‹ Les bibelots du diable feerievaudeville en trois actes et seize tableauxChapitre 46 sur 102 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Est-il possible?

VERTUCHOUX, entrant par U droite.

Que vois-je! ma fiancée!

Le marquis !

VERTUCHOUX

Et sans papa, sans maman...

FLORINS, à part.

Comment expliquer... (comme ayant une idée. Haut.) Ah! j’ Vas vous dire : si je suis venue en avant avec Risette , que vous voyez... c’est pour vous prier, en m’épousant, de rie pas me séparer d’elle, qui est une bonne fille et qui m’est très-dévouée.

VERTUCHOUX

Comment donc! mais très- volontiers. — Risette, tu resteras attachée à ma femme.

JEAN LEBLANC

Attachée... (b»» à Risette.) Oh! ne vous laissez pas attacher, mamzelle ; je sais ce que c’est.

RISETTE

Je vous remercie ben, monseigneur, mais pour que je consentasse, faudrait aussi que vous attachissiez Jean Leblanc à votre service.

VERTUCHOUX

Jean Leblanc?... où est-il ce Jean Leblanc?

JEAN LEBLANC, se moulraut.

Sous votre œil, monseigneur.

VERTUCHOUX

Ce garçon?.... Eh mais ! justement, j’ai renvoyé Lafleur, qui avait cassé le superbe pied de biche qui pendait à ce cordon.... allons, c’est dit. (a jean Leblanc). Tu seras mon valet de chambre.

RISETTE et JEAN LEBLANC.

Ali! merci, monseigneur !

VERTUCHOUX

Et, pour entrer en fonctions, tiens, attache ce pied de mouton à ce cordon de sonnette.

Oui, monseigneur.

VERTUCHOUX, tenant en main le pied de mouton.

Un pied de mouton, ça sera ridicule... j’aimerais bien mieux un pied de biche ; mais enfin... Tiens, attache, (sur te touimi formé

par Vertuchoux , un pied de biche c*l venu de tui-méme /attacher au cordon

de b sonnette.) Et maintenant, ma chère fiancée, permettez-moi de vous faire les honneurs de ce manoir que vous allez embellir ! Acceptez le noble bras que je vous offre.... •

Monsieur le marquis....

VERTUCHOUX

De grâce, veuillez accepter. (Pendant ces quelque* MOU, Jean Leblanc est allé à la tonnelle, a vu tu pied de biche , pais , après un moment, est retourné auprès du Marquis qu’il interrompt en loi disant 1 )

JEAN LEBLANC

V’ià vot’ pied de mouton. ,

YERTOUCHOUX , pienant le pied.

Comment, mon pied?

JEAN LEBLANC. A -

Y a un pied de biche.

VERTUCHOUX

Hein?

Le pied de biche y est....

VERTUCHOUX, regardant la porte.

Que vois-je! Ah! drôle! c’est une surprise que tu fais à ton seigneur ; c’est toi qui viens d’attacher ce pied de biche.

JEAN LEBLANC

Moi, monseigneur?

VERTUCHOUX

Allons, ne mens pas.

JEAN LEBLANC

Non , foi de galant homme!

VERTUCHOUX

Je te défends de mentir. .

JEAN LEIJLANC.

Ah ! mais ! assez ! Votre insistance est un outrage !

VERTUCHOUX, jetant avec fureur le pied de mouton à terre.

Plait-il? Oh ! sans la présence de ma future, je voudrais que tu reçusses la plus belle paire de soufflets.... (on entend réion net

deux loulflet»,)

JEAN LEBLANC

Aïe! aïe! aïe! * -

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