II
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Cependant, malgré cette nuit terrible, ce fut avec un visage souriant que le lendemain il aborda sa mère et sa tante» qui, le voyant ainsi, ne lui adressèrent aucune question : évidemmment tout allait bien.
Au contraire, ce fut lui qui les questionna, ou tout au moins qui posa à sa tante une série de demandes assez étonnantes.
Après le déjeuner il était sorti avec elle pour l'accompagner dans la promenade qu'elle faisait chaque jour pour surveiller les jardiniers et donner ses ordres:
— Gela ne te fatigue pas de parcourir ainsi tout le jardin, chaque jour, après déjeuner?
— Pourquoi veux-tu que cela me fat^e ?
— C'est une longue course^
— Pas pour moi.
— Tu es forte, n'est-ce pas?
— Mais, certainement, je suis forte.
— Je dis cela parce que tu ne te plains jamais; mais on peut être faible, * et même souffirante, et même malade, sans se plaindre.
-^ Je ne suis ni faible, ni souffrante, ni malade, dit-elle en riant
Mais lui ne riait pas.
— Si tu savais quelle joie c'est pour moi dépenser celai dit-il d'une voix vibrante. Tues là; tu es Ifc, maman peut compter sur toi, Ule est si faible !
— Etsurtol?
-- Sur mot aussi, dit41 vivement, seulement, moi, tu sais...