‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 66 sur 124 · Mangenot, ouv. cité., p · texte numérisé non relu

Mangenot, ouv. cité., p

département, fut fermée la Chartreuse de Bosserville qui servait également de maison de réunion, mais pour les Capucins ^ . Deux vannistes s'y trouvaient en compagnie des religieux mendiants : Dom Pierson, abbé de Saint-Léopold, et Dom Gourvoisier, procureur de cette abbaye. L'intense piété de ce milieu les avait attirés. Tous deux seront emprisonnés. Le dernier paiera de sa vie son orthodoxie.

Les meubles de Luxeuil ne furent vendus qu'en décembre 1792. Deux religieux y demeuraient encore : Dom Mouton et Dom Baverey. Furent-ils seulement des gardiens ou les derniers hôtes d'une maison de réunion, je n'ai pu le découvrir. 11 semblerait qu'on eut l'espoir de garder l'abbaye, ce qui ne pouvait se faire qu'avec une combinaison légale. En effet, Dom Grappin faillit y venir, mais appelé par l'évêque constitutionnel du Doubs comme vicaire général, il accepta sur le conseil de Dom Mouton : « Je prenois plaisir, lui écrivit celui-ci, à faire préparer ici votre petit appartement et j'en avois beaucoup à penser que nous serions bientôt réunis, mais quelque défiance que vous ayez de vos propres forces et de votre aptitude à la chose, votre respectable évêque ne pense pas comme vous là-dessus et puisqu'il vous appelle, vous devez en conscience lui obéir. » La tentative put être viable, malgré l'absence de cette illustre recrue, mais elle reste douteuse et obscure. |

Il ne reste qu'à pénétrer à Saint- Vanne, le dernier de ces monastères agonisants, pour y recueillir les lueurs suprêmes de la vie religieuse traquée et bientôt réduite à merci.

Cette abbaye mena l'existence tourmentée de Verdun. Les bénédictins de Saint-Airy avaient été autorisés à s'y rendre en octobre 1790.

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