‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 73 sur 124 · Cf. p · texte numérisé non relu

Cf. p

sions de travailler, les circonstances vous en font un devoir exprès ; dans un temps de danger, un soldat ne doit pas abandonner l'armée. Il faut prier le Dieu fort de vous inspirer le courage et la force dont vous avez besoin. Actuellement, tout semble favoriser ceux qui suivent la bonne cause *, mais qui peut prévoir ce qui suivra ? On doit s'y attendre et s'armer de courage sans compter sur ses forces. L'organisation ou la réforme de tant d'abus est un grand bien, -il faut donc la soutenir de toutes ses forces.

Nous avons toujours conservé le costume et nous espérons qu'on laissera enfin arriver au printemps, alors nous nous ferons voir, comme nous l'avons déjà dit, que nous ne tenons pas à l'habit et que nous sommes citoyens. C'est le froid de notre église qui nous retient.

Paliod 2 est le seul qui soit en ecclésiastique. Bonsoir, je vous embrasse de tout mon cœur.

D. Fr. Mouton votre ami ^.

Bonjour à Corselle ''•.

C'est ce même Dom Mouton qui restera parmi les derniers à Luxeuil, où il aurait voulu faire venir Dom Grappin. 11 se retira près de ses sœurs à Lure, une fois l'abbaye vendue, comme il vient d'en manifester l'intention. Il y mourut le 3 septembre 1798.

Dom Grappin fournit ces détails en pleurant son ami dans les Annales de la Religion ^. 11 y fait un copieux éloge des vertus jansénistes de ce religieux, type sans doute unique parmi ceux qui habitèrent les maisons de réunion.

L'apologie par Dom Mouton du serment constitutionnel contient l'explication de cette anomalie:

Page 1