LE CHIEN NOIR
Le corps en demi cercle et le bout du museau
Joignant sa cuisse maigriotte, Le chien sommeille au bruit ronronnant d'un fuseau
Tourné par une main vieillotte.
Imperceptiblement son flanc qui se soulève Montre juste qu'il n'est pas mort ;
Par instants, il respire humainement très fort, Et tout à coup voici qu'il rêve.
Ce n'est assurément ni lièvre, ni renard Qui lui donnent ce cauchemar, Kt la bonne femme s'épeure
Et se signe le front, tandis que le chien noir Pousse un long cri de désespoir.
Un horrible aboiement qui pleure.