à Bar-le-Duc, de Joseph de N., curé de Vitryle-François en 1783, puis vicaire général de Ghâlons et abbé de Saint-Pierre-au-Mont, nommé le 2 mai 1784. Il se présenta au district de Bar le 18 juillet 1791, fixe sa résidence à Fains, abdique ses fonctions de prêtre, donne ses lettres de prêtrise le 11 prairial an II, y prêta tous les serments. Son traitement est réduit de 6.000 livres à 1.000 livres d'après la loi de septembre 1792 (Arch. de la Meuse Lv, 1452-1453). Il mourut à Bar-le-Duc le 26 février 1819 {Narrateur de la Meuse, 1819, pp. 119-120). Le journaliste relate : « Ses obsèques ont eu lieu le 28 avec la

Meuse, durent sentir les mille piqûres de l'adversité, *i« fût-ce que par les serments, dont celui de la haine à la royauté, que ce dernier dut prêter contre toutes ses conx^ictions.

Mais n'étaient-ils pas eux aussi des responsables? 11 n'y a pas lieu d'accuser les individus ou de se scandaliser de voir un Chevalier de Boufflers, auteur cV Aline, reine de Go Iconde, devenu marquis et d'ailleurs bien assagi dès 1789, dissiper les revenus monastiques, car si Charles de Villeneuve d'Ansouis ^ n'était, paraît-il, guère recommandable, l'abbé de Luxeuil, Ainard de Clermont-Tonnerre, était renommé comme un parfait honnête homme. C'est le principe même de la commende qu'il faut attaquer. Le procès en a été fait depuis longtemps. 11 est évident que ces biens, donnés pour le service de Dieu, entretenaient dans une vie trop facile, tout excusable qu'elle fût pour Tépoque où les mœurs la permettaient, quelques privilégies qui n^avaient d'ecclésiastique que l'habit — même les Saint-Non et les Bayane, dont l'existence moins vide justifierait peut-être une exception — et que cela avait grand inconvénient aussi "bien pour les évêques au recrutement d'ailleurs trop exclusif. Il ne sera plus question de ces somptueux parasites qu'il ne fallait pas omettre, mais qui comptent pour rien dans la vie monastique. C'est elle qui importe et que nous abordons avec les moines et les constitutions qui les régissaient.

pompe qu'exigeait le caractère dont était revêtu le défunt et ses excellentes qualités. Il était riche et faisait un noble usage de sa fortune. »

1 . Il livra "ses lettres de prêtrise au district de Sainte- Menchould en 1792 et mourut à Sainte-Menehould le 11 mars

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