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bibliothèque, c'était la littérature. Les poètes français y occupaient 300 numéros : le théfttre et surtout les romans, contes, nouveUes et les facéties 7 tenaient une large place, on comptait aussi dans Thistoire nombre àe volumes précieux ; c'était principalement dans les ventes importantes qui ont eu lieu dans ces dernières années, notamment dans celles de MM. Cailhava, de Chaponay, Chedeau, Double, La Bédoyère, Solar, Venant que M. Desq avait fait ses acquisitions. Il tenait à la beauté des exemplaires, à l'élégance des reliures et n'admettait dans ses armoires que des volumes reconunandables sous tous les rapports.
Dans la Théologie d'abord, on remarquait, entre autres, une belle bible manuscrite sur vélin, du xiii* siècle (vendue 730 fr.). La Vie et h Passion de iV.-5., manuscrit du XV* siècle, propriété du duc de La Vallière, puis de M"* la duchesse de Berry (v. 375 f.). Une belle série de grravures bibliques, entre autres les figures de l'ancien testament, de Holbein,4539 (v. 200 f.). Une suite importante d'heures manuscrites ayant appartenu à sainte Elisabeth d'Aragon, reine de Portugal ; h Galéaâ Marie Sforce, duc de Milan ; à Lucrèce Borgia ; & Anne de Montmorency, comte de Châteauvilain, et à Dominique Séguier, évêque de Meaux, etc.
Les livres à* Heures imprimés formaient 26 articles,on y remarquait particulièrement les Heures à l'usage de Rome, de Gilles Hardouin, 4516, sur vélin, relié par Gascon, et ayant appartenu à M™* la duchesse de Berry ; les Heures de la Vierge y imprimées pour Germain Hardouin, en 4505; les Heures de la Vierge, imprimées à Lyon, en 4558, en caractères de Civilité^ volume d'une insigne rareté ; les Heures à Vusage de Paris, d'Antoine Verard, 4540, sur vélin, provenant de la célèbre tragédienne Rachel ; les Heures à rusage de Rouen, de Simon Vostre, avec une
Danse des morts accompagnée de quatrains français. Après Vlmitaiim de Jésus-Christ, traduite en vers français par Corneille, Rouen 4658, relié par Duseuil, on trouvait une nombreuse suite de Traités curieux de théologie mystique, tels que le Chapelet des verlus et vices y volume gothique non rogné ; la Perfection des filles religieuses sur r exemplaire de l'y mage de Notre-Dame.
Dans la Jurisprudence , on pouvait citer la Somme rurale et le Songe du Vergier parmi les 46 numéros des plus remarquables de cette série.
Dans la classe des Belles-Lettres, on comptait bien des livres précieux. Pour les poètes latins anciens et modernes, contentons-nous d'indiquer le Virgile et Y Homère de MM. Didot sur vélin, les Métamorphoses cl'Ovtde traduites par Bonier.
La série des poètes français était des plus remarquables, citons seulement le Roman de la RosCy manuscrit sur vélin avec miniatures ; la première édition du même ouvrage imprimée à Lyon, par Guillaume Le Roy, vers U85; le Champion des dames, de. Martin Franc; cinq volumes de la collection Consteller, imprimés sur vélin ; les Vigiles de la mort de Charles VII, de Martial d'Auvergne ; le Livre de la Diablerie par Eloi Damerval, exemplaire du prince d^Essling ; la Vie et Légende de sainte Marguerite, manuscrit du xi^ siècle; le Doctrinal des filles, opuscule de quatre feuilles, d'une grande rareté ; RemofUrances sur les abus et misses de ce monde, joli manuscrit du xvi^ sur vélin ; plusieurs éditions précieuses de Clément Marot; Œuvres de Louise Labé, édition de Jean de Tournes, etc.
Rappelons aussi ces collections de Chansons et de Noêls, le Trésor des plus belles chansons; les Chansons de Gauthier Garguilky exemplaire de Nodier, les Cantiques du eoffUe d'Alsinois^ très-rare.
La littérature dramatique oj&ait également bien des volumes précieux. Les romans étaient des plus nombreux, on pouvait citer Meladius de Leonnays 4552; le Recueil des histoires et singularités de Troye^ édition de Lyon, 4529; Paris et la belle Vénus sans date; la Vie de Rohert-le-Diàble, Lyon 4 555 ; les Souffrances du jeune Werther, exemplaire unique sur vélin, avec les dessins originaux de T, Johannot.
La collection des contes et nouvelles était aussi remarquable que celle des facéties. Dans les belles-lettres on trouvait entre autres beautés les Œuvres de Florian, avec nombreuses gravures , ajoutées par M. de Saint-Mauns.
Dans l'histoire universelle, citons le Petit Fardelet des faits, Lyon 4483, seul exemplaire connu ; le Fasciculus temporum, Grenève 4495; les Illustrations de Gaule de Johan le Maire, Lyon 4424; les Gestes des Tolasins, les Annalesde Foix ; les Chroniques d'Ausirasie de Symphorien Champier ; les Chroniques des ducs et princes de Savoye et de Piémont par le môme ; Marie, reine de Hongrie et enfin une quantité d'ouvrages remarquables relatifs à l'histoire de la noblesse, et aux antiquités.
Cette belle collection se composait de 4 , 4 04 articles et a été vendue à Paris en avril 4 866 , par Delbergue Cormont. Le produit de cette vente s'est monté à 4 06,400 f. Si j en crois un catalogue annoté que j'ai sous les yeux, les raretés ont été enlevées surtout par les principaux libraires de Paris, les Dumoulin, les Potier, Aubry, Fontaine, Techener et autres. Mais ont-ils acheté pour leur compte personnel? Toutefois, une chose nous console, M. Renard de Lyon, qui possède dans notre ville la riche bibliothèque dont nous parlerons bientôt aussi, a acquis plus de 430 articles et des meilleurs de la collection Desq. Tous les prix ont été des plus élevés. Le roman de la Rose, manuscrit sur vélin,
s'est payé j,000 f. Le même livre , imprimé par Leroy, (Bégis), 935 f. Les Faits de maistre Allain Chartier ; 935 f. La Biblia sacra 730 fr. La Vie et la Passion de Notre- Seigneur ; 375 fir.
Blbliotbèqae de M. de La Roohe-Iiaoarelle.
Cette bibliothèque importante n'était pas, à proprement parler, lyonnaiae, mais eUe a'est formée en grande partie dans notre yille et avec des éléments lyonnais. M. de La Roche-Lacarelle, amateur passionné dé livres, qu'il colligeait, non pas seulement pour le plaisir de ranger des livres sur des tablettes, des éditions rares ou des livres précieux, mais pour les utiliser comme matériaux, est Tanteur, on le sait, d'une histoire estimée du Beaujolais. Dès qu'une vente de livres avait lieu à Lyon, on le voyait arriver de son agreste chftteau, s'installer près du commissaire-priseur, et guetter avec anxiété le moment où le livre qu'il convoitait était mis sur la table ; rarement il lui échappait. En peu d'années, il était parvenu à se former une bibliothèque qui pouvait, sans contredit, rivaliser avec les plus riches et les plus belles. Au point de vue lyonnaÎB, elle était moins complète que celle de M. Coste, mais tous les ouvrages principaux relatifs à notre province s'y rencontraient. Les travaux de Le Laboureur, des Menestrier, des Quincamon, des Paradin, y étaient représentés par les meilleures éditions. La Bourgogne, le Forez, le Beaujolais, les Dombes, la Franche-Comté, la Savoie, le Dauphiné étaient représentés aussi bien que possible dans la collection bibliographique du savant auteur de V Histoire du Beaujolais. Il possédait les œuvres des Gnichenon, des Chorier, des Allard, des dom Plancher,
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des Paillot, des Pérard, des de Charnage, des Louvet, etc. M. de Lacarelle, pour écrire son livre sur le Beaujolais, s'était entouré des meilleurs travaux de ces grands auteurs et des plus beaux traités héraldiques, et généalogiques. C'est ainsi qu'on rencontre aussi dans sa collection presque tous les ouvrages du P. Anselme, de d'Hozier, de Ségoing, de Bara, de Wulson de la Colombiëre, de Laroque, de Waroquier, de Combles, de Menestrier, de La Chesnaye des Boys, de Cherin, de Chevillard, de Laine, de Courcelles, de Saint-Âllais, etc.
La recherche des manuscrits anciens ayant trait aux provinces qu'il affectionnait, fut aussi pour M. de LacareUe l'objet de tous ses soins. Il n'en put réunir qu'un très-petit nombre, mais leur importance était considérable.
Comme délassement à ses travaux historiques, M. de LacareUe dont l'esprit était aussi vif et aimable que le jugement profond et sûr, dit le bibliophile Julien, avait formé une collection à peu près complète des &bulistes firançais et étrangers.
Cette série comprenait 24 0 numéros et offrait le plus grand intérêt.
Les facéties^ satyres et poésies burlesques avaient été aussi l'objet des recherches de M. de Lacarelle. Je n'en citerai qu'une seule, a La ville de Lyon^ en vers burlesques^ première journée, contenant la harangue des merciers, le débat des fruitières, l'inventaire de la loge, la chicane des plaideurs, ^éloquence des battelières et plusieurs entretiens facécieux, corrigez et augmentez par le sièur P. B., Lyon, 1728, in-42, rel. mar. vert, fil. dent.,tr. dor. (Koehler.) * L'histoire du Lyonnais était richement représentée dans la bibliothèque de M. de Lacarelle, et comptait 308 numéros. Cette série se divisait en topographie et géographie, histoire générale, histoire religieuse, histoire judiciaire,
administrative et militaire, commerce, industrie, monuments, mélanges et environs du Lyonnais. On y voyait entre autres : « Mazures de Vahbaye royale de Vlsle- Barbe, » magnifique exemplaire, vendu 240 fr. La fondation de la basilique collégiale, canoniale et curiale de Saint-Paul de Lyon, par Quincamon, vendu 70 fr., et dans les documents concernant THistoire révolutionnaire de Lyon : « La liste générale des dénonciateurs et des dénoncés tant de la ville de Lyon que des communes voisines et de celles de divers départements^ » vendue 4 55 fr. , mais pourquoi citer les belles choses de cette collection? elles sont perdues pour nous. Tout a été vendu et dispersé, à Paris, dans une vente publiquç faite à Paris à la fin de 4867, par Dalbei^ne-Cormont. Combien en reviendra-t-il à Lyon ?
Je ne dirai rien ici des autres séries de cette belle bibliothèque, composée de 4482 articles. Dans ces séries, on trouvait aussi des livres importants de tout genre, car M. de Lacarelle n'aimait pas uniquement les livres pour le profit intellectuel qu^il pouvait en tirer, mais il les aimait en vrai bibliophile, c'estràrdire que tous ses ouvrages avaient été choisis avec soin, avec goût, et qu'il les revêtait, à Toccasion, de belles reliures, généralement en maroquin. M. de La Roche-Lacarelle, né en 4791 , était issu d^une des plus anciennes familles du Beaujolais et mourut en 4866. Il laissa de profonds regrets dans le pays qu'il babita et parmi les nombreux amis qu'il se fit par sa science et son exquise affabilité ; on ne saurait faire un plus parfait éloge de ce gentilhomme érudit et distingué.
Bibliothèque A. Barre.
Belle collection lyonnaise. — Raretés. — Catal. 442 pages. — Vente, 4832.
Outre la belle coUection lyonnaise de M. A. Barre, cet amateur célèbre en possédait une autre d'objets antiques des plus remarquables. On y remarquait, surtout^ une jambe de cheval, en bronze, trouvée dans la Saône en 4824. -— Cette fameuse pièce est aujourd'hui dans les Musées de Lyon.
Bibliothèque de Lyon.
La loi de 4790, on le sait, avait confisqué les bibliothèques ecclésiastiques et, après de nombreuses et douloureuses vicissitudes , ces belles collections avaient été réunies à la grande bibliothèque de Lyon, — mais cette réunion dut nécessairement produire un nombre considérable de doubles qui encombraient inutilement les tablettes. La ville se décida dès lors, après de nombreuses délibérations du Conseil municipal , à autoriser M. de Lacroix-Laval, maire de Lyon, à faire procéder à la vente de ces doubles.
Un catalogue de 22 feuillets préliminaires et 492 pages fut dressé et imprimé chez Rusand, en 4834 . U contient 6,978 numéros. Ce catalogue est précieux par la quantité de beaux Uvres rares et curieux dont il donne la nomenclature. La partie historique seule occupe 434 pages. La vente , commencée le 28 juin 4 834 ne fut achevée que le 24 mai 4833 et produisit une somme de 32,774 fr. qui fut consacrée à de nombreuses acquisitions.
En suite des dons faits à la bibliothèque de la ville, depuis cette époque, on pourrait presque refaire un nouveau catalogue des doubles, et les livres de la collection Coste y seraient pour une bonne part.
Bibliothèque de M. Goeliard.
M. Gochard, François-Nicolas, était presque un Lyonnais ; il était né aux portes de notre ville, à Villeurbanne, le 20 janvier 4 763, et mourut à Sainte-Colombe (Rhône) le 20 mars \ 834. Qui ne connaît sa vie et ses nombreux travaux, commencés avant la Révolution, c'est dire à un moment où notre antique cité existait encore avec tous ses vieux monuments, se.s églises, ses couvents et ses bibliothèques que cette Révolution devait détruire presque tous dans son aveugle fureur ? Il se forma aussi une bibliothèque particulière à son usage, mais elle ne se distinguait pas par le luxe de ses reliures et des curiosités. Savant modeste et laborieux, il n'aimait les livres que pour leur utilité et dédaignait leà accessoires qui ne firappent que les yeux. Occupé toute sa vie de recherches sur l'histoire de France et spécialement de celle qui concerne les anciennes provinces du Lyonnais et du Dauphiné, sa collection offrait un genre de mérite tout à fait de nature à être apprécié de nos jours.
Il se complaisait aussi, dit l'auteur anonyme de la préface du catalogue de sa bibliothèque dressé après sa mort, pour la vente de ses livres, il se complaisait aussi à réunir les brochures contemporaines négligées souvent au moment de leur apparition, qui deviennent plus tard introuvables et font souvent d'excellents matériaux pour un grand travail. Il réunissait ces brochures dans un môme
volume pour rendre sa bibliothèque plus compacte, en plaçant des tables à la fin de chacun de ces volumes.
Sa bibliothèque se composait de 4 736 articles décrits dans un catalogue imprimé & Lyon, par Louis Perrin, en 1834, et rédigé par M. J. Janon (1).
M. Cochard possédait aussi de nombreux autographes parmi lesquels on remarquait l'interrogatoire original de Charlotte Corday (2), des lettres de Voltaire, de J.-J. Rousseau, de Cassini, de Robespierre le jeune, de Pom* ponne de Bellièvre et de personnages lyonnais.
n s*est rencontré aussi dans ses cartons d'autres autographes, des liasses de cahiers manuscrits et une quantité de brochures éparses. Cette belle bibliothèque s*est vendue aux enchères publiques, le 24 novembre 1834.
M. Vericel, ancien avoué à la Cour, a acquis plus tard, d'un bouquiniste^ une quantité considérable de manuscrits provenant de M. Cochard (3). Espérons qu'il en publiera au moins un catalogue. Ce ne peuvent être que des documents intéressants.
Le catalogue de la bibliothèque Cochard est de 4 43 pages. Pour un collectionneur lyonnais, il peut être d'une grande utilité.
BibUothèqtae de M. E. G. (Monftdcon).
M. J.-B. Mon&lcon, décédé en décembre 4874, à l'âge
(1) Janon était presque une célébrité lyonnaise.
(3) Ci-devant Dormons ; chaque page portait la signature de cette femme.
(3) M. Cochard était membre de TAcadémie de Lyon. (Voir Hist. de VAead., t. II, p. 65. — Biogr. imto.» supplément. — son Eloge hUty par Dumas. — Revue du lyonnaû, III, p. 464.^
de 82 ans, mu par un louable scrapule, ne crut pas devoir confierver sa bibliothèque particuli&re, en devenant conservateur en chef de ceUe de la ville. Il eut le courage de se séparer de ses livres après en avoir dressé le catalogue, et M. Laurent, ancien libraire, fut chargé de leur vente, qui eut lieu le 29 avril 4844 ; ce catalogue, de 32 pages in-8'', indique un grand nombre d'ouvrages illustrés et de beUes reliures.
BibUothèque Didier Petit.
Collection formée, à Lyon, d objets d'art, émaux, vitraux, manuscrits, peintures, meubles, armes, armures, antiquités romaines, étrusques.
Catalogues de 74 et de 32 pages.
M. Didier Petit a publié une notice sur le Crucifix^ qui est un véritable chef-d'œuvre archéologique. La même notice contient un travail également remarquable sur les émaux et les émailleurs de Limoges.
Bibilothèqtae Caille.
M. Caille (Antoine), chanoine de l'église Saint-Jean de Lyon, né à Puits-Gros, diocèse de Chambéry (Savoie), en 1766, mort le 7 novembre 4828, est auteur d'opuscules sur la hturgie de TEglise de Lyon.
C'est lui qui a &it don de remplacement réservé pour la sépulture des prêtres, au cimetière de Loyasse. {Lyonn. dign. de mém., p. 56.)
Livres théologiques et lyonnais.
Vente le 20 mars 4843. — Catalogue de 66 pages.
M. l'abbé Caille consacra une grande partie de sa fortune à fonder une Providence pour les jeunes orphelins et pauvres de la ville de Lyon. C^est en faveur de rétablissement qui porte son nom, & Fourviàçes, que la vente de sa bibliothèque fut faite.
M. labbé Antoine Caille, célèbre liturgiste, avait un frère, l'abbé Joseph Caille, qui hérita (en partie) de sa bibliothèque, et qui comme lui était chanoine d'honneur de la Primatiale.
Blbliothèq[ae Claude Rivoire.
M. Rivoire, célèbre libraire lyonnais, demeurait place Montazet, à Saint- Jean.
Il était devenu très-sourd, la chose n'a rien d*extraordinaire, mais elle est en cela étonnante que cette maladie a été^ parait-il, adjugée aux libraires et bouquinistes lyonnais par de facétieux écrivains étrangers.
Livres d'heures, livres rares sur le Lyonnais.
Vente, le 40 décembre 4 850, de ses livres par son commis M. Auguste Brun.
Catalogue de 43 pages in-8®. — Cette vente produisit 4,408 fr. 80 c.
Bibliothèque P.-M. Oonon.
M. Gonon (P.-M.), est auteur de diverses réimpressions,
généralement favorables au culte protestant, quoique
publiées conune pièces historiques.
Collection lyonnaise remarquable (gfothique, etc.) Vente de livres rares et curieux en janvier 4 864 , dirigée
par M. Fontaine fils, dessinateur. — Catalogue de
84 pages.
BU>llotlièq[ae de M. Coolon, avocat
Jean-Baptiste Coulon, avocat, membre de la Société des bibliophiles, possesseur de la plus belle bibliothèque de Lyon (de son temps), né en 4735, mort le 23 août 4830. Le catalogue de sa bibliothèque a été dressé par de Bure. — M. Coulon aimait beaucoup les reliures en veau fauve, la plupart de ses livres étaient reliés ainsi ou en maroquin.
Livres magnifiques en reliures des plus remarquables.
Catalogue de 60 pages. — Vente le 40 avril 4854 .
Bibliotbèque Tranohand.
M. Tabbé Tranchand, ancien vicaire d'Âinay, mort aumônier des incurables & Lyon.
Ouvrages mystiques curieux.
Vente le 42 décembre 4853. — Catalogue de 48 pages in-8«.
Blbliotbèqae Claude Balme.
M. Balme, docteur-médecin de la Faculté de Montpellier, ancien chirurgien de 4'* classe dans les corps d'armée, ancien médecin de l'armée firançaise, en Orient ; médecin à Lyon; membre de plusieurs Sociétés savantes, tant françaises qu'étrangères ; né à Belley (Âin), le 8 novembre 4766.
Livres de sciences et de médecine.
Catalogue de 29 pages. — Vente le 5 décembre 4853.
Bibliothèqae J.-O.-H. Greppo.
M. Greppo (J.-G.-H.), vicaire-général de Bellay (Ain), correspondant de l'Institut, membre des académies de Turin, Lyon, Dijon, etc., ancien aumônier des chasseurs des Pyrénées ; neveu de Jean-Baptiste Greppo, chanoine lyonnais ; auteur de travaux archéologiques fort remarquables, qui sont aujourd'hui fort recherchés. — M. le chanoine Martigny, de BeUey, le savant auteur du Dic^ tionnaire des antiquités chrétiennes, va publier une biographie de cet auteur et donnera le catalogue complet de ses ouvrages.
Biche en histoire.
Catalogue de 200 pages. — Vente le 3 avril 4834.
Ce célèbre amateur n'aimait pas seulement les livres n possédait un riche médaillier dont le catalogue a été publié par M. de Witte.
De plus, il était grand amateur de fleurs.
Bibliotlièiiae Rossl.
M. l'abbé Rossi (pseudonyme), n'a jamais existé! Les livres de cette bibliothèque appartenaient à M. Pezzani . Biche en tous genres. Livres savants.
Catalogne de 74 pages. — Vente le 2 mai 4856.
Bibliothèiiae Menons.
M. Menoux, conseillera la Cour de Lyon, d'abord avoué, avocat, bfttonnier de Tordre, conseiller de préfecture.
^i^iller municipal, membre de l'Athénée et de TAca- ^e, par un hommage unanime et avec engagement de
L P^ renouveler cette feveur, nommé président à vie de
ij^^ciété littéraire ; conseiller à la Cour, en exercice de *35 à 4852, mort en 4856, — chevalier de la Légion
d'honneur.
Livres sur Lyon. Histoire, droit.
Catalogue de 82 pages. — Vente le 14 février 4856.
BlbUothè^e Vincent de Saint-Bonnet.
M. Vincent de Saint-Bonnet (Jacques), archiviste du département du Rhône, mort à Lyon, rue du Plat, 46.
Livres en tous genres, surtout en histoire, sur le Lyonnais, le Forez, etc.
Catalogue de 94 pages. — Vente le 47 novembre 4856.
Bibllotlièiiae GlianeL
M. Chanel, ancien administrateur du dépôt de mendicité.
Ce bibliophile est mort en prison (pour dettes) . Les administrateurs des Hospices apprirent trop tard le malheur de M. Chanel et voulurent le faire sortir de prison, mais les médecins s'y opposèrent disant que vu l'état de M. Chanel, U pourrait bien mourir en route. Il mourut le lendemain.
Bibliothèque lyonnaise, riche aussi en livres d'histoire.
Catalogue de 64 pages. — Vente le 3 mars 4857.
Bibliothèiiae Laubraux.
M. Laubraux, décédé, quai Saint-Antoine, 38 (allée Marchande).
La plupart des livres de ce vrai amateur étaient reliés par les Bruyère, MuUer, Eoehler, Simier, Bozérian, Bradel, Dauphin, Derome, Ducastin, Thouvenin, etc.
Beaux ouvrages, belles reliures.
Vente le 40 juin 1857. — Catalogue de 42 pages in-8. — Cette vente produisit •,000 fr.
BU)liotbèq[ae A. Gomarmond.
M. Comarmond (docteur-médecin), conservateur du Musée archéologique de Lyon. Il a contribué à une importante découverte d'antiquités qui a été faite à Four^ viëres en 4844, où Ton trouva des bracelets, des boucles d'oreilles, des bagues, etc. le tout en or. Tous ces objets se trouvent au Musée des antiques de la ville de Lyon. M. Comarmond est auteur d'ouvrages archéologiques lyonnais.
Ouvrages d'archéologie.
Vente le 8 mars 4858. — Catalogue de 26 pages.
Bibliothèque Ghavemod.
M. Chavemod, ex-bibliothécaire de Vienne et ancien conservateur da Musée de cette ville.
Outre quelques livres rares sur Lyon, il possédait sur le Dauphiné, des ouvrages célèbres tels que les Chorier,
6uy-Allard, Columbi, Valbonnays, etc. Célèbre numismate.
Livres curieux sur les médailles et beau médaillier .
Vente le 30 mars 4859. — Catalogue de 44 pages. — Cette vente produisit 4,233 fr. 70 c.
Bibllothèiiae J. -Louis Braobet
M. Brachet, (docteur-médecin) ; médecin de THôtel- Dieu et de la prison de Roanne, à Lyon (oncle de M. Lavirotte, actuellement médecin des prisons de la ville de Lyon), chevalier de la Légion d'honneur, a publié des ouvrages estimés sur la médecine, puis une statistique de la Tille de Givors, couronnée par T Académie de Lyon.
Riche en livres de médecine et d'histoire.
Catalogue de 62 pages. — Vente le 4 juiQet 1859.
Bibliothèiiae Collombet.
M. Collombet François-Zénon, écrivain des plus laborieux ; on lui doit une foule de traductions grecques et latines , et des a Etudes sur les historiens lyonnais^ » Lyon, 4 839, ouvrage intéressant dédié « à notre moderne Groslier, M. Coste, et à MM. Pericaud et Breghot du Lut. » M. Collombet était né à Sièges, Jura, le 28 mars 1808, il est décédé à Lyon, le 18 octobre 1853.
Livres en tous genres.
Catalogue de 42 pages. — Vente le 7 mars 1860.
Bibliothèque d'Aigueperse.
M. d' Aigueperse (Ântoine-Jean-Baptiste) , archéologue distmgué, naquit à Lyon, le 6 novembre 4787. Sa famille était du Beaujolais. Â Tâge de 28 ans, il fut nommé gref-
fier du Tribunal de commerce de Lyon. Sa bibliothèque n'était point des plus nombreuses, mais le choix de la qualité surpassait la quantité. En 4855, il fut nommé membre de TAcadémie de Lyon. Il mourut le 40 mars 4864 .
n existe de ce savant deux volumes intitulés Œuvres historiques et archéologiques de feu M. (ÏAigueperse. Lyon, Louis Perrin (Aug. Brun) 2 vol. in-8, pap. teinté, br.. Ornés d'un magnifique portrait gravé, par Fugère.
Beaux livres en tous genres.
Catalogue de 44 pages. — Vente le 6 mai 4864 .
(Voir les œuvres de feu M. d'Aigueperse, où se trouve sa biographie en tête du premier volume.)
Il existe, en outre une notice sur la vie et les écrits de M. d'Aigueperse, par M. Pericaud (Lyon 4864, in-8 br.), et une autre notice sur M. d'Aigueperse, par M. Christophe, chanoine de la primatiale de Saint-Jean de Lyon Cette étude se trouve, quelquefois, ornée de la photographie de feu M. d'Aigueperse.
Elle a été publiée dans la Revue du Lyonnais,
BibUothèq[ae Vemanges.
M. l'abbé Vemanges, professeur à la Faculté de théologie.
Livres de théologie et d'histoire.
Catalogue composé de 40 pages in-8. — Vente le 24 novembre 4864.
Bibliothèque Brethon.
M. Tabbé Brethon, professeur à la Faculté de théologie. Riche en liturgie, philosophie, linguistique, histoire. Catalogue de 93 pages. — Vente le 9 décembre 4862.
Bibliothèque Girard.
M. Girard n'habitait pas Lyon, il était libraire à Vienne. M. Girard n'est point mort, et il demeure toujours à Vienne.
Choses rares et sing^ères sur le Lyonnais et le Dauphiné.
Vente le 28 avril 4862.
Bibliothèqtae Gabriel Bdant.
M. Gabriel Edant, chansonnier, libre-penseur, francmaçon, républicain, etc. Né à Lyon le 24 septembre 4804 , ou comme il aimait à le dire « le quatrième complémentaire, an IX » décédé le 4 «'juin 4863.
En 4848» il fut nommé vice-président de la Commission
cha^e de Torganisation du travail, et membre du Comité
de sabsistances. En juin 4 848, il entra au Conseil munici-
l pal, et au mois de septembre, au Conseil général. Plus
I tard, adjoint au maire ; puis il donna sa démission.
Ouvrages de littérature.
Catalogue de 32 pages. — Vente le 23 novembre 4863.
Bibliothèiiae Margel-Filleux.
M^- Margel-Filleux, architecte-paysagiste de Paris, grand collectionneur d'estampes.
^^uteà Lyon le 48 novembre 4863. — Catalogue de "^^ pages in-8. — Cette vente produisit 5,003 fr. 50 c.
Bibliothèque Oinglns la Barra.
M. le baron Gingins la Sarra (Frédéric-Charles-Jean) est né au chftteau de la Sarra, canton de Vaad, en Suisse, le 44 août 4790. Membre de la Société helvétique d'histoire naturelle et de la Société cantonale de Berne. — Quoique étranger, ce bibliophile distingué s'est occupé de notre province du Lyonnais. On lui doit plusieurs publications sur le Lyonnais et la Bourgogne ; mais ces écrits sont fort rares. (Pour la liste de ses ouvrages, consultez Quérard et Bourgrelot.)
Livres extrêmement rares sur les provinces de France.
Gatalogue.de 468 pages. — Vente célèbre faite à Lausanne, \q \%yiï}l%i 4863.
BibUothèiiae M'''"'.
M. M'^^'*''. n'a pas existé. Sous ce pseudonyme, sont cachés douze amateurs lyonnais célèbres, qui vendirent chacun une petite partie de leur bibliothèque, etc.
La vente eut lieu le 47 février 4864 et les six jours suivants.
Le catalogue se compose de 82 pages.
On y trouve une quantité d'ouvrages rares et curieux, dont un grand nombre reliés en maroquin. Curiosités lyonnaises, etc. La partie des Belles-Lettres est fort riche.
Bibliothèque du maniais de R. et de O.
M. de R*** et M. de G*^^ (pseudonymes). Livres de
3Si
^nte rareté en tous genres, principalement sur l'Histoire «e France.
-^'vres rares et curieux. — Pièces historiques. Catalogue de 62 pages. — Vente le 6 mars 1865. — ^««e vente produisit 4,384 francs.
Bibliothèque Fontaine.
^' fontaine, ancien lyonnais et marchand d'antiquités, ^ trouvé mort dans son Ut, dans la maison qu'il habi- \ m^'^e Ferrandière, et dont il était le propriétaire.
Auteur d'une brochure intitulée : M. Suiff. .et bout de I chandelky pamphlet contre M. Suiffet, libraire lyonnais.
! Livressur les arts, dessins, estampes, portraits, camées,
pierreries, peintures.
Vente le 10 novembre 1866. — Catalogue de 28 pages. A sa vente on rencontra plusieurs exemplaires de l'BiUoire consulaire de la Ville de Lyon, du Père Mènestrier, NON BOGKBS, ce qui est excessivement rare ! Cette vente produisit 3,51 5 fr. 25 c.
Le 5 novembre 1857, M. Fontaine avait fait une première vente de ses Uvres indiqués dans un catalogue de "^fi pages, comprenant surtout des ouvrages lyonnais. La préface de ce catalogue est curieuse ; on y dit que
« la tête de M. Fontaine participait à la blancheur du
lys. »
Bibliothèque Grimardias.