‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 62 sur 124 · Arch. Nat., AFiv, 1893 (Milly, 28 septembre · texte numérisé non relu

Arch. Nat., AFiv, 1893 (Milly, 28 septembre

Urbain devaient être bien partag-és, car Dom Reuchet, prieur, achète pour 16.300 l. l'abbaye de Villers-Bettnach. II est vrai que c'est de compte à demi avec Dom André Piéron, prieur de Saint-Clément de Metz. Il serait vraiment intéressant de savoir si cette acquisition est bien un placement individuel, ou si ce ne serait pas au titre de la Congrégation, avec personnes interposées, mais la chose est invérifiable et je ne crois pas que cette dernière hypothèse ait quelque chance d'être vraisemblable.

A Villers-Bettnach encore, Dom Louis Guiot, de Saint-Symphorien, achète pour 1.153 1. la maison occupée autrefois par le chirurgien du monastère

Beaucoup de religieux se fournirent en mobilier, mais le montant n'est pas très considérable et n'excède pas leurs disponibilités normales. L'on comprend aisément qu'ils aient besoin de monter leur intérieur. A la^ vente de Mouzon, le 28 septembre 1790, se pressent Dom Farinet, Dom Bernutz, Dom Lequy, Dom Gallois, de Saint-Airy, et le frère Quinquernel. A Faverney, les deux religieux restés comme gardiens des scellés font également quelques rachats^.

On pourrait certainement retrouver d'autres reprises, mais le cas n'est pas général. Elles sont tout individuelles. Dans certaines maisons, la municipalité fit affirmer aux religieux qu'ils n'avaient rien emporté : A Montier-la-Celle, à Munster, au Breuil -, ces décla-

1. Cf. l'abbéde la Ferté-sous-Grosne, ouv.cité, p.81,note2. Je n'ai pas fait mention du mobilier accordé à chaque religieux par la loi, fort variable suivant les administrations, et qu'ils purent enlever presque partout avec quelques livres. Il s'agit des suppléments pécuniers qu'ils s'accordèrent. Quant aux manuscrits et objets précieux, d'ailleurs fort difficiles à connaître, ils n'ont d'intérêt que pour l'histoire particulière des abbayes. Je ne saurais dénombrer ceux qui ne furent pas livres au Domaine. Il me semble que ces sortes de soustractions furent fort restreintes, mais ce n'est qu'une impression.

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