‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 63 sur 124 · Arch, dép. de la Meuse, L, 2iiO · texte numérisé non relu

Arch, dép. de la Meuse, L, 2iiO

rations sont trop nettes, sonnent trop juste pour qu'il puisse y avoir doute. Il ressort bien en somme qu'il n'y eut pas de décision d'ensemble prononcée par le régime sur cette question.

La plus grande latitude était accordée aux prieurs pour la conduite de leur communauté. C'était la tradition de la Congrégation qui explique d'ailleurs, sans l'excuser complètement, l'inertie du régime signalée à chaque pas. Celui-ci n'intervint donc pas, suivant son habitude. Aussi, les décisions les plus diverses sont prises suivant les cas, l'argent encaisse, les supérieurs, les communautés. Les uns, pris de scrupules, estimèrent qu'ils ne devaient pas détourner un denier; les autres, moins timorés, jugèrent que c'était leur droit strict. Il suffit que ceux-ci agirent « suivant leur conscience », comme le fixera le pape dans le cas de la prestation du serment de liberté égalité. C'est la seule règle qu'il faille adopter pour les juger.

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