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son choix de la vie bénédictine tient plutôt à son goût pour la retraite, à son déplaisir de changer ses habitudes plutôt qu'à sa conviction intime de Tinviolabilité de ses vœux, puisque Thabit : la coulle, signe cependant sensible de la profession bénédictine, lui importe peu. Ce religieux, si naïvement sincère dans son erreur, d'un esprit clairet cultivé, ne semble pas plus aigri que sectaire. C'est ce qui donnerait à sa vie une importance singulière si même l'on ignorait son rôle d'Eminence grise auprès du Commissaire du roi (en particulier Loménie de Brienne") depuis le Chapitre de 1771 jusqu'à celui de 1789, chapitres où ses rapports sur les talents de ses confrères susceptibles d'arriver aux dignités influaient notablement sur la direction des affaires et le choix des supérieurs dans la Province de F'ranche-Comté ^. Ce rôle et son caractère doublent le poids de sa profession de foi constitutionnelle. Il serait presque inutile de commenter certains passages de cette lettre si remplie d'enseignements précieux et nets et d'en dégager le sens évident. Quelques traits doivent cependant en être soulignés.
La Constitution civile du clergé fut principalement l'œuvre des jansénistes. Ceux-ci ne songèrent jamais à le nier. Le fait est constaté par M. Léon Séché dans ses Derniers jansénistes. Il n'est pas suspect d'animosité à leur égard.
Que les constitutionnels ne fussent pas tous des jansénistes, que beaucoup, en toute sincérité, prétendissent que l'hérésie n'existait pas, personne n'y contredit. Cette confusion servait les jansénistes ardents à l'entretenir. Un fait assuré : ce sont les directions de l'Eglise constitutionnelle, dont les principes s'accordent exactement avec ceux des jansénistes. Dom Mouton le confirme péremptoirement. Son opinion n'est pas dou-