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n'en sont pas moins très défavorables. Il en résulte que l’on meurt plus en France que dans les pays voisins.
Dans la plupart des grandes nations, la mortalité suit une courbe décroissante plus rapide qu’en France, si bien que leur mortalité, jadis supérieure, est, maintenant, inférieure à la nôtre. Nous voyons,
en effet, dans les statistiques les plus récentes, que
la décroissance de la mortalité par 10.000 habitants
de 1871 à 1920, a été de 77 pour la France, alors qu'elle a atteint 136 dans les Pays-Bas, 135 en Autriche, 119 en Allemagne, 96 en Angleterre, 95 en Belgique. Nous trouvons des chiffres analogues dans les statistiques des grandes maladies évitables : Ja proportion des décès pour tuberculose, par millions d'habitants en 1914, atteignait en France 2.164, et n’était que de 1.360 en Angleterre de 1.392en Allemagne, de 1.310 au Danemark.
Comment expliquer cette situation désastreuse, alors que la France jouit d’un climat privilégié, qu’elle bénéficie d'un degré de civilisation nettement supérieur, que sa science médicale a toujours brillé d'un incomparable éclat, que ses écoles attirent par la supériorité de leur enseignement, des étudiants venus de tous les pays du monde ?
Comment ne sait-on pas mieux se défendre contre la maladie au pays de Pasteur ?
Une réponse parait s'imposer ; nos lois d'hygiène sont insuffisantes, les mesures préventives et théra-
peutiques sont mal organisées : il faut donc qu'une
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loi vienne permettre aux humbles de se procurer les soins réservés jusque-là, à ceux qui en avaient la faculté pécuniaire. :
Aujourd’hui grâce à la loi sur les Assurances sociales, dès les premiers symptômes d’une maladie, la grande masse des travailleurs — celle qui était ravagée par la mortalité — peut faire appel à la science médicale parce que celle-ci est mise à sa disposition d’une manière économique.
Peut-être alors, verrons-nous disparaître avec rapidité, de tous les faubourgs urbains, les foyers dévasteurs d’épidémie et de contagion !.….
B. — La loi sur les Assurances sociales est également « une loi de prévention » (1).
A ce titre, elle présente une importance capitale car il est souvent plus sûr et plus facile de prévenir que de guérir, et, comme le disait éloquemment le D" Poux, à l'Académie de médecine « a prophylaxie est au point de vue social, plus importante que la thérapeutique ».
Or, c’est aux causes mêmes que les Assurances sociales viennent s'attaquer, plus encore qu'aux effets.de la déchéance physique, en multipliant les mesures préventives ; les organismes d'assurances sociales travaillent à diminuer le nombre des malades et des infirmes, et, par suite, à restreindre leurs dépenses périodiques.
Dans cet ordre d'idées, pour apprécier l’impor-