‹ Les bénédictins de Saint-Vanne et la RévolutionChapitre 77 sur 124 · Arch. Nat., G · texte numérisé non relu

Arch. Nat., G

tées pour mettre debout son séminaire furent volatilisées rapidement, et le bénédictin disparut de Toul au bout d'un an. Ces essais d'organisation furent à peine viables. Les séminaires fermèrent bientôt faute d'élève

Il ne faut pas song-er à donner la liste des premiers élus, elle serait difficile à établir et sans intérêt, car il faut tenir compte des divergences de décisions prises par les directoires des districts qui pouvaient interpréter différemment certaines instructions du pouvoircentral. Les rétractations des curés d'abord assermentés par ignorance, puis mieux avertis ou pressés par les remords ou les conseils laissèrent de nouvelles places libres pour lesquelles on ne procéda qu'à des simulacres d'élections où l'on s'empressait de voter pour les religieux qui venaient faire leurs offres.

Enfin, vers le milieu de Tannée 1791, l'Eglise constitutionnelle était formée. Nombre de vannistes y figuraient dans tous les départements de l'Est. J'en compte 125 probablement tous jureurs, y compris les curés légitimes, mais assermentés. Il faut y ajouter douze vannistes qui acceptèrent les fonctions, mais purent se dispenser de prêter serment ^.

C'est donc un quart des religieux de la Congrégation: énorme proportion, si l'on considère les vieillards et les malades qui s'abstinrent nécessairement, qui tomba dans le schisme.

Page 1