Archives dép. des Ardennes, Q
plique en forme. Ils promettent d'arriver au chiffre voulu vers le mois de juillet, grâce à Dom Herbin, prieur de Montier-la-Gelle, gardien des scellés de cette abbaye ; Dom Arnould, retenu également par son administration ; Dom Meunier, ancien procureur de Saint-Michel-en-Thiérache, encore aumônier du Paraclet; Dom Lemaire, retenu à Saint-Michel par la maladie. Ils avaient eu la soumission de quatre religieux, dont deux sont morts ' et deux nommés à des cures. Ils ajoutent que les trois octogénaires et les vieillards qui font partie de la communauté demandent bien des considérations. La requête fut admise par le district le 26 mai.
La maison de réunion fut respectée jusqu'en août 1792. Alors, comme partout, il fallut se séparer. Les deux titulaires, Dom Etienne Pierre et Dom d'Ivoiry, réclamèrent la totalité du mobilier de la maison priorale « comme l'avaient reçu les abbés de Cuissy, Bucilly, Nancy, Munster, Flavigny, Senones ». Ils n'ont, disent-ils, de tous les revenus de la maison, que la satisfaction de lesavoir employés pour l'utilité et l'avantage du commun (15 sept. 92). Ouest le temps où Dom d'ivoiry faisait relier en maroquin son bréviaire et ses heures nouvellement imprimées pour l'usage de la Congrégation ?
Dom Lequy et Dom Capitaine touchaient à Rethel un couvert en argent le l®'' octobre 1792 et le gardien qui leur avait succédé le 25 septembre cédait la place le 11 novembre à l'hôpital ambulant.
C'est l'abbaye de Saint-Evre deToul que le Directoire de la Meurthe avait fixé aux bénédictins du département. Les religieux qui s'y trouvaient avaient si peu l'intention d'y rester que le l®'" novembre 1790 ils avaient
1. Probablement Dom Lespajçnandel, f 3 avril 1790, à Mouron, et Dom Philibert-Pierre Forestier-Lafaye, f 22 févi'ier 1791, à Mouzon.
envoyé leurs reliques de saint Evre, évêque de Toul, à la paroisse de ce nom à Nancy. Monseigneur de la Fare « avait reçu solennellement cet auguste présent ' ».
Au début de juillet 1791, l'on était parvenu à réunir péniblement treize religieux ^, dont quatre convers, et le 24, le département constate qu'il ne s'y trouve que huit moines au lieu des trente inscrits. Dès octobre, ce reste est encore décimé. Les quelques tenants de la vie monastique travaillèrent dans le courant de ce mois ^ à obtenir du département de la Meurthe l'abbaye de Sainte-Marie de Pont-à-Mousson pour y réunir une trentaine de religieux. Il y avait huit bénédictins de Haute-Seille et huit prémontrés de divers monastères. Deux bénédictins seulement de Saint-Evre, Dom Brunet et Dom Lallemant, s'y trouvent le 19 novembre 1791. Dom Lallemant était vraisemblablement parent de Dom J.-F. Lallemant, abbé de Sainte-Marie-Majeure, et ce dut être la raison qui le détermina. Les deux vannistes durent y amener leurs confrères : Dom Hyacinthe Drouot, qui mourra dans une maison de réclusion à Nancy, et Dom François- Xavier Chavanne '.
L'abbaye de Pont-à-Mousson fut fermée le 17 septembre 1792 ^. Les quatre religieux restèrent jusqu'à la fin, mais aussitôt Dom Chavanne et Dom Lallemant émigrèrent. Ce dernier est à Trêves le 12 octobre 1792.
Ce ne fut que le 6 octobre 1792 que, dans le même