Arch. nationales, D, XIX
stères de Lorraine, en commençant par Dom Debras, président.
Outre la naïveté de la demande, celle de Tapplication, étroitement personnelle, témoigne de soucis fort peu élevés. Il est certain qu'on n'y donna aucune suite, mais la véracité de Théritage semble bien démontrée. Une dénonciation anonyme du 5 janvier 1791 sur le même sujet concorde parfaitement.
Elle émane d'un compatriote de Tabbé de Moyenmoutier très au fait de ses affaires K
Dom Maillard, abbé de Moyenmoutier, à l'époque de la refonte des louis a échangé ou fait échanger treize mille six cens louis, fait constant qui peut être attesté par les personnes qui ont été chargées de faire le change. Cependant, à sa mort,... le trésor s'est trouvé réduit à une somme de 59.000 1. que les religieux, au nombre de vingt, ont déclaré être le montant de la succession, d'où il résulte des soupçons très notoires d'une dilapidation très remarquable.
Le mémoire résume la vie de Dom Maillard élu abbé le 6 août 1771. Les cinq premières années, il a versé ses revenus dans la mense conventuelle.
Sur la fin de la 5® année, il a commencé à mettre ses revenus de côté dans un coffre dont luy seul avoit la clef. Tous ses revenus, mis de côté pendant 13 ans, sur le pied de 1.000 louis par chacun an, déduction faite de ses charges, forment un total de 312.000 francs.
L'anonyme évalue en fin de compte la succession à 297.000 livres. « Les religieux ont fait la déclaration de 80.000 livres tant en argent qu'en billet, l'on peut donc les obliger de plus à restituer au moins 223.600 livres 2. „