‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 54 sur 124 · Arch. dép. de la Haute-Saône, 2, L · texte numérisé non relu

Arch. dép. de la Haute-Saône, 2, L

d'âme et les premières suppressions est l'ultime de la Congrégation. Elle est capitale. L'étude de la courte existence des maisons de réunion, plus loin celle de la dislocation totale n'éclaireront pas davantage l'époque et les âmes. Toute la révolution est en puissance dans les esprits et dans les cœurs et les obstacles qui pouvaient lui faire échec sont disparus.

A l'extérieur de la Congrégation, l'évolution est aussi sensible. L'orientation nouvelle des esprits vis-à-vis du monachisme s'accuse parallèlement. La considération qui entourait les religieux, l'amour superficiel, sentiments à fleur de peau que prodiguait la sensiblerie du xvni*" siècle, diminuent. Ils disparaîtront, puis se transformeront bientôt en haine sourde^ puis en haine agissante et meurtrière. Celle-ci trouve alors son aliment dans l'accusation commune de dilapidation et de soustraction par les religieux de leurs biens.

Page 1