Archives de Meurthe-et-Moselle, L
Le 2 avril 1791, le Directoire du district de Verdun écrivait: « Nous sommes fondés à croire que, malgré le nouveau délai d'un mois que vous aves accordé aux bénédictins de Saint- Vanne, aucuns ne parviendront à se réunir au nombre voulu par la Loy. Beaucoup de ceux qui habitaient nos maisons ont témoigné désirer de continuera vivre en communauté, mais sous la ré^ serve de n'être pas déplacés et depuis qu'ils sentent la difficulté de décider leurs confrères à un déplacement auquel ils répugnent eux-mêmes, ils préfèrent les avantages que leur olfre la vie privée ^ . »
Cependant, les religieux purent détromper ces pronostics. Ils parvinrent à se réunir au nombre de dixneuf, et, le 3 juin, un arrêté du Directoire fixa provisoirement l'abbaye pour la retraite des religieux de l'ordre de Saint-Benoît -.
Le prieur de Beaulieu, Dom Grégoire Martin, et cinq religieux ^, le prieur de Saint-Michel-en-Thiérache : Dom François Willaume, quatre religieux de Montiérender * et Dom Jean-François Roussel deMontier-la- Gelle renforcèrent le chiffre des sept religieux de Saint- Vanne restés fidèles à leur vocation ^.
La vie bénédictine se continua jusqu'au 25 août J792 où les moines « furent contraints de s'enfuir subitement de cette maison sur le soir pour éviter les mauvais traitements et peut-être la mort même dont les menaçoient sans cause les volontaires du Bataillon de Mayenne-et- Loire alors en garnison dans la citadelle de cette ville ».