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LA CONSTITUTION CIVILE DU CLERGE

La fermeture des maisons de réunion, fin véritable de la Congré^^alion, a fourni une vue anticipée desévénements, mais cette fermeture même n'était que l'aboutissement de toutes les mesures prises depuis le début de la Révolution qui en avaient accentué le sens antireligieux.

Une loi avait été promulguée qui avait une portée vitale pour l'Église de France : La Constitution civile du Clergé, votée le 12 juillet 1790, acceptée en principe par le roi le 24 août, formait un ensemble de dispositions sur l'organisation de l'Eglise gallicane incompatibles avec la religion catholique. Il est inutile désormais de prouver ce fait et de démontrer qu'elle empiétait de façon inadmissible sur le spirituel en détruisant la hiérarchie religieuse, la suprématie pontificale et toute la discipline ecclésiastique^.

La question religieuse, entrée dans le fond même delà Révolution, sera le boulet qu'elle traînera désormais sans pouvoir s en dépêtrer.

Dès ses premiers pas, la Constitution fut discutée. Une Exposition de principes sur la Constitution civile rédigée par l'archevêque d'Aix et ses collègues de l'Assemblée la condamnait formellement. L'opposition grandissait. Dom Pouthier, « cy-devant souprieur de

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